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27 février 2012 1 27 /02 /février /2012 12:35


AFP 29.10.05
Paris rend hommage à Ben Barka 40 ans après sa disparition
Paris a rendu lundi soir un hommage solennel à Mehdi Ben Barka "combattant de la liberté" lors du baptême d'une place à son nom et de l'inauguration d'une plaque, près de la brasserie Lipp à Saint-Germain-des-prés où l'opposant marocain a été enlevé il y a 40 ans...

AFRIK.COM 31.10.05
J'ai vu tuer Ben Barka
Le film de Serge Le Peron revient sur l'enlèvement de l'opposant marocain

MEMOIRE VERITE JUSTICE 29.10.05
Affaire Mehdi Ben Barka par Bachir Ben Barka
Mehdi Ben Barka est né en janvier 1920 à Rabat
Après des études brillantes et une licence de mathématiques obtenue à la faculté des Sciences d'Alger, il est l'un des tous premiers marocains à être professeur de mathématiques à 24 ans. Il est l'un des plus jeunes signataires du Manifeste du 11 janvier 1944 revendiquant l'indépendance du Maroc. Il devient vite l'animateur le plus dynamique du Parti de l'Istiqlal, ce qui lui vaut d'être déporté en mars 1951 au sud de l'Atlas. Libéré en octobre 1954, il joue un rôle majeur dans le processus qui doit aboutir à l'indépendance du Maroc, le 2 mars 1956...


AFP 27.10.05
Il y a 40 ans, l'opposant marocain Ben Barka disparaissait en plein Paris
Il y a quarante ans, le vendredi 29 octobre 1965, Mehdi Ben Barka, leader de l'opposition marocaine en exil, et figure emblématique du mouvement anticolonialiste disparaissait en plein Paris, lors d'une opération menée par les services marocains du roi Hassan II avec la complicité de policiers et de truands français.  Cette affaire retentissante n'a jamais été totalement élucidée malgré deux instructions judiciaires : le corps de Ben Barka n'a toujours pas été retrouvé et les conditions de sa mort n'ont pas été établies... Il est 12h15. Deux policiers de la brigade mondaine, Louis Souchon et Roger Voitot invitent Ben Barka à monter dans une voiture où se trouve Antoine Lopez, informateur du Sdece (devenu DGSE, services secrets).  Il est conduit à Fontenay-le-Vicomte, dans la région parisienne, dans la villa d'une figure du milieu, Georges Boucheseiche. Nul ne reverra vivant le principal dirigeant de l'Union des forces populaires du Maroc (UFPM), condamné à mort par contumace par la justice marocaine...

 


UFC TOGO 09.01.06
13 janvier 1963 - 13 janvier 2006
Devoir de mémoire, exigence d'engagement, nécessité d'agir

 
Gilles Labarthe, Le Togo, de l'esclavage au libéralisme mafieux. p.48 :
"Vers 6 heures, ils voient arriver un émissaire du commandant Maîtrier. Informé par l'ambassadeur Mazoyer, ce dernier leur fait savoir où est Olympio, et leur demande "d'achever le travail commencé", au risque sinon d'être exécutés. Les plus "mouillés", dont Eyadéma, Bodjollé et Adewi, décident alors de repartir vers l'ambassades Etats-Unis. Le sergent Eyadéma a raconté la suite (comment il avait assassiné le président togolais ,ndlr) à deux journalistes le surlendemain Chauvel du Figaro et Pendergast de Time-Life..."  


JACQUES MOREL
13 janvier 1963: Assassinat de Sylvanus Olympio, premier président élu (Togo)
Le 12 janvier 1963, d'anciens tirailleurs de l'armée coloniale française, dont le sergent-chef Etienne Gnassingbé Eyadema, démobilisés au terme de la guerre d'Algérie, prennent d'assaut le camp militaire Tokoin à Lomé. Ils réclament ce qui leur était refusé jusqu'alors, à savoir leur incorporation dans l'armée nationale. Les officiers français qui encadrent l'armée togolaise parlementent avec les mutins. « Vous n'y pensez-pas, leur auraient répondu les conseillers techniques métropolitains, jamais le Président n'acceptera une telle chose. Il vous fera plutôt fusiller. » Les insurgés prennent peur. Vers minuit, ils décident de prendre d'assaut la résidence présidentielle. Sylvanus Olympio réussit à s'échapper et tente de trouver refuge dans la cour de l'ambassade américaine. L'ambassadeur des États Unis le découvre mais n'a pas la clé pour le faire entrer dans l'ambassade. Il prévient son homologue français, Henri Mazoyer. Quelques instants après, les mutins se saisissent d'Olympio et le tuent. En 1967, Eyadema, qui revendiquera le crime, renverse le nouveau pouvoir présidé par Nicolas Grunitzky, poulain de Jacques Foccart. Depuis, le 13 janvier, date de l'assassinat d'Olympio, est jour de fête nationale. François Mitterrand l'a honoré de sa présence en 1983...

 





RESEAU VOLTAIRE 02.03.1964
Massacres français au Cameroun
Sous la direction de l'armée française, les troupes camerounaises rasent le bourg de Yogandima, massacrant près de 8 000 civils désarmés. Depuis 10 ans, l'administration coloniale fait face à l'opposition de l'Union populaire du Cameroun (UPC). Le haut-commissaire français Pierre Messmer a organisé l'assassinat de nombreux leaders de l'UPC, ainsi que des expéditions punitives. À l'indépendance, le 1er janvier 1960, Jacques Foccart y installe un gouvernement fantoche, présidé par son ami Ahmadou Ahidjo. Le jour même, le jeune État signe un accord d'assistance militaire avec la France. Charles de Gaulle dépêche cinq bataillons, commandés par le général Max Briand. Entre février et mars cent cinquante-six villages bamilékés sont incendiés et rasés. Des dizaines de milliers de personnes sont massacrées. De cette terrible répression, la presse française, muselée et aveuglée par la crise algérienne, ne dira mot. Finalement, le 2 octobre, le leader de l'UPC, Felix Moumié, est assassiné à Genève par les services secrets français.

 

 



AFRIKARA.COM 14.09.04
Assassinat de Ruben Um Nyombé
Leader nationaliste précurseur des indépendances en Afrique francophone, Ruben Um Nyobè avait dès la fin des années 1940, formulé au sein du parti dont il était le fondateur, la mythique «Union des Populations du Cameroun», UPC, une plateforme de revendications fortes parmi lesquelles figuraient l'impératif de l'union nationale, l'indépendance et la déconnexion d'avec le colonialisme français. En sus de la formidable vision émancipatrice qu'il développa avec méthode et passion, il mit explicitement en garde les politiques de son temps contre les dangers du tribalisme. Avertissement qui resta lettre morte, y compris dans les rangs de ses continuateurs...

 

 RFI 29.10.05     
«Devant la brasserie Lipp, deux policiers l'interceptent, Mehdi Ben Barka se retrouve dans la villa d'un truand français, Georges Boucheseiche.» Interview du fils de Ben Barka par Mouna El Banna Journaliste à RFI  [29/10/2005] 1 min 16 sec

  AFFAIRE SYLVANUS OLYMPIO 13.01.1963

DOSSIER PRESSAFRIQUE

 AFFAIRE FELIX MOUMIE 02.10.1960

 

 VICTIME DU COLONIALISME FRANCAIS
Mon mari Félix Moumié
Editions Duboiris

Commandez sur Amazon.fr

  Opération "Homo" contre Moumié

Récit du chef du SDECE à Pascal Krop dans le livre "La piscine" (p240-241) cité par Marthe Moumié (Mon mari Félix Moumié, victime du colonialisme français, p.139) :


"Bechtel avait invité Moumié le samedi 15 octobre à dîner dans un restaurant de la vieille ville de Genève, Le plat d'argent. Moumié s'y rendit avec un étudiant camerounais de Clermont-Ferrand, Jean Martin Tchaptchet. A peine arrivé, Moumié fut demandé au téléphone. Il s'étonna, puisque personne ne savait qu'il se trouvait dans ce restaurant. Mais il y alla. Le journaliste occupa l'étudiant en lui montrant quelques documents confidentiels sur son pays, et versa discrètement un peu de thallum dans le Pernod de Moumié. Le dirigeant camerounais revint à table en se plaignant qu'il n'avait pas trouvé d'interlocuteur à l'autre bout du fil. Moumié parla beaucoup, mais ne but pas son apéritif, qu'il laissa de côté sur la table. Notre agent répéta donc son stratagème avec le vin. C'était parfait. Il irait mourir à Conakry, où pas un médecin ne serait capable de dire qu'il avait été empoisonné. On accuserait Sekou Touré du meurtre. Mais soudain ce fut la catastrophe. Alors que le repas se terminait sur un café, Moumié récupéra son Pernod et le bu. C'était foutu. La dose minutieusement préparée à la caserne Mortier était maintenant double, trop forte et Moumié fut hospitalisé à Genève le lendemain. Notre agent avait fait une erreur. Bechtel aurait dû renverser le Pernod sur la table." 

FRANCE INTER     
RENDEZ-VOUS AVEC
 X
de 13h20 à 14h00

 

Site de l'émission cliquez ici

Le Samedi 26.11.05
Le Cameroun(2)
Ecoutez l'émission cliquez ici

 AFFAIRE UM NYOBE 13.09.1958


CAMEROON VOICE 14.09.11
13 Septembre 1958 - 13 Septembre 2011: Remember Um Nyobè Ruben

LE MESSAGER 13.09.07
Commémoration
Le procès de l'assassinat de Um Nyobè

[...] " Que le sang de Ruben Um Nyobè ait été versé, la France en porte totalement la responsabilité. Elle est, de part en part, responsable de ce crime. Comme de coutume, elle se servit de ses relais indigènes pour atteindre son objectif ", reconnaît Achille Mbembe [...].

AFRIKARA 13.09.07
Immortel Um Nyobè, le legs de la refondation, par Dr Simon Nken, historien

JACQUES MOREL
3 septembre 1958: Ruben Um Nyobé, dirigeant de l'UPC, est abattu (Cameroun)
Syndicaliste, formé par la CGT française, Ruben Um Nyobé forme le 10 avril 1948, l'UPC, Union des Populations Camerounaises, section camerounaise du RDA, combattue au Nord par des notables attachés aux structures coloniales et dans la région de Yaoundé par l'Église catholique qui recrute au Sud en pays Bassa et Bamiléké, régions les plus scolarisés. L'UPC qui se déclare « communiste » ne suit pas la politique de collaboration avec le colonisateur préconisée par le RDA de Houphouet Boigny. En 1953, l'UPC constate l'inanité de la lutte sur le plan légal et Um Nyobé prend le maquis. Des émeutes, suivies de répression, éclatent en 1955. L'UPC est interdite le 13 juillet 1955. Les élections camerounaises sont fixées au 23 décembre 1956 de telle façon que l'UPC ne puisse s'y présenter. Le 9 décembre 1957, André-Marie Mbida, premier ministre, appelle les troupes françaises pour « rétablir l'ordre » dans la Sanaga maritime (pays Bassa). La « campagne de pacification » va durer onze mois. Le 3 septembre 1958, Ruben Um Nyobé est tué près de son village natal de Boumnyebel. L'ordre de le liquider aurait, selon Pierre Péan, été donné par Maurice Delauney qui laisse à son départ en décembre 1958 « une situation détendue ». Le 19 février 1958, Ahmadou Ahidjo devient Premier ministre à la place de Mbida. Le 19 octobre 1958, le haut-commissaire Xavier Torre annonce à la radio que la France est prête à accorder l'indépendance au Cameroun. Elle sera effective le 1er janvier 1960, mais ne mettra pas un terme à la répression de l'UPC par les troupes françaises. En 1959, les troubles reprennent en pays bamiléké. De février à octobre 1960 une « campagne de pacification » est faite par l'armée française.

FRANCE INTER
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Le Samedi 19.11.05
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Le Samedi 26.11.05
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27 février 2012 1 27 /02 /février /2012 12:27
Dossiers noirs sur le Cameroun

Un livre de Pierre Ela

18.00 €


MESSAGE IMPORTANT: Le 16/08/2011 Les Editions Menaibuc vous informent que les envois d'ouvrages sont temporairement interrompus suite à l'indisponibilité de notre plateforme logistique. Le retour à la normale est prévu courant Septembre. Nous vous prions de nous excuser pour la gêne occasionnée.

 

(JPEG)

Pour la première fois, un agent secret de Paul BIYA démissionne et décide de rompre le silence au nom de la Sécurité Nationale du Cameroun menacée par l’ingérence étrangère. De manière significative, ce livre est un merveilleux voyage au coeur du système politique camerounais. Tout y passe : le jeu des intelligences des services étrangers opérant au Cameroun par l’espionnage et la subversion, les dessous des mécanismes de fonctionnement au sein du Pouvoir, la face cachée de l’opposition camerounaise. Des témoignages inédits sur des personnalités telles que Paul BIYA, John FRU NDI, François SENGAT KUO, Samuel EBOUA, Cardinal Christian TUMI, Maïgari BELLO BOUBA, Robert MBELLA MBAPPE, William Aurélien ETEKI MBOUMOUA, Germaine AHIDJO..., sont au coeur du récit. Par delà l’évaluation politique et stratégique sans complaisance qui y ressort, c’est l’épineuse question de l’alternance politique au Cameroun qui est posée, avec, au centre, la dénonciation de l’ingérence française dans les affaires intérieures de ce grand pays de la sous région d’Afrique centrale.

Pierre ELA, Commissaire de Police en 1984, a passé environ huit ans dans les services secrets camerounais ( D.S.T. et R.G.), de 1984 à 1992. Promu Commissaire de Police Principal en 1997, il a été, au moment de sa démission en l’an 2000, tour à tour, commisaire aux Renseignements Généraux à Douala et Chef de la Division Provinciale de la Police Judiciaire du Littoral à Douala.

 

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24 février 2012 5 24 /02 /février /2012 12:27

 

  

 

LES SOCIÉTÉS SECRÈTES

ET LEUR POUVOIR AU 20

 

ème

SIÈCLE

Un fil conducteur à travers l'enchevêtrement des loges, de la haute finance et

de la politique.

Commission trilatérale, Bilderberger, CFR, ONU

"Rien de ce qui touche à la politique ne relève du hasard ! Soyons sûrs que ce qui se

passe en politique a été bel et bien programmé !"

F.D.Roosevelt

Croyez-vous vraiment savoir ce qui se passe sur notre planète ?

Beaucoup d'auteurs ont déjà affirmé que seuls puissants personnages exercent un contrôle

absolu sur tous les événements mondiaux. Jan van Helsing nous confronte à cette

affirmation ; il nous montre l'enchevêtrement des loges et de l'occultisme avec la haute

finance et la politique. Il nous fait grâce, cependant, d'en faire retomber la faute, comme

c'est si souvent le cas, sur les francs-macons, les sionistes ou Satan. Il va aussitôt au coeur

du problème, Il s'exprime sans ambages, comme les jeunes de son époque, qui ne

craignent point d'affronter les systèmes criminels basés sur le contrôle, la puissance et la

manipulation. Ce livre n'est pas seulement le résultat d'années de recherche et de

compilation de lectures, il est étayé aussi de rapports d'ex-agents secrets de différents

pays. L'auteur ne se contente pas de dévoiler les dessous de la politique, il nous apprend

qu'on nous cache l'existence d'une technologie qui pourrait très vite sortir l'humanité de

l'état pitoyable - et voulu - où elle se trouve. Une nouvelle façon de considérer le monde où

nous vivons ! Ce livre va ébranler le lecteur et va l'inciter à aller de l'avant !

ISBN 3-89478-816-x

EWERTVERLAG S.L.

Gran Canaria

Cher lecteur, bonjour,

La vie d'un éditeur est passionnante. Il n'est jamais à l'abri de surprises. Je reçus, à

l'automne 93, l'appel d'un jeune homme qui ne voulait pas me dire son nom. Il venait de

rédiger un livre qui allait faire l'effet d'une bombe. Il était à la recherche d'un éditeur mais

voulait garder l'anonymat. Je lui donnai mon accord et le priai de m'envoyer son manuscrit.

Quelques jours plus tard, je reçus par la poste une disquette accompagnée d'une somme

dargent. Aucun nom d'expéditeur. Il y avait aussi une lettre que vous pourrez lire dans les

pages suivantes.

J'imprimai aussitôt le texte, le lus avec grand intérêt et d'un seul trait. Arrivé à la fin de ma

lecture, j'étais ébranlé. J'étais, pourtant, déjà au courant de machinations ourdies dans

certains cercles de notre bonne société.

Il ne m'a pas été possible, évidemment, de vérifier l'exactitude de ce qui se trouve écrit

dans ce livre mais si seulement une partie correspond à la vérité, je comprends pourquoi il

y a tant de misère sur notre planète, pourquoi la plupart des hommes vivent dans une

extrême pauvreté, et je comprends aussi pourquoi la richesse globale et toute la puissance

de notre terre se trouvent entre les mains de quelques personnes sans scrupule.

Nul ne peut ignorer ce livre !

Cordialement

K.D. Ewert-Gamalo Tiozon

Cher Monsieur Ewert,

Il y a un an environ, un ami me fit connaître votre magazine "RESOLUT". Je fus surpris d'y

trouver la publication de nombreux livres critiques touchant a des domaines bien différents.

Je suis impressionné par votre courage, il en faut pour offrir si librement ces livres ainsi que

votre "réalisation à énergie libre".

Si j'ai bien compris en lisant votre revue "RESOLUT", il vous est possible de publier des

oeuvres de débutants, à condition que ces ouvrages soient convaincants et que leur auteur

participe au financement. Je vous envoie donc avec cette disquette mon manuscrit qui a

pour titre "Les sociétés secrètes et leur pouvoir au 20ème siècle".

Vous allez certainement vous demander comment j'ai obtenu toutes ces informations. A vrai

dire, c'est en cherchant autre chose que je suis tombé sur le thème "loges secrètes et

politique".

Vous devez savoir que toute la matière, depuis le microcosme jusqu'au macrocosme, est

maintenue telle quelle grâce à des forces électromagnétiques.

Si on trouve le moyen d'intervenir dans l'action de ces forces électromagnétiques et de les

modifier, on peut d'une part agir sur la matière et d'autre part sur le temps. Il y a deux

façons d'y parvenir : avec ou sans machines. Il s'agit de disques volants antigravitationnels

qu'on appelle communément ovnis et qui peuvent manoeuvrer indépendamment de notre

champ magnétique terrestre grâce au champ magnétique qu'ils génèrent (antigravitation) et

de modules espace-temps. D'autres machines qui se branchent sur ces champs

électromagnétiques et peuvent les transformer en énergie utilisable sont connues sous le

nom de "machines à énergie libre" (par ex. les convertisseurs de tachyons, les moteurs

espace-quanta).

Des hommes qui peuvent modifier la matière par une rotation consciente de leur propre

champ magnétique ou "MERKABAH" sont connus comme "AVATARS" (le plus connu dans

le monde occidental fut Yeshua ben Joseph = Jésus, qui fut un maître parmi eux). Il leur est

possible de créer directement à partir de l'éther (matérialisation), de transformer la matière,

par ex. de changer l'eau en vin ou le plomb en or (alchimie), d'annuler la pesanteur, de

planer ou de marcher sur l'eau (lévitation), de se déplacer sans perdre de temps d'un pays

à l'autre (téléportation), de guérir spontanément en modifiant la structure cellulaire, etc...

J'ai eu le privilège de recevoir une éducation spirituelle, j'ai donc pu, déjà assez tôt,

programmer dans un but précis mon inconscient, vivre en accord avec les lois cosmiques et

développer ma clairvoyance. Et, selon la loi de résonance, j'ai commencé à attirer vers moi

des personnes qui avaient la même démarche que moi. J'ai 26 ans, j'ai parcouru les cinq

continents et dans presque chaque pays, j'ai pu voir les machines décrites ci-dessus et

rencontrer des avatars. En Nouvelle-Zélande, pour ne parler que ce pays, je fis la

connaissance de plusieurs personnes qui s'y étaient réfugiées : elles commençaient à avoir

des sérieux problèmes avec les lobbies du pétrole et de l'électricité en Europe, car elles

avaient réalisé des dispositifs à énergie libre ou des disques volants antigravitationnels. Je

commencais alors à me demander pourquoi nous ne savons rien de ces technologies et

pourquoi l'Eglise quand on parle d'avatars prononce aussitôt le mot de miracle. Pourquoi

l'Eglise fait-elle de Jésus et Bouddha des fils de Dieu alors qu'ils n'ont fait qu'utiliser des

lois très claires, a la portée de QUICONQUE sur cette planète ?

C'est ainsi que j'ai découvert peu à peu pour quelles raisons ces choses ne sont pas

divulguées, soit ceux qui y sont impliqués font en sorte que ces sujets n'émergent jamais

dans les médias ou soient tournés en ridicule, soit ils n'hésitent pas à supprimer des vies

pour empêcher toute publication sur ce sujet. Je n'ai réalisé que plus tard que ces

choses-là doivent être prises au sérieux : Un de mes amis, fermier dans l'ile du sud de la

Nouvelle-Zélande, découvrit un terrain militaire où l'US Air-Force testait des soucoupes

volantes. Il fut trouvé assassiné avec un autre témoin occulaire au pied d'une falaise à

peine cinq heures plus tard. juste après avoir partagé sa découverte. Quant à moi, j'ai

rencontré des membres de la CIA, de la Naval Intelligence et du BND (service Fédéral de

renseignements) qui étaient ou sont encore impliqués dans de tels projets. Beaucoup parmi

eux ne veulent plus collaborer à ce jeu meurtrier mais ils n'ont pas le courage de ne plus y

participer, car ils ont peur pour leur vie, et certainement à raison, si jamais ils laissent filtrer

des renseignements. J'ai rassemblé dans ce livre des informations semblables et d'autres,

de nature toute aussi "secrète", sur lesquelles je suis "tombé" au cours de mes recherches.

Tout ceci est imbriqué dans un réseau de sociétés secrètes, de religion, de haute finance

et de politique.

Quant à moi, je me sens souvent tiraillé, soit j'ai l'impression d'être la victime d'une

impuissance affreuse que je partage avec ceux de mon âge et qui fait que parmi nous

beaucoup de jeunes se réfugient dans l'ambiance NO FUTURE, soit je relève le défi qui me

pousse à affronter cette folie. Je trouve une aide dans les lois spirituelles et les moyens de

développement personnel qui nous sont proposés et qui sont très efficaces, tout en

m'éforçant de garder un esprit neuf, sincère et sans préjugé. Il nous incombe à nous,

éditeur et auteur, d'éveiller les autres. Certes, seule la jeune génération actuelle de cette

humanité, qui s'est fourvoyée depuis si longtemps, peut apporter une transformation sur

notre planète Terre si maltraitée.

J'ai reçu plusieurs fois maints graves avertissements afin que je ne me présente pas

personnellement dans ce livre où je m'oppose aux puissances établies : je vous envoie

donc mon manuscrit sans adresse d'expéditeur dans l'espoir que sa teneur puisse vous

convaincre et que vous puissiez le publier sous mon pseudonyme. Dans ces conditions, je

serais prêt à renoncer à toute rétribution.

A ce livre je souhaite rayonnement et succès, qu'il soit sous les auspices bienveillantes de

forces spirituelles positives ! Je vous adresse, Monsieur Ewert, tous mes remerciements.

Recevez force et protection pour votre tâche qui est au service de la vérité.

Jan van Helsing

TABLE DES MATIÈRES

Préface

Introduction

01 Il y a tant et tant de loges

02 Les Sages de Sion

03 La franc-maçonnerie en Angleterre

04 La famille Rothschild

05 Les Protocoles des Sages de Sion

06 La "STRICTE OBSERVANCE"

07 Les ILLUMINES de Bavière d'Adam Weishaupt

08 La bataille de Waterloo

09 Les francs-maçons en Amérique

10 Karl Marx

11 Un plan pour un gouvernement mondial

12 Albert Pike et les chevaliers du KU KLUX KLAN

13 Le trafic d'opium de la famille royale anglaise au 18ème siècle

14 La révolution bolchevique et ses dessous

15 SKULL & BONES

16 ...finie la liberté en Amérique

17 Le syndic de saisie Rothschild

18 Cecil Rhodes et ses chevaliers de la Table ronde (THE ROUND TABLE)

19 Comment mettre en scène une guerre mondiale ?

20 La Première Guerre mondiale vue par les ILLUMINATI

21 L'Ochrana (ex-service secret russe)

22 Le pétrole russe

23 La DECLARATION BALFOUR

24 Les Américains aussi "veulent" pariiciper à la guerre

25 Le ministère-Rockefeller pour les Affaires étrangères (CFR)

26 Les préparatifs pour la Deuxième Guerre mondiale

27 Adolf Hitler offre ses services

28 Adolf Schicklgruber et la SOCIETE THULE

29 La SOCIETE VRIL

30 La Deuxième Guerre mondiale

31 Que se passait-il en Amérique pendant ce temps-là ?

32 L'Allemagne veut capituler

33 L'aide américaine aux Soviétiques pendant la guerre

34 Les Protocoles doivent se réaliser

35 Qu'a rapporté la Deuxième Guerre mondiale ?

36 Qu'advint-il du service secret nazi de la Gestapo ?

37 La fondation de l'Etat d'Israël

38 Le CFR se consolide

39 L'attentat contre Kennedy

40 Les chevaliers de Jérusalem

41 Et le Vatican ?

42 Le Fonds Monétaire Intefnational (FMI)

43 Le contrôle de l'information

44 Comment mener une guerre biologique et psychologique ?

45 Une arme : l'énergie

46 La CIA et le shah d'Iran

47 Saddam Hussein et "Desert Storm"

48 Que réserve l'avenir pour le Proche-Orient assailli de conflits

49 La réunification de l'Allemagne (pour sa perte)

50 Qu'en est-il des Serbes

51 La situation actuelle

52 Aperçu des principales organisations connues des Illuminati

53 666

54 Résumé

55 Que pouvons-nous faire ?

56 Revenons-en aux Illuminati

57 Des préceptes à suivre

58 Au chercheur

Appendice

Index des sources

Bibliographie

Littérature complémentaire

PRÉFACE

Essayez d'imaginer un instant que vous êtes un extra-terrestre. Vous venez de parcourir

des années-lumière avec votre vaisseau spatial et vous vous dirigez vers la planète Terre.

Votre mission est d'explorer cette planète, de prendre contact avec ses habitants pour

échanger savoir et informations à tous niveaux. Si tout se passe pour le mieux, si vous

arrivez à la conviction que ses habitants sont honnêtes et prêts à tout pour la paix, la Terre

pourrait alors être admise à la Fédération intergalactique. C'est en tout esprit d'ouverture

que des contacts pourraient alors avoir lieu avec les habitants d'autres planètes, La

conscience terrestre progresserait nettement, cet avancement toucherait aussi les

domaines de la technologie et de la santé.

Vous voilà propulsé dans l'orbite terrestre, allumez donc votre moniteur et branchez-vous

au hasard sur les ondes. Vous captez aussitôt un poste émetteur d'informations qui

transmet ce qui se passe sur Terre. Mais alors vous réalisez que vous vous trouvez sur une

planète guerrière où les habitants se battent non contre une planète ennemie mais bien

entre eux depuis des millénaires, ce que vous étiez à mille lieues d'imaginer !

Première constatation : aucun concept ne peut justifier ces guerres puisque les uns se

battent au nom de leur foi, d'autres pour la couleur de leur peau. Certains ne sont pas

satisfaits de la superficie de leur pays, d'autres combattent pour pouvoir survivre puisqu'ils

n'ont rien à manger. Certains n'ont de cesse de penser à l'argent mais pour la plupart

chacun ne pense qu'à soi. Vous vous rendez donc compte que cette planète n'est pas du

tout mûre pour recevoir les informations et la technologie que vous avez a lui offrir, Quel

que soit le pays où vous atterrissiez, il est sûr et certain que vos cadeaux ne serviraient pas

le bien de tous les habitants de la Terre mais seulement les intérêts égoïstes des dirigeants

de chaque pays.

Il est possible que vous songiez alors à votre planète natale au temps où elle était, elle

aussi, en guerre. C'est sûr, c'était il y a des millénaires et ce scénario, vous ne désirez pas

du tout le revivre pour devoir constater qu'en plus, on a lancé des "missiles" sur votre

vaisseau spatial. Votre décision est alors prise : vous préférez rendre visite à une autre

planète.

Vous aussi, vous êtes-vous déjà posés cette question : "Pourquoi les hommes se font-ils

sans arrêt la guerre" ?

Le savant suisse Jean-Jacques Babel a constaté que depuis les 56 derniers siècles,

l'humanité a mené 14.500 guerres qui ont provoqué trois milliards et demi de morts. Cela

représente la moitié de la population mondiale d'aujourd'hui.

Pour la seule année 1991 on a par exemple enregistré 52 guerres ou foyers de crise sur

notre Terre. Cela signifie qu'après d'innombrables conflits sur cette planète dont deux

guerres mondiales en un siècle, cette année-là a vue 104 idologies s'opposer dont la

requète était manifestement assez importante pour justifier à nouveau le massacre de

plusieurs millions d'hommes.

Quel but sous-tend donc la guerre entre les hommes ?

Le sujet de la guerre est depuis des siècles le casse-tête des organisations de la paix mais

aussi des philosophes. Ils en sont venus à la conclusion que presque toutes les créatures

de la Terre s'affrontent régulièrement par manque de nourriture et de territoire, On ne peut

tout de même pas imputer à l'homme l'agressivité des animaux entre eux, carcelui-ci

possède, en plus, au moins une intelligence, une conscience et une étique. Que l'on pense

à la différence qui existe entre deux bêtes de proie qui se battent pour un butin, et des

multinationales d'armement qui ne vivent que de la vente d'armes et donc que de crises

permanentes.

Que le "combat pour la vie" puisse servir de distraction, nous le savons dupuis l'antique

Rome où, sous la devise "panem et circences", ("Le pain et les jeux dstraient le peuple"),

des gladiateurs combatteient entre eux, ce qui faisait la joie de la plèbe et l'empêchait de

s'appesantir sur sa propre impuissance. C'est le même principe qui sous-tend, aujourd'hui,

la télévision, la vidéo et les grands matchs de football : on donne au citoyen superficiel la

possibilité d'échapper au néant et au poids pessant de son existence.

De quoi nous détournent donc les médias ?

C'est à nous demander de quoi nous prendrions conscience si nous n'étions constamment

distraits de nous-mêmes.

Il n'est pas nouveau qu'un "tiers" tire avantage de la guerre que se font deux autres pays. Il

est bien connu que "lorsque deux personnes se disputent, la la troisième s'en réjouit".

Transposons ce dicton à un pays ou à notre planète entière, et nous en verrons le

bien-fondé. Les systèmes bancaires, par exemple, qui accordent un prêt à un pays

belligérant ont tout intérêt à ce que la guerre ne prenne pas fin trop vite.

C'est par des guerres et des troubles qu'on peut pousser un peuple à accepter et même à

souhaiter que naissent des institutions auxquelles il n'aurait jamais spontanément consenti

(par ex. l'OTAN, l'ONU).

Cependant, pour ceux qui ne s'y intéressent pas spécialement (excluons les morts), il n'y a,

à vrai dire, pas de relation entre les guerres des derniers siècles.

Serait-il possible qu'il n'y ait pas que l'industrie de l'armement qui tire profil des guerres ?

Qu'est-ce qui pousse donc les hommes à se haïr indéfiniment jusqu'à tuer leurs propres

CONGÉNÈRES ? Qu'est-ce qui est assez important pour nous pousser à exterminer une

vie ? N'avons-nous donc rien appris de ces centaines de millions d'hommes morts à la

guerre et de la souffrance qui en a résulté ?

Prenons l'exemple de l'ex-Yougoslavie où depuis des décennies plusieurs peuples vivaient

en paix et où ceux-ci viennent de s'égorger. Qu'est-ce qui pousse ces hommes à considérer

soudainement comme leurs pires ennemis leurs frères qui vivaient dans le même village,

parlaient la même langue, qui portaient les mêmes vêtements, qui partageaient les mêmes

amours, les mêmes joies, les pleurs et les rires ? Qu'est-ce qui fait qu'ils égorgent leurs

enfants, violent leurs femmes et leurs mères, envoyant leurs maris en camp de

concentration ?

Cela n'évoque-t-il rien pour nous ?

Est-ce que ce sont vraiment des motifs idéologiques propres à certains groupements qui

ont causé cette guerre ou bien faut-il trouver QUI se tient en coulisse ?

Qui pourrait assumer le rôle du tiers ? D'où vient donc cette idée préconçue de l'adversaire,

inculquée à l'homme par les religions, les livres scolaires et les mass media ?

Quels buts ont ces êtres qui sont à la base de cette idée et nous la suggèrent constamment

?

A qui pourrait profiter la haine croissante et la dégénérescence de l'huinanité ?

Peut-être à Satan, Lucifer, Arimane, Baphomet ou à d'autres, à des entités "insaisissables"

à qui on ferait volontiers porter la faute ?

Dans ce livre nous raconterons l'histoire de quelques personnages bien tangibles qui, en

1773, établirent un projet à Francfort dans une maison de la "Judenstrasse" (rue Juive). Ils

voulaient préparer la voie pour leur "Gouvernement mondial unique" jusqu'en l'an 2000 au

moyen de trois guerres mondiales. Un projet parfaitement élaboré, basé sur les faiblesses

et les peurs des hommes et qui finirait par se retourner contre eux.

Le but d'un gouvernement mondial n'a en soi rien de nouveau puisque le Vatican tient

toujours à faire de notre monde un monde catholique. Pour cette raison, il a fait torturer et

massacrer des millions d'hommes, comme nous le prouve l'histoire.

L'Islam s'est donné le même but ; étant la plus grande et la plus fanatique des religions, il

en a toutes les opportunités.

N'oublions pas que l'idéologie russe "panslaviste" instaurée à l'origine par Guillaume le

Grand, exigeait l'élimination de l'Allemagne et de l'Autriche pour annexer l'Inde et la Perse

après avoir mis le joug sur l'Europe.

Notons aussi l'idéologie de l' "Asie aux Asiatiques" qui réclame que la Confédération des

Etats asiatiques soit sous le contrôle du Japon.

Remarquons aussi l'idéologie "pangermaniste" qui prévoit un contrôle de l'Europe par

l'Allemagne pour l'élargir, plus tard, au reste du monde.

Cependant, les personnes dont il est question dans ce livre n'ont absolument rien à voir

avec un quelconque dogme et n'appartiennent à aucune nation. Elles ne sont ni de gauche,

ni de droite, ni libérales mais utilisent toutes les institutions pour poursuivre leurs buts.

Certes, elles font partie d'une quelconque organisation mais juste pour rendre difficiles

d'éventuelles enquêtes, pour créer la confusion chez les "curieux" et les attirer ainsi sur

une fausse piste. Ces personnes se Servent des chrétiens comme des Juifs, des fascistes

comme des communistes, des sionistes comme des mormons, des athées comme des

satanistes, des pauvres comme des riches, de TOUS !

Mais elles se servent surtout des ignorants, des paresseux, de ceux qui se désintéressent

de la vie et de ceux qui n'ont pas d'esprit critique.

Entre initiés, les personnes citées ci-dessus s'appellent les "ILLUMINATI" (les illuminés,

ceux qui savent), Big Brother, le gouvernement invisible, les hommes gris, le gouvernement

de l'ombre, le gouvernement secret, l'establishment.

Selon mes sources, les agissements des "Illuminati" sur Terre remontent a environ 3.000

siècles av. J.C. quand ils infiltrèrent la "Fraternité du serpent" en Mésopotamie, dont ils se

servirent à des fins riégativus. Il est plus que probable, il est même pratiquement sûr que ce

drame a débuté longtemps avant la période mentionnée ci-dessus. si ce n'est à l'époque où

"l'ego" s'est développé. Nous pouvons faire remonter cet évènement à une période précise

de l'histoire simplement gràce à l'action de la "Fraternité du serpent". Ce n'est qu'après

3000 générations que lui succédèrent d'autres groupements, tels que les Juifs, les

chrétiens, les francs-rnaçons ou d'autres communautés religieuses que nous connaissons.

Comme on peut le constater facilement à la lecture de ce livre, quelques membres de la

communauté sioniste ont, entre autres, colporté jusqu'à aujourd'hui ce jeu dont ils ne sont

ni les tenants ni les aboutissants. Ce qui a commencé jadis fonctionne encore selon les

mêmes modalitès, Il nous suffit donc de regarder la situation présente pour voir où se

trouve le problème.

On peut certes rattacher le système de pensée ou de foi des "Illuminati" a celui de

"MACHIAVEL" (le machiavélisme ou la justification d'une politique de pouvoir dépourvue de

normes éthiques et, par conséquent, de tout scrupule politique).

Voici un petit exemple, celui du pouvoir.

Imaginons que vous êtes le nouveau roi d'un pays et que vous voulez avoir l'assurance de

le rester. Alors vous convoquez séparément deux personnes dont vous êtes certain qu'elles

feront ce que vous leur direz. A l'une vous donnez des directives "de gauche" et la financez

pour qu'elle puisse créer un parti. Avec l'autre vous agissez de même en lui faisant créer un

parti de "droite".

Vous venez de donner la vie à deux partis d'opposition, vous financez la propagande, les

votes, les actions et vous êtes exactement au courant de leurs moindres plans. Ce qui

signifie que vous les contrôlez tous les deux. Pour qu'un parti ait l'avantage sur l'autre,

vous n'avez qu'à lui donner plus d'argent. Les deux chefs de parti croient vous avoir à leur

côté et vous êtes ainsi "l'ami" des deux.

Le peuple est tellement pris dans ce va-et-vient entre "gauche" et "droite" qu'il ne peut lui

venir à l'esprit qu'en tant que roi, vous puissiez être à l'origine de la dissension.

Le peuple va même vous demander aide et conseil.

Prenons un autre exemple : l'argent.

Pendant la guerre de Sécession (1861-1865) les Etats du Nord (opposés à l'esclavage)

combattaient ceux du Sud (favorables au maintien de l'esclavage).

Avant la guerre, la famille ROTHSCHILD envoya des agents pour renforcer une prise de

position "pour l'Union" chez les Etats du Nord, et en même temps d'autres agents

Rothschild suscitaient une attitude "contre l'Union" chez les Etats du Sud.

Lorsque la guerre éclata, la banque Rothschild de Londres finança les Etats du Nord et

celle de Paris ceux du Sud. Les seuls a avoir gagné cette guerre furent les ROTHSCHILD.

Résumons brièvement ce système :

1. On provoque des conflits qui font que les hommes se battent entre eux et non contre

ceux qui sont à l'origine de la dissension.

2. On ne se montre pas comme le véritable instigateur.

3. On soutient tous les partis en conflit.

4. Ou passe pour une "instance bienveillante" qui pourrait mettre fin au conflit.

Voila le chemin suivi par les "Illuminati" qui veulent dominer le monde : provoquer autant

que possible la discorde parmi les hommes et les nations sur Terre, Ceux-ci, perdus dans

un flot d'informations contraires, ne pourront remonter jusqu'aux vrais instigateurs. Des

SOCIETES SECRETES internationales leur servent d'instrument puissant pour la discorde

entre les hommes, nous les étudierons de plus près. Les hommes empêtrés longtemps

dans des guerres finiront par en avoir assez de combattre et en viendront à "implorer" un

GOUVERNEMENT MONDIAL.

C'est alors que le plan devient évident. On exigera de "l'instance bienveillante" de mettre

fin au conflit. Et qui joue ce rôle sur notre planète ? L'ONU ! Nous verrons QUI se trouve en

réalité derrière l'ONU.

Les "Illuminati" dont nous parlons ne sont pas n'importe qui, ils sont les hommes les plus

riches du monde.

Ils n'apparaissent ni à la télévision ou dans d'autres systèmes médiatiques puisqu'ils

possèdent et contrôlent seulement ces médias, mais aussi tous les services d'information.

S'il arrive qu'on parle d'eux, ce n'est qu'en termes neutres ou positifs.

La plus grande partie du peuple ne connaît même pas leurs noms. Même les auteurs qui

ont mis à nu leurs machinations ne sont pas devenus célèbres bien qu'ils eussent mérité un

prix Nobel.

Réagir serait louable mais comment six milliards d'hommes peuvent-ils se défendre contre

quelque chose dont ils il ne connaissent même pas l'existence ?

Il ne faut pas oublier non plus que presque tous les humains ont été - et sont - tellement

préoccupés par leurs propres petits problèmes personnels qu'ils n'ont jamais eu la vision

globale desévènements de ce monde ni de leur entourage. Ou ont-ils perdu cette vision

entre-temps ? La majeure partie de la civilisation actuelle souffre de "gel politique" et s'est

retirée de ces événements. Ce retrait est dû à la pénurie de temps, au manque d'intérêt, de

critique et de connaissances spécifiques. En se retirant, on n'y changera surement rien. Au

contraire, ceci est voulu par nos "dirigeants". Quiconque abandonne facilite la tâche des

"Illuminati". La vérité qui s'impose en premier lieu est donc d'en savoir plus sur leurs faits et

gestes.

Ainsi qu'un grand instructeur du monde le constatait :

"Trouvez la vérité, car c'est la vérité qui vous affranchira !"

On pourrait, en conséquence, diviser les hommes en trois types :

1. ceux qui agissent ;

2. ceux qui sont spectateurs des événements ;

3. ceux qui s'étonnent qu'il se soit passé quelque chose.

Ce livre est "ma" participation pour amener la lumière sur une partie de" événements. C'est

un essai qui vise à faire savoir quels sont les agissements tenus secrets sur cette planète

précisément par ceux qui tirent les ficelles. Le lecteur qui se sera reconnu dans la troisième

catégorie aura plus de facilité pour passer à la deuxième et même a la première !

En tant qu'auteur de ce livre, je ne représente ni une communauté d'intérêt ou de foi ni une

nation. Je suis un homme sur cette planète Terre qui revendique son droit à la liberté et au

libre développement pour remplir ici son devoir. La paix entre les nations comme dans les

relations humaines me tient très à coeur - j'espère qu'il en est de même pour la majorité de

l'humanité - et Je considère comme ma responsabilité personnelle de donner au moins ces

informations à mes concitoyens pour leur permettre de prendre position.

Ce qui suit ne doit pas être avalé tout cru, comme on peut le faire quand il s'agit des stories

qui sont servies quotidiennement par les médias.

Je conseille à tous les esprits superficiels et à ceux qui sont satisfaits de la vie de fermer le

livre à cette page. Quant aux autres, s'ils ont la capacité de se remettre en question, il se

peut que ce livre les pousse à changer profondément leur attitude.

Et si nous voulons trouver la vérité sans pour autant passer notre vie à la chercher, nous

devons nous donner la possibilité d'examiner et d'admettre sans répit toute nouvelle

information. Cela peut signifier aussi que si notre esprit est déjà rempli d'opinions établies,

de points de vue, de dogmes ou d'une conception du monde bien figée, il n'y a plus de

place pour une autre vérité. De plus la vérité est peut-être complètement différente de ce

que nous nous imaginions.

Pour cette raison, je vous prie, dès maintenant, d'avoir l'esprit ouvert. Oublions à la lecture

de ce livre nos opinions pesantes en matière de religion, de politique et d'ethnie, soyons

simplement comme un enfant, ouvert et capable d'apprendre.

Essayons aussi de ne pas comparer ce qui est dit avec une opinion où un point de vue déjà

existants. Suivons notre intuition, notre sentiment et ressentons nous-mêmes si ces

informations sonnent justes même si elles finissent par nous désécuriser.

Faisons fi de notre pensée routinière qui pourrait nous souffler :

"Mon Dieu, si tout ça est vrai, quel sens a donc ma vie et quel rôle est donc le mien dans ce

scénario ?" Pas de panique, c'est le thème détaillé du dernier chapitre.

Ce livre est un appel à chaque lecteur pour qu'il exerce son esprit critique et devienne un

citoyen émancipé. Cherchez, trouvez "votre vérité" et examinez les choses sans les relier,

si possible à un système de valeur. Néanmoins, je m'efforce de me limiter dans les pages

suivantes à des facteurs historiques, même ceux-ci ne sont pas reconnus comme tels. Je

passe outre les théories qui pourraient être les miennes pour établir une synthèse des

sources qui sont nommées à la fin du livre et qui sont donc accessibles à tous.

INTRODUCTION

La réalité historique peut être considérée sous deux aspects. L'un - et il devient, plus tard,

l'histoire grâce à des personnes qui mettent par écrit les informations - concerne l'opinion

générale qu'on appelle l'opinion publique, répandue auprès de chaque citoyen par les

mass media. L'autre, par contre, a trait aux événements qui ne sont pas rendus publics.

C'est le monde des agissements des loges secrètes qui entremêlent capital, politique,

économie et religion. C'est à ce niveau que naissent les nations, que les guerres sont

ourdies, que les présidents sont nommés ou éliminés s'ils ne fonctionnent pas.

Pour le citoyen qui forme principalement son opinion et sa conception du monde à partir de

ce que véhiculent les médias, tels que les journaux, la télévision, la radio, ou à partir des

connaissances apprises à l'école ou de la littérature de Monsieur "tout le monde", peu des

choses dont je parle dans les pages suivantes lui seront familières.

Il est facile de comprendre des pensées du style : Je n'ai encore jamais entendu parler de

ça". Evidemment, les agissements d'une loge secrète n'atteignent leur but que s'ils restent

secrets. L'existence à elle seule d'une loge secrète montre qu'il y a des choses qui ont une

si grande importance aux yeux des frères de la loge que ceux-ci désirent les cacher aux

yeux des autres hommes.

Qu'est-ce que cela peut donc bien être ?

Ainsi que je vais le montrer, de nombreux frères de loges de sociétés secrètes différentes

occupent des positions dont nous ne pouvons que rêver. Cela montre que quoi qu'ils vous

cachent, c'est cela même qui les a amenés précisément à la position qu'ils occupent.

Laissez-moi vous présenter un petit exemple pour que vous saisissiez ce que signifient ces

posilions de rêve :

L'une des organisations principales qui tire toutes les ficelles aux USA est le CFR

(COUNCIL ON FOREIGN RELATIONS). Cette organisation à moitié secrète est sous la

domination du syndicat Rockefeller et d'une société secrète européenne qui porte le nom

de "COMITE DES 300" (l'explication vous en sera donnée plus tard).

Entre autres noms de la liste des membres du "COMITE DES 300" que j'ai trouvé dans le

livre du Dr. John Coleman intitulé "Conspirators Hierarchy : The Commitee of 300", j'ai lu le

nom suivant :

SIR JOHN J. LOUDEN

Il est représentant de la "N.M. Rothschild Bank" à Londres. Ses autres titres sont les

surivants : président du Comité de conseil international de la "Chase Manhattan Bank"

(Rockefeller), président de la "Royal Dutch Petroleum", directeur de la "Shell Petroleum

Company Ltd" et administrateur de la "Ford Foundation".

Ceci montre que cet homme réunit à lui seul un pouvoir et une influence extraordinaires.

Comment en est il arrivé là ?

Cela provient du fait qu'il est membre de sociétés et ordres secrets. Et, pour cause, du

"Comité des 300". Et dans ce "Comité des 300" se trouvent 300 personnes de ce calibre (et

Sir Louden n'est certainement pas le plus puissant). Pouvez-vous imaginer que des

décisions prises par ces personnes en réunion puissent avoir une influence sur notre

histoire mondiale ?

Ces personnes ont des secrets qu'elles cachent au public. Elles savent ce que nous ne

savons pas et c'est la raison pour laquelle ceux qui s'appellent les "Illuminati" (les éclairés,

ceux qui savent) détiennent une telle puissance. Ne voulez-vous pas savoir quels sont les

secrets de ces "Illuminati" ?

Leurs secrets sont presque tous en relation avec le passé de notre planète, avec la genèse

et l'origine de l'homme (quand et comment), avec la raison de sa présence sur Terre, avec

les OVNIs et les conséquences qui s'ensuivent (OVNI = Objet volant non identifié. Telle est

la désignation courante pour des engins volants le plus souvent en forme de soucoupes ou

de cigares. Ils possèdent deux champs magnétiques inversement rotatifs et sont d'origine

extra-terrestre ou terrestres).

Je suppose que beaucoup parmi vous ne lisent pas avec plaisir le mot OVNI. C'est pour

cela qu'il est si important que nous nous ouvrions au nouveau bien que le sujet des OVNIs

ne soit pas si nouveau, bien au contraire. Aux Européens on donne, en effet,

volontairement de fausses informations, comme à la plupart des gens sur Terre, quand il

s'agit d'OVNIs. Et voilà que nous avons affaire aux Illuminati qui contrôlent justement les

médias.

Et spécialement ici en Allemagne. Je vais vous faire comprendre au moyen d'un petit

exemple que le thème des OVNIs a bien un fondement très réel et trés terrestre :

Il y avait, outre la "SOCIETE THULE" qui sera décrite en détail plus loin, un autre ordre

secret dans le troisième Reich : la "SOCIETE VRIL". Cette dernière s'occupait presque

exclusivement de ce qu'on appelle communément les OVNIs et de leur construction. C'est

pour elle qu'ont travaillé Victor Schauberger et le Dr W.0. Schumann, Schriever,

Habermohl, Miethe, Epp et Belluzo. La plupart des pilotes anglais et américains encore

vivants se souviennent probablement de leurs réalisations comme des "Foo-Fighters". Les

travaux furent énormément accélérés lorsque, d'après leurs dîres, une soucoupe "non

terrestre" fit, en 1936, une chute en Forêt-Noire sans pour autant être endommagée (1).

Après avoir étudié attentivement la propulsion et relié ce savoir à celui déjà énorme de la

"Société Vril" sur l'implosion et l'antigravitation, on entama la construction de prototypes.

Des réalisations telles que le "Vril 7", un hélicoptère supersonique en forme de disque (à

ne pas confondre avec les VI et V2. bombes autopropulsées à grand rayon d'action),

étaient déjà si stupéfiantes que le "Stealth-Bomber" actuel de l'US AIR FORCE ressemble

presque à un jouet. Citons l'exemple du Vril 7, réalisé par Richard Miethe, lequel, équipé de

douze turbopropulseurs BMW 028, a atteint lors d'un essai en vol le 14 février 1944 à

Peenemünde, après un décollage vertical, la hauteur de 24.200m et en vol horizontal la

vitesse de 2.200 kmlh. Dès la fin de l'année 1942, on avait fabriqué plusieurs exemplaires

de l'avion circulaire RFZ-6, nommé "Haunebu II". Son diamètre était d'environ 32 m, sa

hauteur au centre de 11m et sa vitesse de 6.000km/h à proximité de la Terre. Il avait une

autonomie en vol de 55 heures, décollait à la verticale, il pouvait voler aussi bien à

l'horizontale qu'à la verticale et surtout en angle droit (ce qui caractérise la façon de voler

des OVNIs apercus partout dans le monde). Plus tard, d'autres Vrils furent, cependant,

encore plus performants puisqu'ils permirent, début 1945, de faire le tour de la Terre en

quelques heures. Un Haunebu II construit, plus tard, en version grand modèle, avait un

diamètre de 120m, dortoirs intégrés. Mais pourquoi avoir fait ces dortoirs puisqu'il ne fallait

que quelques heures pour faire le tour de la Terre ? (Dans le chapitre du même nom, vous

trouverez plus d'explications sur la société Vril et ses réalisations.)

Beaucoup d'entre vous vont maintenant se poser la question : "Pourquoi Hitler n'a-t-il pas

gagné la guerre s'il avait à sa disposition une telle technologie ?" Une des raisons est qu'un

assez grand nombre de disques volants atteignaient des performances fantastiques en vol

mais leur utilisation à des fins militaires était presque impossible. La cause en était la

suivante : le champ magnétique créé par le mécanisme de lévitation procurait aux disques

volants une sorte de bouclier de protection qui les rendait quasiment invincibles. Ce champ

magnétïque avait, cependant, l'inconvénient de ne pas permettre l'utilisation d'armes

traditionnelles, car les projectiles ne pouvaient pas traverser "sans frottement" ce rideau

magnétique. Les projets dépendaient de la Société Vril et de la SS E IV (bureau d'études

secret pour l'énergie alternative des SS). Cela signifie qu'ils n'étaient pas directement sous

les ordres d'Hitler et du parti nazi ; en fait, ils n'avaient pas été élaborés à des fins

proprement guerrières. Ce n'est que plus tard, quand la situation de l'Allemagne en guerre

empira, qu'il fut question de faire entrer en action les disques volants.

La plupart des hommes n'ont pas eu le moindre pressentiment des vrais buts de Hiller, de

sa formation, des loges dont il était membre, de l'idéologie qu'il fit sienne. Ils ignoraient qui

l'avait promu à cette position, qui le finançait et ne savaient rien des motifs cachés qui

sous-tendaient cette Deuxième Guerre mondiale. L'idéologie d'Hitler n'a rien à voir avec ce

que nous désignons du nom de "réalité générale" ni avec ce qui est raconté dans les livres

scolaires sur le troisième Reich. Hitler était un mystique, un occultiste jusqu'à la pointe des

pieds, et il faut se situer dans cette optique pour comprendre ce qui se passa pendant le

troisième Reich. Pour la plupart des historiens "matérialistes", les procès des criminels de

guerre à Nurembers étaientun mélange de contes de Grimm et de contes à dormir debout.

Ils ne pouvaient pas se mettre dans la peau des accusés et ils manquaient de

connaissancespréalables pour saisir ce que ces hommes racontaient. Dieter Rüggerberg

l'expose avec justesse, en disant : "Seul un occultiste peut en reconnaitre un autre".

Dans les chapitres suivants sur les sociétés de Thulé et de Vril, nous nous pencherons plus

sur les idéologies qui les sous-tendaient. Hitler et ces sociétés secrètes en savaient bien

plus sur l'origine de l'homme, la constitution de la Terre, sur l'antigravitation, sur la "libre

énergie" que ce que l'on nous a enseigné jusqu'à aujourd'hui. C'est pourquoi, de craintet

que nous puissions découvrir ces secrets, les Alliés nous ont soustrait livres et écrits sur

ces sujets ou nous ont même défendu de les lire. Ils s'assuraient ainsi de la possibilité de

continuer à manipuler l'humanité. Les Alliés portaient intérêt capital pour la technologie de

la "Société Vril". Ses découvertes avaient été gardées secrètes par le troisième Reich. Ce

sont les Russes qui ont eu d'abord en mains les plans de construction. Les scientifiques,

tels que Victor Schauberger et Werner von Braun, tombèrent entre les mains des

Américains lors de l'oparation "Paperclip". Le plus grand secret rattaché à la sûreté aux

USA concerne, aujourd'hui, les constructions d'engins volants développés selon ces plans.

Ils furent, entre autres, un des motifs qui provoqua la mort de J.F. Kennedy (voir le chapitre

"L'attentat contre Kennedy").

Mais il y eut encore différentes expériences menées pendant le troisième Reich. Les

révéler maintenant déstabiliserait complètement la plupart des lecteurs attachés à leur

conception du monde. Elles feront, plus loin, l'objet d'un chapitre séparé. Pourquoi la

plupart d'entre nous n'en avons-nous pas entendu parler ? Citons, par exemple, l'édification

de l'Etat allemand "NEUSCHWABENLAND" ("la nouvelle Souabe") dans l'Antarctique

pendant la Deuxième Guerre mondiale. Pourquoi l'amiral Richard E.Byrd a-t-il eu besoin de

4.000 soldats américains armés, d'un porte-avions et d'un grand soutien militaire quand il

alla explorer, en 1947, l'Antarctique ? Comment se fait-il qu'il n'en revint que quelques

centaines d'hommes vivants ? Voilà des questions sans réponse.

Pourquoi si peu de personnes n'ont jamais entendu parler ni de ces événements ni des

développements de NIKOLA TESLA, dont font partie "les machines à énergie libre", "la

transmission d'énergie sans fil", "l'antigravitation" ainsi que "la modification du temps au

moyen d'ondes stationnaires". Quelles en seraient les conséquences si nous avions accès

à la connaissance des formes d'énergie libre, à celle de l'utilisation de soucoupes volantes

qui n'ont besoin que d'un champ électromagnétique comme source d'énergie et si nous

pouvions les utiliser pour notre propre usage, comme carburant par exemple. Cela

signifierait que nous n'aurions plus besoin de nous servir d'essence. Il n'y aurait plus de

déchets, donc plus de pollution. Nous n'aurions plus besoin de centrales nucléaires, les

hommes ne pourraient plus être enfermés dans un pays derrière des frontières, et surtout

nous aurions beaucoup plus de temps à notre disposition puisqu'il ne serait plus nécessaire

de travailler autant pour payer les frais de chauffage, de courant, d'essence (nous

pourrions, pendant ce temps, en profiter pour méditer, par ex. sur le sens de la vie). Et ces

formes d'énergie existent, Elles existent au moins depuis quatre-vingt-dix ans et nous sont

restées cachées (voir la littérature complémentaire).

Pourquoi sont-elles tenues secrètes ?

Parce que par le biais de la manmise sur l'énergie, la nourriture et en occultant des

connaissances, il est possible d'exercer un contrôle sur les hommes de notre Terre. Si

quiconque venait a découvrir et utiliser ces connaissances, les Illuminati ou d'autres

égoïstes ne pourraient plus jouer aux tout-puissants. Les Eglises, les sectes, les drogues

perdraient également de leur importance. Il est donc important pour les Illuminati que ces

choses restent cachées du reste du monde, ainsi leur pouvoir leur permet de continuer à

nourrir leur ego avide de puissance.

Ceci n'était qu'un petit aparté pour montrer que le thème des OVNIs est plus explosif et réel

que beaucoup ne veulent l'admettre. La "stratégie moqueuse" de l'establishment

anglo-américain a coûté plusieurs milliards de dollars jusqu'ici pour que le sujet des OVNIs

soit ridiculisé avec autant de succès par les mass media.

Ajoutons ici que le premier commandement d'une loge secrète est de ne jamais citer le nom

de la loge en public ; prononcer même le nom d'un frère de loge est parfois passible de

peine de mort (par ex. dans la 99ème loge).

Quiconque prononçait, par ex., le dernier théorème de Pythagore, "l'octagon", était passible

de mort dans l'école secrète de Pythagore. L'octagon est une clé importante pour

comprendre le "Merkabah" (désignation du champ magnétique de l'homme) et apporte donc

"l'illumination", c-à-d une solution aux problèmes que nous avons. (Mer - ka - bah = deux

champs lumineux inversement rotatifs qui véhiculent corps et esprit = dématérialisatïon et

téléportation du corps physique) (2).

Savoir tenir un secret est une force en soi. Cela permet de mener à bien des opérations

sans se trouver face à des complications légales ou a un adversaire potentiel. Cela fait

naître aussi un lien, celui d'un grand savoir, parmi ceux qui savent.

A cet endroit du livre prenons connaissance de la scène capitale du "Nom de la Rose"

d'Umberto Eco lorsque l'abbé aveugle demande a l'enquêteur William de Baskerville : "Que

voulez-vous vraiment ?" Baskerville répond : "Je, veux le livre grec, celui qui, d'après vous,

n'a jamais été écrit. Un livre qui ne traite que de la comédie, que vous haissez autant que le

rire. Il s'agit probablement de l'unique exemplaire conservé du deuxième livre de la poésie

d'Aristote. Il y a beaucoup de livres qui traitent de la comédie, pourquoi ce livre est-il

précisément si dangereux ?". L'abbé de répondre : "Parce qu'il est d'Aristote et qu'il va

porter à rire." Baskerville réplique : "Qu'y a-t-il de si inquiétant dans le fait que les hommes

puissent rire ?" L'abbé : "Le rire tue la peur et sans peur il ne peut y avoir de foi. Celui qui

n'a pas peur du diable n'a plus besoin de Dieu". (Cette phrase nous rapproche, plus que

nous ne le pensons, de la solution à de nombreux problèmes qui sont nôtres sur cette

planète. Beaucoup parmi vous le savent ou, j'espère, le découvriront bientôt. Relisez donc

une deuxième fois cette citation).

Si une loge secrète trompe le public en lui mentant et en le manipulant pour accéder à un

pouvoir politique et économique - aux dépens des autres, garder un secret peut devenir (cf.

l'exemple précédent) un instrument de mort.

Cela ne signifie pas que toutes les sociétés secrètes sont destructrices ou méchantes. Par

exemple, une des nombreuses branches des FRANCS-MAÇONS qui vit le jour après 1307

est issue TFMPLIERS qui furent pourchassés par le Vatican sur l'ordre du roi Philippe IV.

Ceux qui purent échapper à l'arrestation et à la torture imposée par les inquisiteurs se

réfugièrent surtout au Portugal, en Angleterre et en Ecosse. Là-bas, ils travaillèrent

pendant des siècles en secret pour apporter la justice au monde et pour faire avancer les

droits de l'homme. Mais l'histoire montre que, d'un autre côté, des sociétés secrètes, telles

que, par ex., le 33ème degré du "Rite écossais des francs-maçons", peuvent être une force

dangereuse capable de mettre en place des gouvernements, de les renverser et de se

servir d'alliances secrètes pour provoquer des bouleversements globaux.

Enormément de livres ont eu pour sujet les Illuminati mais, hélas, ils ne sont, pour la

plupart, disponibles qu'en anglais. Ce qui me gêne, c'est qu'ils furent écrits très souvent par

des fanatiques, qu'ils soient chrétiens, mormons, témoins de Jéhovah ou qu'ils soient des

fanatiques de droite ou de gauche. Ils se sont, certes, aperçus de ce qui se passe parmi

nous mais leurs arguments furent trop subjectifs et ils n'ont finalement mis la faute que sur

un autre groupe ou sur Satan. C'est pourquoi j'ai essayé de concentrer de façon

relativement sommaire et sans préjugés les faits qui me paraissent être les plus importants,

concernant des secteurs très différents de la politique, la religion et la finance. Ainsi, toute

personne, même sans confession, qui se sent libre et capable de réfléchir par elle-même

devrait pouvoir accepter ces faits et s'attaquer aux causes, quelle que soit la couleur de sa

peau. Le livre devrait donc nous permettre de comprendre pourquoi les Illuminati ne

désirent pas que quiconque puisse avoir le droit de tout savoir.

Aucun auteur ne peut probablement réussir à nous donner une image globale parfaite de

l'enchevêtrement des loges, de la haute finance et de la politique sur cette planète. Ce livre

vise surtout à vous montrer quel est le but que poursuivent ces personnes et la façon dont

elles s'y prennent.

Comme je l'ai déjà mentionné, l'action des Illuminati remonte au moins jusqu'aux Sumériens

mais cela nous mènerait trop loin d'en parler mamtenant et nous ferait passer à côté de

notre but. Nous allons donc commencer à nous intéresser aux francs-maçons. Tournons

notre regard vers les trois derniers siècles, c'est amplement suffisant, car si les noms et les

institutions changent au cours de l'histoire, la force qui y est présente, elle, par contre, ne

change pas.

Pour résumer, disons qu'il y a beaucoup plus de loges et d'ordres secrets que le livre n'en

mentionne - et qu'ils existent depuis la nuit des temps. Ce livre doit permettre de

comprendre que loges et ordres secrets sont étroitement entremêlés, il peut nous amener à

pressentir aussi qu'il y a plus que jamais des êtres puissants qui ont des conceptions de

valeur "un peu différentes" des nôtres.

Ce livre existe pour donner un aperçu global des réseaux négatifs. Mais notre monde

matériel ne pouvant exister que dans la polarité, nous pouvons partir du principe qu'il y a

un potentiel tout aussi important de forces positives et constructrices qui maintient

l'équilibre. Seulement, la plupart des hommes ne sont pas conscients de l'existence de

telles forces ni des effets provoqués par ceux qui les utilisent dans des buts très précis.

Cela explique, entre autres, pourquoi ils se laissent encore si facilement abuser.

Mon but principal est de montrer les chemins positifs tout en traitant ce thème assez négatif

pour que nous accédions nous-mêmes à notre liberté. Ainsi, nous pourrons "développer" -

conformément à la nouvelle ère qui arrive - une nouvelle compréhension des forces

cosmiques (en grec cosmos = ordre), des réseaux dans leur globalité, des rapports

d'homme à homme et nous pourrons élargir notre conscience.

Ne vous laissez pas décourager si vous ne pouvez pas maîtriser tout de suite ce flot

d'informations. Si vous avez à maintes reprises des difficultés de compréhension ou si vous

vous sentez perdus dans ces enchevêtrements, ne sautez pour autant aucun chapitre, car

la cohérence dépend de la lecture de tous les chapitres. Prenez votre temps et n'hésitez

pas à faire parfois deux lecures.

La bibliographie permet une étude autodidacte et vous invite à approfondir votre voyage de

découvertes à travers la jungle des informations. Ma rétrospective historique ne prend en

considération que la pointe de l'iceberg ou, pour rester dans mon sujet, la pointe de la

"pyramide".

IL Y A TANT ET TANT DE LOGES...

La franc-maçonnerie est une des plus vieilles organisations existant encore de nos jours.

Des rouleaux de papyrus, trouvés en 1888 lors de fouilles dans le désert de Libye,

décrivent des rencontres secrètes de corporations semblables 2.000 av. J.-C. Les

corporations avaient déjà participé à la construction du Temple de Salomon et leur fonction

était à peu près celle des syndicats d'aujourd'hui, mais elles étaient alors déjà garantes de

la tradition mystique. On dit que le but de la franc-maçonnerie est la transformation

intérieure de l'homme grâce à un travail spirituel qui vise à la perfection, dans le respect de

Dieu. Les francs-maçons appartiennent à diverses religions d'où le nom qu'ils donnent à

leur Dieu de "Grand architecte de l'univers".

Nous trouvons d'autres renseignements dans le Livre des morts des Egyptiens et grâce au

dieu Tôth qui fut jadis leur grand maître. Grand maître, tel est le titre usuel pour les grands

dirigeants. La connaissance spirituelle des francs-maçons fut traduite par des symboles,

des allégories et des rituels, qui servaient aussi à la communication (le langage secret est

représenté par des symboles, tels que la poignée de main des francs-maçons, la pyramide,

le pentagramme, l'utilisation des chiffres 3,7,13 et 33 qu'on trouve dans leurs armoiries,

dans les emblèmes et aujourd'hui dans des sigles de firmes et dans des noms propres).

Le symbole le plus important dans beaucoup d'organisations, y compris dans la

franc-maçonnerie, est le tablier. Le tablier, qui, au début, était très simple et sans ornement,

a été troqué par le CLERGE DE MELCHISEDECH vers l'an 2.200 av. J.-C. pour une peau

d'agneau blanche qui est utilisée, aujourd'hui encore, telle quelle. Dans l'ancienne Egypte,

les dieux qui, selon de vieilles traditions, volaient dans des "barques divines" (OVNis)

étaient représentés avec le tablier sur les fresques des temples. Les prêtres portèrent

aussi, plus tard, le tablier, symbole de leur dévouement envers ces "dieux volants" et

symbole aussi de l'autorité face au peuple puisqu'ils étaient les représentants des dieux.

Déjà en 3.400 av. J.-C., les membres de la "FRATERNITE DU SERPENT" (voir la genèse

dans l'appendice)(3) portaient le tablier en signe de leur soumission aux dieux qui

descendaient des cieux sur des "roues volantes". Il est peu probable que dans les grades

inférieurs des loges, on connaisse, aujourd'hui, la symbolique du tablier (4).

Avant 1307, les TEMPLIERS ainsi que les CHEVALIERS DE SAINT-JEAN et en partie

aussi L'ORDRE TEUTONIQUE (ordres charitables, à l'origine, pour les deux derniers)

étaient les organisations dirigeantes qui menaient les croisades contre les musulmans.

Bien que l'hostilité régnât entre ces ordres, ils étaient unis dans leur combat pour la

chretienté.

Ce n'est pas un hasard si le flou règne sur les TEMPLIERS et sur les dessous historiques

et occultes de leur histoire ; car ce manque de clarté a été occasionné intentionnellement,

notamment dans ces 150 dernières années. Le secret autour des templiers n'aurait pas eu

de raison d'être si on n'avait pas voulu qu'il existe. Et cela de la part de cercles et de forces

qui avaient et qui ont, bien entendu, tout intérêt à laisser la vérité sous le boisseau.

L'esprit de l'ordre des Templiers fut détourné de même que celui de des enseignements de

Jésus lorsqu'on attribua au christianisme le prétendu "Ancien Testament" dont il combattait

les lois. Dans les deux cas, l'essentiel a été faussé. Ces derniers temps et ces dernières

années ont vu émerger, comme on le sait, différents "néo-pseudo-ordres des Templiers".

Parmi eux se trouvent sûrement des hommes de bonne volonté mais aussi des charlatans

et des serviteurs précisément de cet esprit que les anciens templiers combattaient. Faire un

amalgame du nom et de l'esprit des templiers avec des composantes franc-maçonniques

est vraiment grotesque. Et pourtant ce fut le cas (cf. le grade de templier dans le rite d'York

franc-maçonnique).

Deux hommes profondément croyants ont fondé l'ordre des Templiers : Hugues de Payns

et Geoffroy de Saint-Omer, un Franc et un Normand. Un petit cercle d'amis se forma autour

d'eux, animé par une grande foi propre au Moyen Age et que l'homme actuel peut à peine

imaginer. Ce petit cercle décida, à Noël de l'an 1117, à Jérusalem, de former un petit

groupe pour protéger les pèlerins. Leur seul souhait était d'être au service du Seigneur

Jésus-Christ et de leur foi. Ce groupe comptant désormais neuf chevaliers se retrouvait

pratiquement seul, sans protection ni grands moyens financiers.

Le groupe se présenta, au printemps 1117, au roi Baudouin 1er de Jérusalem et au

patriarche. On les loua pour leurs intentions. Peu après, les chevaliers, dont le logis s'était

trouvé, jusque là, a la "maison allemande", hôpital dirigé par des Allemands, obtinrent la

permission de s'installer sur l'emplacement de l'ancien Temple. De ce fait, on les appela les

TEMPLIERS. Néanmoins, eux-mêmes se considéraient toujours comme les "FRERES DU

VRAI TEMPLE DU CHRIST", ce qui voulait dire le "TEMPLE INTERIEUR DE L'AME".

L'histoire des tempIiers serait sans aucun doute, passée tout à fait inaperçue s'il n'y avait

eu, dans les ruines du Temple, une découverte remarquable, dont les chevaliers ne surent

trop que faire au début : Il s'agissait de lambeaux de fragments d'écrits hébraïques dont le

contenu devint très vite d'une importance décisive pour les chevaliers et pour toute

l'histoire de l'ordre. Ces fragments furent remis à l'érudit Etienne Harding qui en fit la

traduction. Ce fut le point de départ de tout ce qui devait suivre. En effet, les lambeaux

d'écrits se trouvèrent être les fragments de rapports "d'eschaimins" juifs (espions) qui,

mandatés par le clergé, relatèrent les agissements du "maudit Mamzer (fils de putain)

Jésus" et "ses blasphèmes contre le Dieu d'Israël". Ce qu'on pouvait y lire était en complète

contradiction avec l'enseignement prêché par l'Eglise. Jésus-Christ avait traité le Dieu

hébraïque "JAHWE" du nom de Satan et reproché aux Juifs d'avoir fait du diable leur Dieu

unique. De nettes traces se trouvent, entre autres, encore aujourd'hui dans l'Evangile de

saint Jean du Nouveau Testament où Jésus dit aux Juifs : "Vous avez pour Père le diable"

(Jean 8,44). Quelle énorme falsification du véritable enseignement du Christ !

Il faut essayer d'intégrer la forte croyance de ces chevaliers pour imaginer le choc qu'ils

subirent. Le Dieu que l'Eglise désignait comme "Père du Christ" était, selon les dires

mêmes de Jésus, le diable qu'il était venu combattre sur Terre. Des études de la Bible

mirent rapidement en évidence pour ces chevaliers à l'esprit simple et au raisonnement

sain que l'enseignement de Jésus et le prétendu "Ancien Testament" étaient à des pôles

opposés et n'avaient rien à voir l'un avec l'autre. De plus. les Juifs n'appelaient jamais Dieu

du nom de Père mais du nom de "YAHVE" et "EL SCHADDAI". Mais El Schaddai était lu

Scheitan, c-à-d, "l'ange déchu" ! (Schaddeim = la déchéance ; "EL" = grand ange. EL a

souvent été traduit, par erreur, avec le nom de Dieu. Mais "Dieu" s'appelle dans la vieille

langue orientale "IL").

Lorsque, en l'an 1128, la fondation formelle de l'ordre eut lieu, et que Bernard de Clairvaux

fut considéré, jusqu'à un certain degré, comme son protecteeur, le petit groupe de templiers

détenait déjà un secret : C'était la volonté de connaître la vérité sur le Christ. Jusqu'alors

régnait l'incertitude - bientôt règnerait la certitude. Il faut voir dans cette volonté celle d'un

groupe de chevaliers d'une piété naïve qui voulaient seulement servir leur Seigneur

Jésus-Christ et retrouver son véritable enseignement. Aucune agressivité ne les habitait, ils

n'imputaient le mal à personne. Ce fut Bernard qui leur fit comprendre que leurs ambitions

ne seraient pas payées d'amour en retour et qu'il serait sage de ne pas exprimer

ouvertement ce qu'ils pensaient.

Les années suivantes n'apportèrent pas de plus amples rengeignements sur

l'enseignement originel du Christ. L'ordre des Templiers se tourna désormais vers des

missions militaires. Le secret ne vécut bientôt plus que dans le souvenir de quelques frères

provençaux. Les impératifs pratiques en Orient laissaient peu de place et de temps pour

s'occuper du secret.

Le contact étroit avec l'islam donna de nouvelles impulsions. Quelques lettres attribuées à

Ali Ibn Abu Thalib (Imam Ali) tombèrent dans les mains d'une section de templiers lors

d'une attaque contre Damas. Ali y mentionnait une falsification ultérieure du Coran qu'il

compara avec la falsification des Evaligiles du Christ. Ces papiers parvinrent en Provence

où, par la suite, naquit de nouveau l'idée fort ancienne de se pencher sur la véracité des

Evangiles.

Tout se passa alors coup sur coup : Un document parvint à la commanderie provençale,

transmis, selon toule vraisemblance, par des cercles maçonniques. Il n'est donc pas

étonnant que les templiers aient refusé, plus tard, de prendre part à la "croisade" contre les

cathares. Il s'agissait d'un fragment de l'Evangile originel de saint Jean, écrit l'an 94

apr.J.-C. par l'hérétique Marcion. Une lettre y était jointe donnant un court aperçu de la vie

de Marcion. Précisons ici que Marcion fut l'instigateur d'un important mouvement purement

christique dans les années 90 à 130 apr.J.-C., qui ne s'effondra qu'après sa mort. Marcion

qui avait juste eu le temps de rencontrer I'Apôtre Jean enseignait que Jésus-Christ avait

été, en fait, l'incarnation de Dieu, qu'un "Dieu le Père" au nom de "Yahvé" n'existait pas et

que ce Dieu hébraïque était justement Satan en personne. Il enseignait, de plus, que Jésus

avait annoncé aux hommes qu'ils étaient des Dieux. Cela dépendait seulement de la boinne

volonté de chacun et ne nécessitait aucun temple ni aucune organisation ecclésiale.

A partir de ce moment-là, un "ordre dans l'ordre" se développa, véritable communauté de

conspirateurs marcionistes. C'étaient surtout des Provençaux et des Allemands qui

formèrent ce groupe particulier au sein de l'ordre des Templiers. La majorité des templiers

ne percevaient certainement pas, à cette époque, ce que signifiait le changement de la

croix simple et symétrique de l'ordre en une "croix de chevalier". A l'origine, les "croix de

chevalier" qui sont typiques de nos jours et qui allaient être utilisées par d'autres ordres

sous des formes semblables n'existaient pas encore telles quelles.

Les templiers portaient, à l'origine, une croix rouge toute simple sur leurs manteaux blancs.

Ce n'est que sous l'influence souterraine des adeptes de Marcion que la "croix marcioniste"

- la croix aux épines - devint le symbole des templiers.

AU début du christianisme, la croix aux épines avait été l'insigne des adeptes de Marcion :

c'était la "croix hétarique". On dit que Jean l'Evangéliste aurait confectionné pour la mère

de Jésus une croix aux épines. Marcion choisit alors la croix rouge aux épines comme

signe de la chrétienté pure. La croix de chevaliers des templiers devint ainsi le symbole du

marcionisnie pour l'initié. Plus tard apparut la croix double aux épines, propre aux templiers

occultistes.

A la même période naquit l'appel au combat des templiers qui proclamait : "Vive Dieu

Saint-Amour !". Avec cet appel, on s'adressait exclusivement au Christ et on rejetait le

Dieu-vengeur de l'Ancien Testament.

La grande majorité des hommus - autant en dehors qu'au sein de l'ordre - n'était pas initiée

a ce qui en constituait les dessous. Le temps n'était pas mûr, on attendait que surgissent

d'autres documents de l'époque du début du christianisme qui seraient autant de preuves

irréfutables. De tels documents allaient, en fait, apparaître de façon détournée, mais il

serait trop long de s'y pencher maintenant. On se contentera de constater que deux

templiers découvrirent une très vieille cachette des adeptes de Marcion dans ce qui restait

des ruines du vieux Carthage. Ils ne tombèrent pas "dessus" par hasard mais en suivant les

traces de Marcion qui y avait longtemps séjourné. Ils y trouvèrent non seulement des

fragments d'écrits évangéliques originaux de Jean et Matthieu, mais aussi un vieil écrit

carthaginois comprenant un Credo et un texte sur la création du monde, accompagné d'une

traduction grecque qu'on doit probablement a Marcion. Dans cet écrit, le "Ilu Aschera", on

reconnut les vrais fondements de l'enseignement de Jésus-Christ.

Mentionnons seulement au sujet de la "révélation des Templiers" de l'an l236 qu'elle

promettait la venue d'un royaume lumineux "an pays de minuit" (l'Allemagne) et que les

dévoués parmi les templiers seraient élus pour lui ouvrir la voie. Cette révélation eut lieu

lorsque deux chevaliers qui cherchaient des écrits marcionistes sur les lieux de Carthage

eurent une apparition féminine qui leur transmit le message. C'est à la suite de cette vision

que fut créé le "Tempelhof" à Berlin, future capitale du Nord de la "Nouvelle Babylone".

Quels étaient vraiment la foi, l'état d'esprit et la vision du monde de ces templiers ?

Le pays du couchant, au Moyen Age, reposait sur trois pierres angulaires sur la religion

judéo-chrétienne, sur une économie monétaire et commerciale basée sur l'autorisation de

percevoir des intérêts, qui existait depuis l'Ancien Testament, et sur le principe du pouvoir

absolutiste. Il vint à l'idée des templiers d'enlever ces trois pierres angulaires, dès qu'ils

auraient assez de pouvoir pour le faire. Il s'agissait donc d'éliminer l'Eglise

judéo-chrétienne et d'ériger à sa place une communauté de foi digne de celle des premiers

chrétiens, en excluant tout ce qui se rattachait à l'Ancien Testament. Il en résulterait un

renversement du système économique et monétaire qui inclurait la défense de prélever des

intérêts sur un prêt, la destitution des monarchies absolues et l'édification d'un ordre

aristocrato-républicain. Tout cela nous fait comprendre pourquoi les forces régnantes

allaient procéder à l'anéantissement des templiers.

Après la chute de Jérusalem qui signifiait la victoire définitive des musulmans, les

CHEVALIERS DE SAINT-JEAN s'enfuirent de la Terre sainte et s'établirent, les années

suivantes, dans différentes îles de la Méditerranée. Ils empruntèrent les noms de ces îles

pour désigner leur ordre, c'est ainsi qu'ils se dénommèrent : les "CHEVALIERS DE

RHODES" et, plus tard, les "CHEVALIERS DE MALTE". Ils s'agrandirent jusqu'à devenir

une puissance militaire et marine étonnante en Méditerrannée, avant d'être vaincus en

1789 par Napoléon. En 1834, leur siège principal fut transféré à Rome où ils sont connus,

aujourd'hui, comme "l'ORDRE SOUVERAIN ET MILITAIRE DE MALTE" (SMOM) (d'où la

croix de Malte). Entre autres membres : le défunt William Casey (ex-chef de la CIA de

1981-87), Alexander Haig (ex-secrétaire au Département d'Etat américain), Lee Lacocca

(président de la Chrysler Corp.), James Buckley (Radio libre d'Europe), Tohn McCone (chef

de la CIA sous Kennedy), Alexandre de Marenches (chef du servïce secret français), Valéry

Giscard d'Estaing (ex-président de la France).

Le sort des TEMPLIERS n'était pas enviable puisqu'ils n'avaient pas réussi à sauver la

Terre sainte. C'est la raison pour laquelle le Vatican, sur l'ordre de Philippe IV, surnommé

le Bel, les poursuivit en l'an 1307. lis étaient accusés de pratiques sataniques et autres. Le

Bel était, de surcroît, jaloux de leur puissance et de leurs privilèges. Les TEMPLIERS

s'enfuirent donc de France pour chercher protection dans des régions plus sûres comme le

Portugal, l'Angleterre et l'Ecosse où la puissance du Vatican se faisait moins sentir. Là-bas,

une partie des templiers s'adjoignit zux LOGES DE FRANCS-MAÇONS déjà existantes et,

sous cette nouvelle identité, ils participèrent à la Réforme protestante pour se venger des

poursuites de l'Eglise catholique (6).

Une autre partie des "templiers" s'installa à nouveau au Portugal, sous le nom de

"CHEVALIERS DU CHRIST", ils furent réhabilités par le pape Clément V : Les templiers

devinrent au Portugal, à nouveau, les détenteurs, d'une grande puissance dont nous

parlerons plus tard.

Leur grand maître, JACQUES DE MOLAY, fut brûlé sur le bûcher sur l'ordre de Philippe, le

11 mars1314, devant la cathédrale Notre-Dame de Paris (7).

Deux autres institutions existaient du temps des croisades : les FRANCISCAINS et les

DOMINICAINS. Les FRANCISCAINS reprirent la tenue portée par la fraternité égyptienne à

El Amarna, c'est-à-dire le port de la tonsure et la corde à la ceinture ; ils paraissaient être

très humains. Les DOMINICAINS, par contre, furent l'instrument de l'institution la plus

cruelle que les hommes aient jamais inventé : l'Inquisition catholique (8).

Au quatorzième siècle sirgirent, pour la première fois dans ce monde, et précisément en

Allemagne, les plus grands initiés de la "CONFRERIE DU SERPENT" sous le nom latin

d'"ILLUMINATI" (le mot biblique originel pour le serpent "nahash" découle de la racine

NHSH qui signifie "déchiffrer, découvrir" ; en latin, "illuminare" signifie"illuminer, connaître,

savoir"). Une des branches les plus importantes des Illuminati en Allemagne fut celle des

ROSE-CROIX, ordre mystique introduit par l'empereur Charlemagne au début du 9ème

siècle. La premièreloge officielle fut Créée à Worms en 1.100 apr. J.-C. Les Rose-Croix se

permirent d'affirmer qu'ils connaissaient l'origine (extra-terrestre) de l'homme ainsi que les

doctrines ésotériques de l'Egypte. Ils devinrent célèbres grâce à leur travail sur les

symboles mystiques et sur l'alchimie. Il y avait un lien si étroit entre les Rose-Croix et les

Illuminati que le fait de monter dans les grades secrets d'initiation chez les Rose-Croix avait

souvent pour effet d'être admis chez les Illuminati.

Il était difficile de poursuivre les ROSE-CROIX du fait que chaque grande branche de la

confrérie travaillait en public pendant les 108 ans qui suivaient sa fondation pour être active

dans l'ombre pendant les 108 années suivantes. Ces phases, alternantes donnaient

l'impression que l'ordre avait entre-temps disparu, ce qui facilitait le travail des frères.

Nombre d'auteurs disent que c'est en 1614 que l'ordre des Rose-Croix a vu le jour lorsqu'un

écrit annonça officiellement leur existence en Hesse et appela à en devenir membres. A ce

moment-là, la phase d'activités extérieures recommença. L'écrit qui exhortait les hommes à

renoncer aux faux enseignements comme celui du pape, d'Aristote et de Galen (médecin

populaire de l'Antiquité) raconte aussi l'histoire du personnage fictif de "Christian

Rosenkreuz" qui avait été choisi pour symboliser la fondation de l'ordre. Aujourd'hui, on le

désigne souvent à tort comme le vrai fondateur. Le système d'alternance de périodes de

108 ans avait donc pleinement réussi !

Les ROSE-CROIX sont, aujourd'hui, présents dans de nombreuses branches. L'ordre

poursuit des fins positives et vise à la Rédemption de l'esprit et de l'âme de chaque homme

(par exemple l'ordre AMORC, Ancien et mystique ordre de la Rose-Croix).

Chez les Illuminati et les Rose-Croix se trouvait cette force qui a promu des mouvements

religieux pendant les années de la peste. Les "AMIS DE DIEU", entre autres, en faisaient

partie. Leur enseignement reposait beaucoup sur l'Apocalypse et exigeait une obéissance

absolue envers les dirigeants. Le mouvement, dans son ensemble, fut transmis, plus tard, à

l'ordre de Saint-Jean, désigné comme "organisation franc-maçonnique à mission secrète"

dans le livre d'Albert Mac Key "Encyclopedia of Freemasonary".

MARTIN LUTHER a eu d'étroites relations avec les Illuminati et les Rose-Croix, d'ailleurs

son sceau personnel le laissait comprendre a l'initié (une rose et une croix avec ses

initiales, comme chez les Rose-Croix). C'était à l'époque où l'Eglise était dirigée par le

PAPE LEON X, fils de LORENZO DI MEDICI. Ce dernier était le dirigeant d'une riche

banque internationale à Florence. Une génération plus tôt, le PAPE avait confié a la famille

Médicis la charge de recueillir les impôts et les dîmes pour la papauté, ce qui aida les

Médicis à faire de leur banque une des plus riches et des plus influentes d'Europe.

La révolte de LUTHER contre l'action de l'Eglise catholique était justifiée : cette dernière

était devenueplus entreprise commerciale qu'un lieu de foi. Un des personnages-clé

soutenant la Réforme lut alors PHILIPPE LE MAGNANIME. Il fonda "l'Université

protestante" à Marbourg et organisa une alliance politique contre l'EMPEREUR catholique

CHARLES QUINT.

Après la mort de LUTHER, sa communauté de foi fut soutenue par SIR FRANCIS BACON,

le plus grand dirigeant des Rose-Croix en Angleterre.

Du temps du ROI JAMES I, BACON fut le coordinateur du projet visant à créer une Bible

protestante anglaise reconnue. Cette version, connue alors en 1611 sous le nom de "King

James Version", est, aujourd'hui, la Bible la plus répandue dans le monde anglophone (9).

La Contre-Réforme fut menée par une nouvelle confrérie, la Compagnie de Jésus, qui est

mieux connue sous le nom de l'ordre des JESUITES et qui fut fondée par Ignace de Loyola

en 1534. Il s'agissait d'une société secrète militante et catholique avec des rituels secrets,

un Symbolisme et des grades d'initiation (le serment du deuxième degré exigeait la mort de

tous les francs-maçons et protestants). Les JESUITES furent envoyés en Angleterre pour y

combattre les hérétiques protestants. Ils s'appliquaient à rechercher les hérétiques qui

devaient être punis, ce qui signifiait que les francs-maçons avaient intérêt a bien garder

leurs secrets s'ils ne voulaient pas être décapités.

Les FRANCS-MAÇONS travaillèrent dans un secret absolu en Angleterre, en Ecosse et en

Irlande et contrinuèrent à renforcer le respect des droits de l'homme et du protestantisme.

Un des grands maîtres des francs-maçons était présent à la signature de la MAGNA

CHARTA, aux côtés du grand maître des templiers. Les différentes loges avaient aussi la

responsabilité des mouvements protestants en Angleterre et en Allemagne.

En 1717, la LOGE DES FRANCS-MAÇONS de Londres se mit à travailler au grand jour,

estimant qu'ils étaient en sécurité en Angleterre. C'est l'époque désignée comme le début

de la franc-maçonnerie dans beaucoup de livres d'histoire. Officiellement, c'est exact.

Cependant, leur activité secrète débuta des millénaires plus tôt. Mais comme cela a déjà

été mentionné : à quoi eut-il été bon de garder le secret si chacun savait aujourd'hui, ce

que les francs-maçons faisaient, quand et comment ?

La consternation régna parmi les loges franc-maçonniques quand la "loge de Londres"

révéla publiquement son travail. Elle fut accusée de trahison par les autres loges. Après

que l'excitation se fut apaisée, les francs-maçons commencèrent à se répandre dans toute

l'Europe et le Nouveau Monde. Ils se manifestèrent, plus lard, dans le Nouveau Monde par

la déclaration d'indépendance et par la "Boston Tea Party" organisée par la LOGE

FRANC-MAÇONNIOUE DE BOSTON.

John Locke se servit, par ex., des bases franc-maçonniques pour écrire la Constitution de

la colonie de Caroline du Sud qui devint, plus tard, un bastion des francs-maçons. Les

écrits de Sir Francis Bacon dénotent la même inspiration pbilosophique propre aux

francs-maçons.

La déclaration d'indépendance fut rédigée et signée presque exclusivement par des

francs-maçons. GEORGE WASHINGTON et la plupart de ses généraux étaient des

francs-maçons. C'est un fait que les Etats-Unis, aujourd'hui, n'existeraient pas sans la

présence active des francs-maçons (10).

LES SAGES DE SION

Une autre organisation secrète très influente rivalisait de zèle pour exercer un contrôle sur

l'Angleterre. Les riches rabbins juifs qui étaient les dirigeants politiques et religieux du

peuple juif anéanti unirent leur force dans un groupe connu sous le nom de "SAGES DE

SION" (les sionistes se considèrent comme l'élite "messianique" du judaïsme et attendent

que tous les Juifs du monde soient solidaires de leurs buts. Livre de Manfred Adler "Die

Söhne der Finsternis", 2, Teil (...Les fils des ténèbres, 2ème partie).

De 1640 à 1689, les "SAGES DE SION" projetèrent la "révolution anglaise" en Hollande (la

chute des Stuarts du trône britannique) et prêtèrent de l'argent aux différents petits partis.

Ils se servirent de leur influence pour que GUILLAUME II, duc allemand de la dynastie

Orange-Nassau, devienne le stathouder de l'armée hollandaise et, plus tard, ils firent de lui

GUILLAUME PRINCE D'ORANGE (11).

Ils arrangèrent une rencontre entre lui et Marie, la fille aînée du DUKE OF YORK et soeur

du roi Charles II d'Angleterre. Le frère de celui-ci, successeur de Jacob II, était également

présent. Guillaume II épousa Marie et ils eurent un fils, Guillame III qui se maria, plus tard,

avec Maria II, la fille de Jacob II. Les Maisons royales hollandaise et britanniques étaient,

dès lors, apparentées. Les WHIGS, parti composé d'anglais et d'écossais influents, les

aidèrent à destituer les Stuarts de leur trône en 1688, et GUILLAUME III d'Orange fut

nommé ROI d'ANGLETERRE en 1689.

Guillaume III, que l'on ditavoir été franc-maçon, fonda, la même année, "l'ORDRE

D'ORANGE" qui s'opposait au catholicisme et visait à consolider le protestantisme en

Angleterre. Cet ordre existe encore aujourd'hui, il est surtout représenté en Irlande, où il a

enivron 100.000 membres et où il attise violemment la guerre des religions (12).

Le roi Guillaume III enrôla très vite l'Angleterre dans des guerres coûteuses contre la

France catholique, ce qui causa de fortes dettes à l'Angleterre. Puis ce

fut la revanche de Guillaume envers les SAGES DE SION : il persuada le Trésor

britannique, avec l'aide de l'argent de WILLIAM PATERSON, d'emprunter 1.25 millions dé

livres britanniques aux banquiers juifs qui l'avaient mis dans cette position. La dette de

l'Etat grandissait très vite, il ne resta plus au gouvernement d'autre possibilité que

d'acquiescer aux conditions exigées.

Les conditions de prêt étaient les suivantes :

1. les noms des prêteurs restaient secrets, ils avaient la garantie de pouvoir fonder une

"Banque d'Angleterre" (banque centrale) ;

2. on garantissait aux directeurs de cette banque de fixer la mesure de l'or par rapport au

papier-monnaie ;

3. il leur était permis de prêter 10 livres de papier-monnaie par livre d'or déposée ;

4. il leur était permis de consolider les dettes nationales et d'en assurer le montant par des

impôts directs sur le peuple.

C'est ainsi que fut érigée la première BANQUE CENTRALE privée, la "BANQUE

D'ANGLETERRE".

Ce genre de transactions permettait à la banque de faire une plus-value de 50% en

investissant 5%. Et c'était au peuple anglais de payer. Les prêteurs ne tenaient pas à ce

que les prêts soient remboursés, car l'endettement leur permettait d'avoir une influence sur

le déroulement de la politique. La dette nationale de l'Angleterre augmenta de 1.250.000

livres en 1694 à 16.000.000 livres en 1698 (13).

Après Guillaume III, la DYNASTIE DE HANOVRE prit en charge la maison royale

britannique, ce qui est le cas aujourd'hui encore puisque les WINDSOR descendent en

ligne directe de la maison royale de Hanovre (Jusqu'en 1901, tous les monarques furent

issus de la dynastie de Hanovre mais lorsque Edouard VII épousa la princesse danoise

Alexandra, le nom de HANOVRE fut remplacé par "SAXE-COBOURG-GOTHA", nom du

père allemand d'Edouard. Il fut de nouveau changé en "WINDSOR" le 17 juillet 1917, il est

tel quel aujourd'hui encore). Il est compréhensible que beaucoup d'Anglais ne se

réjouissaient pas de la souveraineté allemande, Beaucoup d'organisations se formèrent

pour amener de nouveau les STUARTS sur le trône. A cause de ce danger, la dynastie de

Hanovre n'autorisa pas d'armée permanente en Angleterre, ils recrutèrent les troupes

nécessaires dans leur principauté et parmi leurs amis allemands. Ceux-ci étaient payés,

évidemment, par le Trésor britannique, ce qui profitait aux banquiers juifs. Le PRINCE

GUILLAUME IX DE HESSE-HANAU qui était aussi un ami de la dynastie de Hanovre mit à

leur disposition la plupart des mercenaires (14).

LA FRANC-MAÇONNERIE EN ANGLETERRE

En 1567, les FRANCS-MAÇONS anglais de divisèrent en deux grandes loges, celle de

"YORK" et celle de "LONDRES". Cependant, l'époque la plus importante de l'histoire des

francs-maçons a été le début du 17ème siècle lorsque leur corporation de caractère

artisanal se transforma en une corporation secrète d'ordre mystique et occulte. Les loges

acceptèrent désormais des "non-maçons", ce qui eut pour conséquence que, vers 1700,

presque 70% des francs-maçons vinrent d'autres professions.

Le 24juin 1717, les représentants de quatre grandes loges britanniques se réunirent à

Londres, ils fondèrent la Grande loge anglaise, appelèe aussi "LOGE MERE DU MONDE".

Le nouveau système de grade d'initiation comportait trois degrés, celui d'apprenti, de

compagnon et de maître ; on les appelait aussi grades "BLEUS".

La grande loge tenait à ce que ce soit la DYNASTIE DE HANOVRE qui continue d'occuper

le trô,e anglais, elle conféra, en 1737, les deux premiers grades à Frédéric de Hanovre,

prince de Galles. Beaucoup de membres des générations suivantes de la famille royale de

Hanovre ont même détenu le titre de grand maître (Ce fut le cas pour Frédéric Auguste,

pour le roi Georges IV, pour le roi Edouard VII et pour le roi Georges VI).

Cepcndant, ils avaient desennemis. Après la chute de Jacob II en 1688, les partisans des

STUARTS créèrent différents mouvements, entre autres celui des JACOBINS militants,

pour ramener les STUARTS sur le trône.

Pour soutenir son fils JACOB III, une nouvelle branche de francs-maçons fut créée, la

"LOGE DES TEMPLIERS ECOSSAIS" (fondèe en 1725 par Michael Ramsey) qui accepta

en son sein d'anciens TEMPLIERS. Cette loge avait créé des grades encore plus

importants que la loge mère de Londres afin de soustraire des membres à cette dernière.

En 1736 lut créée la "GRANDE LOGE ECOSSAISE" qui reléguait, aussi, a l'arrière-plan

l'aspect corporatif pour mettre l'accent sur l'aspect mystique. Dans les loges écossaises, on

retrouvait souvent la franc-maçonnerie templière et plus tard, on y introduisit même le

grade de templier.

Comme on le voit, on se trouve en présence de deux systèmes de francs-maçons qui

S'opposaient, ceux de la dynastie de Hanovre dans la LOGE MERE DE LONDRES et ceux

des Stuarts dans celle des TEMPLIERS ECOSSAIS. Qui pourrait bien être le troisième

inconnu qui aurait tout intérêt à ce que naisse un Conflit ?

Ne se trouverait-il pas parmi les "ILLUMINATI" (15) ?

LA FAMILLE ROTHSCHILD

Beaucoup d'énigmes entourent le centre secret du négoce bancaire international : la

maison ROTHSCHILD.

En 1750, MAYER AMSCHEL BAUER acheta la banque de son père à Francfort et troqua

son nom pour celui de ROTHSCHILD (d'après l'enseigne rouge - traduction littérale du mot

Rothschild - qui était accrochée à la porte d'entrée de la banque et qui représentait le signe

des Juifs révolutionnaires et vainqueurs dans l'Europe de l'Est).

Mayer se maria. Il eut cinq garçons et cinq filles. Les prénoms de ses fils étaient Amschel,

Salomon, Nathan, Kalmann (Karl) et Jacob (James). Son ascension s'accéléra lorsqu'il

obtint les faveurs du PRINCE GUILLAUME IX de HESSSE-HANAU. Il prit part, en sa

présence, à des rencontres de francs-maçons en Allemagne. Ce prince Guillaume, ami de

la DYNASTIE DE HANOVRE, avait des revenus financiers considérables en louant ses

mercenaires de Hesse au roi anglais (de Hanovre). Ce furent les mêmes troupes qui

combattirent, plus tard, contre l'armée de George Washington dans la "Valley Forge",

Rothschild devint le banquier personnel de Guillaume (16).

Lorsque le prince Guillaume dut s'enfuir au Danemark à cause des troubles politiques, il

déposa à la banque Rothschild le salaire des mercenaires, soit 600.000 livres. NATHAN

ROTHSCHILD (le fils ainé de Mayer Amschel) emporta avec lui cet argent à Londres gràce

auquel il put ouvrir aussi une banque. L'or qui servit de garantie était issu de la "East India

Company". Nathan obtint une plus-value de 400% en prêtant de l'argent au DUKE OF

WELLINGTON qui finançait ainsi ses opérations militaires et en vendant aussi, plus tard,

de façon illégale l'or qui devait servir de garantie.

Ces transactions furent à l'origine de la fortune gigantesque de la famille Rothschild, C'est

alors que débuta le commerce bancaire international : chaque fils ouvrit une banque dans

un pays différent, Anischel à Berlin, Salomon à Vienne, Jacob à Paris et Kalmann à Naples.

Salomon Rothschild était membre des francs-maçons.

MAYER AMSCHEL ROTHSCHILD écrivit son testament dans lequel il indiquait comment la

fortune de famille devait être gérée à l'avenir. La fortune serait administrée par les hommes

et ce serait l'ainé qui aurait le pouvoir décisif et trancherait en cas de désaccord. Toutes les

tenues de compte devaient rester absolument secrètes, particulièrement pour le

gouvernement (17).

En l773, MAYER AMSCHEL ROTHSCHILD aurait rencontré en secret dans la maison des

Rothshild, rue Juive à Francfort, douze bailleurs de fonds juifs aisés et influents (en fait les

Sages de Sion) pour mettre à l'étude un projet qui contrôlerait toute la fortune mondiale.

Aux dires de Herbert G. Dorsey, ces bailleurs de fonds auraient souligné, entre autres, le

fait que de la fondation de la "BANQUE D'ANGLETERRE" avait permis d'exercer une

influence considérable sur la fortune anglaise. Ils déclarèrent aussi qu'il serait nécessaire

que cette banque exerce un contrôle absolu alin qu'ils puissent créer les bases qui

permettraient de contrôler la fortune mondiale. Ils en retinrent les grandes lignes par écrit.

Selon les document de Dorsey et William Guy Carr "Pawns in the Game", ce plan aurait

finalement été connu sous le nom de "PROTOCOLES DES SAGES DE SION". L'origine

des Protocoles remonte, en fait, à des siècles en arrière, ils auraient été remaniés par

ROTHSCHILD avant d'acquérir leur vraie signification. Ces Protocoles furent gardés

secrets jusqu'en 1901, date à laquelle ils tombèrent dans les mains du professeur russe

S.Nilus. Celui-ci les publia sous le titre "le danger juif". Victor Marsden les traduisit en

anglais en 1921 sous le titre "THE PROTOCOLS OF LEARNED ELDERS OF ZION" ("Les

Protocoles des Sages de Sion").

Sur les 24 Protocoles j'en résumerai douze. La traduction de l'anglais s'éloigne, peut-être,

un peu du texte original mais le contenu y reste fidèle. Le recueil complet des Protocoles

dépeint la situation actuelle de notre monde (18).

LES PROTOCOLES DES SAGES DE SION

1. Le contrôle de l'argent

(...) "Le contrôle des nations sera assuré par la création de gigantesques poles privés qui

seront les dépositaires d'immenses richesses dont dépendront même les Gojim (les

non-juifs). (...)

(...) C'est ainsi que le jour qui suivra l'effondrement polifique verra leur anéantissement en

en même temps que celui du crédit accordé aux Etats. (...)

(...) Des crises économiques porteront atteinte aux Etats ennemis en leur soustrayant

l'argent mis en circulation. En accumulant de grands capitaux privés qui sont ainsi

soustraits à l'Etat, ce ce dernier va être obligé de s'adresser à nous pour emprunter ces

mêmes capitaux. Ces emprunts consentis avec des intérêts seront une charge pour les

Etats qui en deviendront les esclaves, sans volonté propre. Ils s'adresseront à nos

banquiers pour leur demander l'aumône au lieu d'éxiger des impôts du peuple. Des

emprunts étrangers sont comme des sangsues, il n'y a aucune possibilité de les éloigner du

corps d'Etat, car elles ne peuvent que se détacher d'elles-mêmes ou être rejetées par l'Etat.

Cependant, les Etats Gojim ne les rejetteront pas, ils s'en attireront sans cesse d'autres, ce

qui les conduira à une faillite inexorable.

Les dettes de l'Etat rendront les hommes d'Etat corruptibles, ce qui les mettra encore plus à

notre merci". (...) (19)

Remarque sur la situation actuelle :

Les dettes de l'Etat, des Länder et des communes en Allemagne se montaient en 1992

globalement à 1.300 milliards de Marks allemands.

2. Le contrôle de la presse

(...) "Nous procéderons de la façon suivante avec la presse :

Son rôle est d'exciter et d'enflammer les passions chez le peuple (...) et le public est

tellement loin de pouvoir imaginer qui est le premier bénéficiaire de la presse (...) Parmi

tous les journaux, il y en aura aussi qui nous attaqueront mais nous sommes les fondateurs

de ces journaux, leurs attaques porteront exclusivement sur des points que nous leur

aurons précisés auparavant. (...)

(...) Aucune nouvelle ne sera publiée sans avoir reçu notre accord. C'est déjà le cas

maintenant, car toutes les nouvelles du monde sont regroupées dans seulement quelques

agences. Ces agences étant sous notre contrôle, elles ne publient que ce que nous avons

approuvé. (...)

(...) Nos journaux seront de toutes les tendances, aristocratique, socialiste, républicaine,

voire même anarchiste, tant du'existera la Constitution. (...)

(...) Ces idiots qui croiront que le texte d'un journal reflète leur propre opinion n'auront fait,

en réalité, que répéter notre opinion ou celle que nous souhaitons voir exprimée. (...)" (20)

Remarque sur la situation actuelle :

Presque toutes les agences d'information du monde sont déjà contrôlers par la

"commission trilatérale" et le "CFR", tous deux étroitement reliés (j'explique plus loin ce que

sont ces organisations).

3. L'extension du pouvoir

(...) "Nous serons pour le public l'ami de tous. (...) Nous les soutiendrons tous, les

anarchistes, les communistes, les fascistes et particulièrement les ouvriers. Nous

gagnerons leur confiance et ils deviendront ainsi, pour nous, un instrument très approprié.

(...)" (21)

4. Le contrôle de La foi

(...) Nous ôterons aux hommes leur vraie foi. Nous modifierons ou supprimeront les

principes des lois spirituelles. (...) L'absence de ces lois affaiblira la foi des hommus

puisque les religions ne seront plus capables de donner quelconque explication. (...)

(...) Nous comblerons ces lois spirituelles en introduisant une pensée matérialiste et des

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7 décembre 2010 2 07 /12 /décembre /2010 16:49

RELIGION ANCIENNE ET EXIGENCES MORALES DES BASAA, BATI ET MPÔÔ DU CAMEROUN Écrit par Mathias Victorien Ntep Lundi, 06 Décembre 2010 00:00 La religion est la reconnaissance pieuse par un individu ou un groupe d´un être transcendant ; c´est la croyance absolue en une personnalité préternaturelle ou surnaturelle, une divinité, de qui dépend la destinée de l´individu ou du groupe. Ce système de croyances conduit l´individu ou le groupe à souscrire à certains dogmes, c´est-à-dire à des vérités incontestables, à pratiquer certains rites pour exprimer son /leur adoration de la divinité, le but étant d´accéder au Salut de l´âme, à la félicité dans l´au-delà, juste après la mort ; à la vie éternelle, en choisissant le bien, en se comportant moralement et en accord avec la volonté de Dieu ou de la divinité. La religion n´est qu´une des composantes de la culture. Par Mathias Victorien Nte p Quant à la culture, elle est le mode de vie d´un groupe, élaboré dans le passé, ajusté ou rénovée de temps en temps si besoin est, transmis de génération en génération, et s´articulant autour de la langue ou des langues du groupe, de sa religion, de ses exigences morales – normes et valeurs --, de son système sociopolitique, de l´habillement, de l´habitat, de l´alimentation et des arts. Il est un fait que toutes les communautés ou tous les peuples sur terre ont une culture, et une religion. Contrairement à ce que beaucoup de gens pensent, les peuples occidentaux et nordiques ne sont pas essentiellement et foncièrement chrétiens ; ces peuples furent plutôt christianisés. C´est la raison pour laquelle le philosophe François Jullien parle d´'Occident christianisé', et non d´'Occident chrétien'. Le philosophe Georges Leroux commet donc au moins une peccadille, voire une erreur, lorsqu´il parle d´'Occident chrétien', dans une de ses publications. Les Grecs, les Romains et les tribus germaniques, par exemple, étaient polythéistes au départ. Le 'wotanisme' était une religion que certaines tribus germaniques pratiquaient ; la divinité adorée était alors Wotan. Nicholas Goodrick-Clarke écrit à cet égard : « List considérait d´ailleurs les Islandais du Moyen Age comme des wotanistes ayant fui les persécutions qui avaient accompagné la christianisation de la Germanie et l´Edda comme un recueil des mythes et des croyances des anciens Germains. Dans ce recueil, Wotan est vénéré comme dieu de la guerre et seigneur du Walhalla, le palais où il reçoit les héros morts au combat. Les poèmes le présentent aussi comme magicien et nécromancien. Le 'Hávamál' et la 'Völuspá' décrivent les tortures qu´il s´est infligées pour acquérir, par des moyens magiques, la connaissance des mystères de la nature. » ( Goodrick-Clarke 1989 : 69) Nous pouvons aussi citer l´exemple de l´évêque Talleyrand -- le véritable père et maître à penser de la diplomatie française -- comme preuve du fait que, malgré certains efforts déployés pour assimiler le christianisme, les préceptes moraux de cette religion sont rarement appliqués et vécus par ceux-là mêmes qui prétendent la défendre. L´histoire enseigne que l´évêque Talleyrand était un débauché à l´impudicité ( l´inconduite) peu commune, et un homme retors et sournois qui affectionnait particulièrement les ruses de Sioux. C´est pourquoi l´on le surnomme souvent le 'diable boiteux' ; Talleyrand avait un pied bot. Un chercheur rapporte par ailleurs que les initiateurs des messes noires étaient des prêtres, membres de la confession religieuse de Talleyrand, au siècle de Louis XIV. Selon le même chercheur, même le mari de Jeanne d´Arc, la 'Pucelle d´Orléans', se livrait à ces pratiques. Les 'U-Um' veulent apprivoiser le monde visible et les univers invisibles et préternaturels Les Basaa, Bati et Mpôô du Cameroun ne dérogent pas au principe ou à la règle selon lequel/laquelle toute communauté a une religion. Nous avons appris que la religion des BBM – Basaa, Bati et Mpôô – du Cameroun est le culte 'Um'. Eugène Wonyu indique, dans son opuscule ou livret sur les Basaa du Cameroun, de l´Égypte des Pharaons à nos jours (version en langue française), que c´est en Nubie, au pays de Couch, que les Basaa commencèrent à pratiquer le culte de la divinité 'Um'. C´est aussi en Nubie (Méroé) qu´il localise le foyer originel des Basaa du Cameroun ; c´est d´ailleurs la thèse que soutient aussi l´universitaire et chercheur Emmanuel Konde, dans son livre sur l´histoire des Basaa de Limbé (Victoria), le peuplement de Limbé (Victoria) et les migrations sur la côte atlantique du Cameroun. Les prêtres 'Um', encore appelés 'U-Um', se consacrent essentiellement à l´exploration du monde physique et des univers invisibles et préternaturels dans le but de découvrir leurs secrets, de connaître leurs mystères. Les 'U-Um' veulent apprivoiser le monde visible et les univers invisibles et préternaturels. Accordent-ils aussi assez de place à la sanctification et au salut de l´âme de l´individu ? Ces prêtres aspirent à être enracinés dans la divinité 'Um' et dans le peuple BBM. Ils disent qu´ils seraient des intermédiaires positionnés entre 'Um' et le peuple BBM ; est-ce pour exhorter le peuple BBM à pratiquer l´amour du prochain, la sagesse, l´honnêteté et l´humilité, bien évidemment en incarnant ces vertus ? Pour revenir sur l´origine des Basaa : mais pourquoi affirme-t-on souvent que les Basaa sont originaires de l´Égypte pharaonique noire ? Parce que, comme le précise d´ailleurs l´égyptologue Nicolas Grimal, la Nubie (encore appelé l´Éthiopie ancienne ou le pays de Couch), faisait partie de l´Empire des Pharaons, de l´Égypte pharaonique noire. Mais pourquoi certains chercheurs avancent-ils que les Basaa sont une des tribus juives perdues? En effet, dans son opuscule mentionné ci-dessus, Eugène Wonyu cite les noms des chercheurs basaa qui défendent cette thèse. Il ne semble pas prendre position lui-même ; il s´évertue tout simplement à mettre en exergue les ressemblances troublantes entre la culture et les croyances des Basaa du Cameroun et celles des Juifs. Le 'Mbombog' Mpaye Gwet, patriarche et prêtre 'Um', rapporta que son père, qui mourut dans les années 1930, lui avait enseigné que les Basaa et les Juifs de Moïse avaient puisé dans la même source. Mpaye Gwet affirme aussi que la culture de nos aïeux fit sensation et fut admirée et rayonnante dans l´Antiquité à travers le monde entier. Dès lors, nous comprenons tout de suite qu´il s´agit de la culture de l´Égypte pharaonique noire. Doit-on rappeler que le Juif Moïse naquit et grandit en Égypte pharaonique noire et qu´il fut instruit dans toute la sagesse de ce pays ? Nous n´oublions pas que le Seigneur Jésus-Christ séjourna en Égypte antique noire avec ses parents, quand il était enfant. L´historiographie judéo-chrétienne ne souligne-t-elle pas noir sur blanc que l´Égypte pharaonique noire était le pays de Cham (en basaa du Cameroun 'Kam') et de Mitsraïm ( en basaa du Cameroun 'Mis', c´est-à-dire 'les yeux') ? Les Arabes soutiennent que l´Égypte est le pays de 'Misr'. Selon l´historien Joseph Ki-Zerbo, Pouth, un des quatre fils de Cham ( Kam), s´était installé sur le territoire jouxtant la mer Rouge. Or, nous retrouvons aussi le patronyme 'Pouth' chez les Basaa du Cameroun. Il serait peut-être superflu de souligner ici que le génie universel Imhotep – aujourd´hui 'Ntep' chez les Basaa du Cameroun – est aussi un de nos illustres aïeux qui vécut en Égypte pharaonique noire. En vérité, nous estimons qu´il n´est pas très aisé d´étayer, à l´aide d´arguments massue, l´hypothèse selon laquelle les Basaa seraient une des tribus juives perdues. En revanche, ce qui peut facilement être prouvé, c´est qu´il y eut une cohabitation et des interactions entre les aïeux des Basaa des nomes tribaux et claniques de Men Nefer (Memphis) et d´ Ôn (Héliopolis) et le peuple juif installé dans la région de Gochèn, dans le delta du Nil. Le patriarche basaa ( 'mbombog'), chercheur et scientifique Mbog Bassong est aussi partisan de la thèse de la cohabitation entre les aïeux basaa et les Juifs en Égypte pharaonique noire. S´il y a donc eu cohabitation entre ancêtres des Basaa et Juifs, c´est qu´elle a eu lieu dans le delta du Nil. Ce qui veut aussi dire que ce sont ces ancêtres des Basaa qui vinrent plus tard en Nubie, accompagnés de certains de leurs amis juifs, former la peuple basaa, tout comme certains anciens Égyptiens prirent la direction de la Terre promise en suivant leurs ami(e)s juifs. L´historiographie judéo-chrétienne atteste d´ailleurs que certains anciens Égyptiens partirent avec les Juifs, quand ces derniers quittaient l´Égypte sous la direction de Dieu et de Moïse ; ce qui signifie et implique que le peuple juif comprend aussi des éléments de l´Égypte antique noire, selon toute vraisemblance des éléments basaa. D´ailleurs, le père de la demi-tribu juive de Manassé s´appelle Joseph, fils de Jacob Israël. Manassé était le fils de Joseph. Manassé avait pour mère la fille d´un prêtre du dieu-soleil Râ d´ Ôn ( Héliopolis), ville située à l´époque sur le Nil, vers le delta du Nil. Or, les Basaa du Cameroun ont conservé le mot 'Ôn' ( basaa ancien ; 'On' en bassa moderne précoce et 'Òn' en basaa moderne flamboyant ou rayonnant), qui signifie 'île' et 'presqu´île'. De plus, les Basaa du Cameroun ont le mot 'Job', qui signifie 'dieu' et 'soleil'. 'Ptah' (Verbe créateur ou Parole créatrice) et 'pot' (verbe basaa qui veut dire 'parler') partagent exactement la même racine linguistique, qui est [pt] Bien sûr, les Basaa emploient d´autres mots et/ou noms pour désigner 'Dieu' et 'soleil' ; il y a 'Nyambe' ( 'Dieu') et 'H(y)angaa' ( 'soleil'). Manassé avait donc pour père un Juif et pour mère une ancienne Égyptienne noire. 'Manassé' veut dire 'celui qui apporte la joie, le réconfort, le soulagement, après une période de peine, de souffrance, de douleur…'. Il se trouve que le basaa contemporain a aussi le mot et nom propre 'Massé', qui veut dire la 'joie', le 'plaisir qu´on éprouve après une période de difficulté, de peine, d´épreuves, de douleur, d´attente, de doute, d´angoisse'. Hérodote, l´historien et ethnologue grec de l´Antiquité, nous apprend dans les deuxième et troisième livres de ses Histoires que les anciens Égyptiens étaient noirs et qu´ils appelaient leur premier souverain (pharaon) 'Mis' ( 'les yeux' en basaa) ; c´était et c´est celui que les Grecs, les égyptologues et les 'égyptomanes' appellent 'Menes'. On constate que les langues étrangères à l´ancien égyptien ont tout simplement inséré 'ene' entre 'M' et 's' et qu´elles ont supprimé le 'i'. Apparemment, c´est pratiquement le même procédé que nous remarquons au niveau du nom 'Manassé' ; on se rend compte que les langues étrangères à l´ancien égyptien ont inséré 'na' entre 'Ma' et 'ssé', car si nous supprimons 'na' de 'Manassé', nous obtenons 'Massé', un nom typiquement basaa. Nous connaissons personnellement un 'Massé' dont le père est Basaa. Ceci nous conduit donc à affirmer que les prêtres de Râ ( 'Job' en basaa comtemporain) d´Ôn (Héliopolis) étaient aussi des ancêtres basaa du delta du Nil. La ville d´Ôn (Héliopolis) était située sur le Nil, légèrement au nord de Men Nefer ( Memphis). Nous savons que c´est à Men Nefer (Memphis) que la divinité Ptah était adorée. Les Basaa disent parfois aujourd´hui 'Tâh' ou 'Tâ' quand ils s´adressent à Dieu. 'Tâh' (ou 'Tâ') veut aussi dire 'père' en basaa du Cameroun. En outre, certains patriarches basaa portent parfois la coiffure ou la calotte de Ptah ; on l´ appelle 'hipata' ou 'hi-pata' en basaa. Ce mot est quelque peu bâti sur le modèle de 'hikôdô' ou 'hi-kôdô' – qui veut dire 'chapeau' en basaa -- , le pluriel étant 'dikôdô'. Dans 'hi-pata', nous avons 'hi', qui marque le singulier, et 'Pata', le nom proprement dit, en basaa contemporain, de la divinité 'Ptah'. Le 'hipata' est porté, en réalité, pour honorer la divinité Ptah ( Pata – Tâh), tout comme certains Juifs portent le 'yarmulke' pour honorer Dieu. En fait, c´est le 'hipata' que les Juifs appellent 'yarmulke'. Nous avons appris que la tradition du 'yarmulke' chez les Juifs ne serait vieille que de quatre (4) siècles. Le 'hipata' peut parfois prendre la forme d´une calotte serrée qui couvre tous les cheveux de la tête. C´est l´universitaire Emmanuel Konde qui attira notre attention sur le 'hipata' ou 'yarmulke' porté par le patriarche ( 'mbombog') Théodore Mayi-Matip ; c´est l´intellectuel et chercheur Nouk Bassomb qui nous expliqua que les Basaa appellent le 'yarmulke' 'hipata', et que 'hipata' se réfère à la divinité Ptah de l´Égypte pharaonique noire. La divinité 'Ptah' était considérée comme le 'Verbe créateur', la 'Parole créatrice', le Dieu qui créa tout ce qui existe, exactement comme cela est exposé dans les premiers versets de l´Évangile selon Jean, dans le Nouveau Testament, et au premier chapitre du livre de la 'Genèse', dans l´Ancien Testament. Selon l´historiographie judéo-chrétienne, la colère de Dieu s´enflammait contre l´idolâtrie à Men Nefer ( Memphis) parce que la divinité Ptah -- qui était alors considérée comme le Dieu créateur de toute chose -- était aussi représentée sous forme humaine (ce qui est interdit) et adorée. Dieu interdit de peindre des images ou de sculpter des statues représentant des êtres saints et de les adorer. En fait, ces images ou ces statues sont inanimées ; les adorer équivaut à commettre l´idolâtrie. Ce qu´on doit aussi reconnaître, c´est qu´il fut donné à nos ancêtres à Men Nefer ( Memphis) de savoir que l´homme est à l´image de Dieu. D´ailleurs, l´historiographie judéo-chrétienne nous apprend que Jésus-Christ est Dieu qui a pris la forme humaine. En outre, 'Genèse', le premier livre de l´Ancien Testament, enseigne que l´homme fut créé à l´image de Dieu. On comprend maintenant pourquoi le mbombog Mayi-Matip portait parfois la calotte de Ptah ( 'hi-pata' ou 'hipata' en basaa) et pourquoi il avait rédigé un livre intitulé L´Univers de la Parole. Ce livre fut préfacé par le Prince Dicka-Akwa nya Bonambéla. Dans cette préface, Dicka-Akwa note que les anciens Égyptiens appelaient le 'verbe moteur' 'hu', exactement comme les Basaa du Cameroun aujourd´hui. Il y a une différence entre le 'Verbe créateur ( 'Ptah' ) et le 'verbe moteur' ('hu') ; ce dernier peut être utilisé par une personne. Dans son livre, le mbombog Théodore Mayi-Matip suggère que le 'Mbog Basaa' est l´univers de la Parole. Nous savons que c´est Ptah ( 'Pata' en basaa d´aujourd´hui) qui est la divinité de cet univers ; nous savons que Théodore Mayi-Matip portait parfois la calotte de Ptah ( 'hipata' en basaa) ; cela veut-il dire que Ptah ou Pata serait adoré au sein du clergé 'Um' ? Comment peut-on expliquer le fait qu´un mbombog basaa porte la calotte de Ptah ( Pata) pour honorer Ptah ou Pata, qu´il écrive un livre sur l´univers de cette divinité et qu´il n´adore pas, au moins secrètement, cette divinité ? De plus, 'Ptah' (Verbe créateur ou Parole créatrice) et 'pot' (verbe basaa qui veut dire 'parler') partagent exactement la même racine linguistique, qui est [pt]. Le mbombog ( patriarche) et prêtre 'Um' Mpaye Gwet déclara que les Basaa utilisaient plusieurs noms pour désigner Dieu quand leurs ancêtres vivaient encore en Égypte pharaonique noire. Le prêtre expliqua que certains de ces noms ne sont utilisés aujourd´hui que par les membres du clergé 'Um'. Il confirme la thèse selon laquelle les Basaa sont originaires du Nord-Est de l´Afrique en général et du territoire proche de la mer Rouge (cette région est appelée 'Likôl' dans l´historiographie écrite et orale des Basaa du Cameroun) et de l´Égypte pharaonique noire en particulier. Aujourd´hui, les Basaa utilisent aussi le nom 'Batúpêk' (basaa moderne précoce), qui veut dire l´'Omniscient', pour désigner Dieu. Selon le prêtre Mpaye Gwet, le peuple basaa vivait sous un autre paradigme religieux en Égypte ancienne ; ce paradigme était différent de celui que les Basaa connaissent aujourd´hui avec 'Hilôlômb(i)' comme le Dieu des Basaa. Or donc, même le nom 'Hilôlômb(i)' n´est pas sans nous rappeler la cohabitation et l´interaction entre ancêtres basaa des nomes de la 'Muraille Blanche' (Men Nefer – Memphis) et celui du 'Sceptre intact' ( Ôn – Héliopolis) et peuple juif de la région de Gochèn. En effet, 'Hilôlômb(i)' veut dire 'Ancien des jours' ; or, il se trouve que Dieu est aussi appelé 'Ancien des jours' dans l´historiographie judéo-chrétienne. Par ailleurs, selon Eugène Wonyu, qui était enraciné dans la culture ancienne des Basaa, les anciens Basaa adoraient 'Hilôlômb(i)', le Dieu Tout-Puissant, et 'Mbotbot', le Fils de 'Hilôlômb(i)' ; Ne voit-on pas là une autre similarité entre la croyance des anciens Basaa et la croyance judéo-chrétienne ? On aimerait bien poser la question de savoir pourquoi les Basaa d´aujourd´hui, y compris les membres du clergé 'Um', ne parlent presque jamais de 'Mbotbot', qu´Eugène Wonyu mentionne clairement dans son opuscule comme faisant partie des croyances des anciens Basaa. Les patriarches ont l´habitude de dire : 'Mbog i kwok, Mbog i telbak'. C´est pour cela que Mpaye Gwet, le patriarche-prêtre 'Um', estimait que le peuple 'BBM' a besoin d´un autre paradigme religieux – ce qu´il appelait une 'Nouvelle Alliance'-- aujourd´hui. Le vieux constatait que notre peuple avait besoin de ce nouveau paradigme pour connaître un essor extraordinaire semblable au rayonnement de nos ancêtres en Égypte pharaonique noire. Le Livre des morts laissé par nos ancêtres, les anciens Égyptiens, nous enseigne que tout être humain doit s´atteler à rechercher et à pratiquer le bien ici-bas, car c´est ce qui détermine sa destiné ou son sort dans l´au-delà. Le culte 'Um', tel qu´il est pratiqué aujourd´hui, ne prévoit-il pas de plan de salut de l´âme individuelle, comme c´était le cas chez nos ancêtres, les anciens Égyptiens, au temps du paradigme religieux de cette époque-là ? Ce plan serait-il plutôt évasif ? Ou alors, dépendrait-il de la conception individuelle de chaque prêtre 'Um' ? La religion 'Um' ne dispose –t- elle pas d´un catalogue synoptique de préceptes moraux, catalogue public, notoire et accessible à tous, résumant et constituant le fondement éthique de la communauté basaa, bati et mpôô? Puisque la réponse positive ou affirmative à cette question ne se conçoit pas sans coup férir, nous nous proposons de glaner, ci-dessous, les exigences morales que les patriarches et le peuple BBM ont l´habitude d´avancer. Cette liste devrait être le socle moral de tout membre de la communauté BBM. L´idée du mbombog et prêtre 'Um' Mpaye Gwet relative à un nouveau paradigme religieux de la communauté Basaa, Bati et Mpôô est sérieuse Certaines cervelles ont coutume d´attirer l´attention sur la pratique du culte des/aux ancêtres dans certaines religions africaines. C´est ainsi qu´Aloysius M. Lugira écrira : « In African religion, the Supreme Being reigns as God in heaven. However, in most traditions, he is not involved in day-to-day affairs of human beings. This function he delegates to the less important gods of African belief who occupy the spirit world. The spirit world is made up of superhuman beings, beings of God´s creation that occupy the spiritual universe between God and humanity, the space between heaven and present. It is to these lesser gods that people turn in times of joy and sorrow. It is to them that they make offerings and sacrifices for health and happiness, successful crops, the birth of healthy children, and protection from evil.” ( Lugira: 2004/1999: 46) L´espace entre le ciel et la terre est l´univers préternaturel, tandis que le Ciel est le domaine du surnaturel. On devrait quand même souvent faire preuve de précision en reconnaissant que la religion en Afrique est aussi plurielle et diverse que les peuples et les cultures de ce continent. Quant à l´historien Engelbert Mveng, il écrit: « Le Cameroun d´hier, comme toute l´Afrique, vivait d´une religion que nous nommons monothéisme … Ce monothéisme, élaboré dans le paganisme, était nécessairement imparfait. Le peuple ignorait un culte à Dieu quelque peu organisé. Il le priait cependant dans les circonstances graves de la vie. Ce Dieu, qu´on reconnaissait comme personnel, apparaissait très lointain, séparé des hommes depuis la rupture originelle, et entre lui et l´homme ne subsistait que le pont, très incertain d´ailleurs, de la médiation des Ancêtres. Mais tout le monde était d´accord pour professer que ce Dieu n´avait ni commencement ni fin et que c´est lui qui a créé toutes choses. » (Mveng 1963: 253) Les questions que nous aimerions soulever ici sont celles de savoir si les ancêtres doivent être adorés ; si un ancêtre doit être adulé même s´il a trahi et causé la mort des filles et fils valeureux et intègres du peuple ? Nous sommes d´avis que seuls les ancêtres valeureux et intègres doivent être respecté et honorés. C´est vraisemblablement en Nubie ( Méroé) que Nsaa devint le guide humain de tout ce groupe qui vint de Men Nefer et d´Ôn ; c´est la raison pour laquelle ce groupe, qui continuait à se multiplier, prit le nom de 'Nsaa'. Ainsi parle-t-on de Basaa, le peuple, les gens de 'Nsaa', à partir de la Nubie. C´est de cette manière qu´on peut logiquement expliquer le regroupement et la formation proprement dite du peuple basaa en Nubie. Ceux qui formèrent, cependant, le peuple basaa en Nubie sont les fils et les filles des anciens Égyptiens qui vécurent à Men Nefer ( Memphis), à Ôn ( Hélíepolis) et en quelque sorte un peu au nord de la région de Gochèn, accompagnés de Melek ( Mbelek) et de ses proches, qui, eux, auraient été des Juifs, et qui auraient décidé de ne pas prendre le chemin de la terre promise, mais de suivre leurs amis qui avaient décidé de remonter le cours du Nil pour venir s´installer en Nubie. L´intellectuel et chercheur Nouk Bassomb défend, de nos jours, la thèse selon laquelle Jéthro, celui qui est mentionné dans la Bible, l´instructeur de Moïse devant le Dieu Tout-Puissant, fut un ancêtre basaa. On sait en effet que Jethro n´était pas Juif. Pour ce qui est du 'Nouveau Paradigme' religieux réclamé par le mbombog et prêtre 'Um' Mpaye Gwet relatif à la survie, à l´essor et au rayonnement des Basaa, Bati et Mpôô, nous pensons que ce nouveau paradigme religieux doit être fondé sur le respect scrupuleux des exigences morales par tous les patriarches/'bambombog' ( filière 'Matuk', filière 'Hikoo hi Mbog', filière 'Bati - Mpôô' et filière 'Nkoda Ntoñ') et par tous les Basaa, Bati et Mpôô. Nous pouvons glaner les valeurs que l´on retrouve dans notre culture et les communiquer, les enseigner à tous les Basaa, Bati et Mpôô. L´idée du mbombog et prêtre 'Um' Mpaye Gwet relative à un nouveau paradigme religieux de la communauté Basaa, Bati et Mpôô est sérieuse, car « Une culture ne change volontairement que lorsqu´elle prend conscience d´elle-même ; lorsqu´elle a réussi à se détacher de ses a priori idéologiques, lorsqu´elle conçoit assez clairement la forme mythologique de son passé pour désirer la dépasser dans une entreprise dont l´ambition lui semble indiscutablement 'rationnelle'. Lorsqu´elle se finalise elle-même. » ( Pierre-Yves Bourdil 1996 : 755) Apparemment, il y aurait actuellement des démêlés et des dissensions au sein et entre les filières 'Matuk' et 'Nkoda Ntoñ'. Ces conflits larvés émaneraient de la fringale excentrique qu´éprouveraient certaines personnes au sein de la communauté basaa, bati et mpôô d´acquérir la puissance et les pouvoirs préternaturels, de commander les pairs et la communauté, de dominer, de manipuler et d´exploiter politiquement le peuple ; cette zizanie dériverait aussi de la boulimie orgueilleuse dont certains sont en proie, et qui les inciterait à considérer leurs prochains comme inférieurs, en raison de la connaissance du monde préternaturel qu´ils posséderaient. Nous savons que les patriarches Mayi-Matip et Mpaye Gwet étaient ouverts, dans une certaine mesure, au dialogue interreligieux. Le 'U-Um' Mpaye Gwet disait que la religion 'Um' était prête à coexister pacifiquement avec toute autre religion éprise de paix, de concorde…Il déclara même que les commandements de Dieu s´adressent à tous les humains, à tous les peuples. Le patriarche Mayi-Matip désapprouvait le spiritisme, pratique virtuellement courante dans certaines cultures qui prétendent être sceptiques quant aux phénomènes paranormaux et préternaturels. Seul un engagement sincère des uns et des autres à s´approprier les exigences morales, dont ils se targuent de temps en temps, pourrait faciliter le retour durable à la stabilité et à la sérénité dans les cercles des patriarches. Il s´agit des exigences morales d´amour du prochain, de sagesse, d´humilité, d´honnêteté, de transparence, de véritable ancrage dans le peuple, de recherche du bien commun de tout le peuple, entre autres -- bien évidemment dans le respect scrupuleux de l´esprit démocratique et du 'Manifeste Mbog Liaa'. Les autres ethnies du Cameroun obligeraient le pays tout entier et contribueraient aussi à l´établissement et à la construction d´un vivre-ensemble interethnique harmonieux au Cameroun en jouant cartes sur table, comme les BBM, en exposant et en pratiquant leurs valeurs constructives et humanistes. Il est judicieux de ne respecter et de n´honorer que les ancêtres valeureux et intègres, et de n´adorer que Dieu et son Fils Lors de la réunion préparatoire à la création de l´association culturelle 'Mbog Liaa – Adna Maten ma Mbog Liaa', un mbombog avait déclaré que les patriarches n´allaient soutenir cette initiative que si toutes les parties prenantes et tous les intéressés s´engageaient à faire preuve d´honnêteté, de transparence, de refus de la délation (de la trahison, de la traîtrise) et du rejet de la malhonnêteté. Le mbombog Mpaye Gwet exposait encore cette année que le mbombog doit être doté de trois qualité cardinales : l´amour du prochain, la sagesse et l´humilité ( 'lisuhul nyuu'). Si nous ajoutons à ces exigences morales les règles, les principes, les normes et valeurs prônés tant par l´association 'Mbog Liaa' que par le Basaa, Bati et Mpôô moyen et ordinaire, on peut dresser le catalogue, suivant, des principales exigences morales des Basaa, Bati et Mpôô : 1.Pratique de l´honnêteté ; 2.Pratique de la transparence ; 3.Refus de la délation, de la trahison et de la traîtrise ; 4.Pratique de l´amour du prochain, respect d´autrui et de l´hospitalité ; 5.Recherche et pratique de la sagesse, donc de la philosophie ; 6.Pratique de l´humilité ; 7.Goût du labeur et travail main dans la main avec les filles et fils de la 'Grotte sacrée'; 8.Recherche du bien commun (social et économique) de tout le peuple ; 9.Respect scrupuleux de l´esprit démocratique ; 10.Recherche et pratique de la Vérité et de la Justice ('Maat' de nos ancêtres en Égypte pharaonique noire) ; 11.Amour du terroir et du bercail ; 12.Pratique et respect de toute critique constructive ( Mbombog Théodore Mayi-Matip) ; 13.Fierté d´exister avec dignité quelles que soient les conditions matérielles en présence ; 14.Fidélité infaillible à la parole donnée ; 15.Résistance jusqu´au sang à toute forme d´aliénation ou d´oppression ; 16.Engagement scrupuleux dans l´accomplissement du devoir ; 17. Solidarité et union fraternelles conformément aux conseils de Nanga Ngê à ses fils. Les patriarches, toute fille et tout fils de la 'Grotte sacrée' rendraient des services énormes à la communauté BBM et au Cameroun tout entier en philosophant publiquement sur les exigences morales mentionnées ci-dessus. Nous devons toujours nous rappeler que Ptah-Hotep, un de nos illustres aïeux, fut le premier humain à avoir écrit un traité de philosophie. Ptah-Hotep pratiqua la philosophie morale ( l´éthique). Le proverbe 'On ne finit jamais d´apprendre' – en anglais, 'you live and learn' – est la version moderne et contemporaine de la maxime de Ptah-Hotep : 'Les limites du savoir ne peuvent jamais être atteintes'. Ptah-Hotep philosopha, en Égypte pharaonique noire, plus de 2000 ans avant le Grec Socrate. Ce dernier pratiqua aussi essentiellement la philosophie morale ( l´éthique). En recommençant à philosopher publiquement, les patriarches basaa, bati et mpôô renoueraient seulement avec une tradition qui date de l´époque où Ptah-Hotep cogitait et/ou gambergeait sur les bords du Nil. Pa Albert Biboum -- qui naquit à Nkong Kwalla ( Ndom) en 1885 et mourut en 2006 --, le grand-père de l´universitaire Emmanuel Konde, avait transmis à ce dernier ce qu´il avait aussi reçu de ses pères : les conseils de notre ancêtre Nanga Ngê à ses fils, avant sa mort. Voici les conseils que notre ancêtre Nanga Ngê prodigua à ses fils : "My sons, My work on this Earth is done; I must now depart, To whence came my ancestors… But remember, my sons, Like the sticks of the forest, So you, my sons. Each of you, standing alone, Thy enemy destroyeth easily. Each of you, standing together, A formidable force, you will make. United, you stand! Divided, you fall!" La clé de l´épanouissement multidimensionnel des Basaa, Bati et Mpôô réside dans le respect scrupuleux de ces exigences morales et dans l´application des derniers conseils de notre ancêtre Nanga Ngê à ses fils, à sa descendance. Or, nous sommes, humainement parlant, la descendance de Nanga Ngê. Enfin, il est judicieux de ne respecter et de n´honorer que les ancêtres valeureux et intègres, et de n´adorer que Dieu et son Fils, tout en pratiquant

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22 juin 2010 2 22 /06 /juin /2010 17:29
 
 

I – Villages et origines

Dans leurs différentes migrations, les populations du clan NDOG-SUL se sont retrouvées en majorité au département du Nyong et Kellé et précisément à l’arrondissement de Makak. On les retrouve dans les villages Bitoutouck, Boumnkok, Maboun (où le lignage Log Minyem est le plus représenté) et, surtout et en majorité, Mom.

 

En effet, les Ndog Sul de Mom se repartissent en onze (11) lignages appelés Log. Les Log Biyong sont les plus nombreux (22 familles restreintes), suivis des Log Mbeng(16) et des Log Bikun (12). Viennent ensuite les Log Makel (9), Tchass et Ngwos (8), Bakembè (7), Batum (6), Sompeck et Ndjoi (5), Bassabè et Pii (2), Baligbè (1). L’habitat de chaque lignage constitue un secteur homogène, sauf dans le centre du village entre la gare et l’église, où ils sont représentés ; cette juxtaposition, récente, est le dernier avatar d’une longue suite de déplacements.

Comme tous les Bassa, les Ndog Sul placent leur origine à Ngock Lituba (« la pierre percée »), un inselberg situé sur la rive droite de la Sanaga, un peu en aval se son confluent du Mbam. D’après les traditions orales et les généalogies, c’est sans doute dans la moitié du XVIIe qu’ils quittèrent la région, trop nombreux, disent-ils, pour pouvoir y subsister ensemble. Ils s’installèrent sur la rive gauche de la Sanaga ; mais leur nombre ayant accru, ils se séparèrent de nouveau. Cette migration s’effectua en deux temps:

  • le premier, au début du XIXe siècle, toucha les Log Biyong et les Log Mbeng. Ils sont actuellement les plus nombreux à Mom et possèdent les plus vastes terres.
  • La deuxième, vers 1840-1860, intéressera les autres lignages. Il s’écoule souvent une génération entre le départ des rives de la Sanaga et l’arrivée aux bords du Nyong, 75 ou 80 km plus au sud. Le franchissement du Nyong par quelques groupes seulement de Bassa, la plupart s’étant dispersé vers la forêt, marque l’avance extrême vers le sud.

Un tel processus explique que certains petits groupes partis plus tard des rives de la Sanaga aient dépassé leurs prédécesseurs dans cette marche vers le Sud : ainsi, les Log Bakembè, partis au cours du deuxième mouvement de migration, arrivèrent les premiers à l’emplacement actuel de Mom.

II – Personnes célèbres et témoignages

Issu de l’extrait d’un article de la rubrique « Actualités » du quotidien  Mutations du 10 octobre 2007 où on parle de son livre, à propos de la monographie sociale des Ndog Sul, intitulé "L'autopsie d'une famille africaine : l'exemple de Ndog Sul du Cameroun", le notaire Ndog sul Etienne Gérard KACK KACK, comme il le précisait dans son ouvrage, rend un hommage à deux dignes fils de la communauté ; à savoir pasteur Mabe ma Nkoma,et au défunt secrétaire d'Etat au Travaux publics, Pierre Boum Nack, tous issus du clan Ndog Sul.

Pour Me Etienne Gérard Kack Kack, ces deux personnages sont à la base du rassemblement et de la fierté de cette communauté, notamment en zone urbaine. Et c'est en lisant ce livre qu'il apparaît clairement que le Bans (Boma Adna Ndog Sul), le cercle des descendants Ndog Sul en traduction littérale, a eu pour géniteurs les deux patriarches.

En juriste, Me Etienne Gérard Kack Kack a pris soin de trouver l'espace pour insérer les statuts et le règlement du Bans dans cet ouvrage. Ce qui fait de l'œuvre, à la fois, un guide et un code de conduite pour les descendants de la communauté Ndog Sul. De plus, le Bans a mis à la disposition des Ndog Sul l’arbre généalogique.

La rédaction de litenlibassa est en possession de l’arbre généalogique des Ndog Sul. Nous n’avons pu l’insérer au présent article. Si vous désirez le recevoir par email, merci de nous écrire à litenlibassa@yahoo.fr Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.


 

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22 juin 2010 2 22 /06 /juin /2010 10:52
L'INTEGRITE
L'INTEGRITE

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L'INTEGRITE
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11 juin 2010 5 11 /06 /juin /2010 17:30
CHAPITRE II.- DE LA COMMISSION NATIONALE DE SANTE ET DE SECURITE AU TRAVAIL

Article 120.- (1) Une Commission nationale de santé et de sécurité au travail ci-après désignée la "Commission nationale", est instituée auprès du ministre chargé du Travail.

(2) Elle a pour rôle l'étude des problèmes relatifs à la médecine du travail, à l'hygiène et à la sécurité des travailleurs. A ce titre, elle est chargée:

  • a) d'émettre toutes suggestions et tous avis sur la législation et la réglementation à intervenir en ces matières;
  • b) de formuler toutes recommandations à l'usage des employeurs et des travailleurs, des organismes assureurs et des divers départements ministériels, concernant la protection de la santé des travailleurs;
  • c) de faire toutes propositions concernant l'homologation des machines dangereuses et les procédés de fabrication susceptibles de comporter des risques pour la santé des travailleurs;
  • d) d'effectuer ou de participer à tous les travaux à caractère scientifique entrant dans son champ d'activité.

Article 121.- (1) Présidée par le ministre chargé du Travail ou son représentant, la commission nationale est composée de techniciens et de spécialistes ayant une compétence certaine en matière de médecine du travail, d'hygiène industrielle et de sécurité du travail, parmi lesquels figurent, en nombre égal, des représentants des employeurs et des représentants des travailleurs.

(2) La Commission nationale peut faire appel à des experts chaque fois qu'elle l'estime nécessaire.

(3) Les modalités d'organisation et de fonctionnement de la Commission nationale sont fixées par voie réglementaire.


CHAPITRE III.- DES DELEGUES DU PERSONNEL

Article 122.- (1) Des délégués du personnel sont obligatoirement élus dans les établissements installés sur le territoire national, quelle qu'en soit la nature et quel que soit l'employeur, public ou privé, laïc ou religieux, civil ou militaire, où sont habituellement occupés au moins vingt (20) travailleurs relevant du champ d'application de la présente loi.

(2) Lorsque le chef d'établissement a la qualité de travailleur, il fait partie de l'effectif à prendre en considération.

(3) La durée du mandat des délégués du personnel est de deux (2) ans; ils sont rééligibles.

Article 123.- (1) Sont électeurs, à l'exception du chef d'établissement, les travailleurs des deux sexes, âgés de dix-huit (18) ans révolus et ayant travaillé au moins six (6) mois dans l'entreprise.

(2) Sont éligibles, les électeurs âgés de vingt (20) ans révolus, sachant s'exprimer en français ou en anglais, ayant travaillé sans interruption dans l'entreprise pendant douze (12) mois au moins.

(3) Ne sont pas éligibles: le chef d'établissement, son conjoint, ses ascendants, ainsi que ses alliés au même degré.

Article 124.- (1) Le chef d'établissement est tenu de laisser aux délégués du personnel dans les limites d'une durée qui, sauf circonstances exceptionnelles ou convention contraire, ne peut excéder quinze (15) heures par mois, le temps nécessaire à l'exercice de leurs fonctions.

Ce temps leur est payé comme temps de travail. Il doit être utilisé exclusivement aux tâches afférentes à l'activité du délégué du personnel telles qu'elles sont définies par les textes en vigueur.

(2) Le temps non utilisé ne peut être reporté sur un mois suivant, ni faire l'objet d'une quelconque indemnité.

Article 125.- Un arrêté du ministre chargé du Travail, pris après avis de la Commission nationale consultative du travail fixe:

  • a) le nombre de délégués du personnel à élire et leur répartition en collèges;
  • b) les modalités de l'élection qui doit avoir lieu au scrutin secret;
  • c) le modèle du procès-verbal d'élection que l'employeur est tenu de faire parvenir à l'inspecteur du travail du ressort;
  • d) les conditions dans lesquelles les délégués du personnel sont reçus par l'employeur ou son représentant ainsi que les moyens mis à leur disposition;
  • e) les conditions de révocation d'un délégué par le collège de travailleurs qui l'a élu.

Article 126.- (1) Les contestations relatives à l'électorat, à l'éligibilité des délégués du personnel ainsi qu'à la régularité des opérations électorales sont de la compétence du tribunal de première instance territorialement compétent qui statue d'urgence.

(2) Pour être recevable, la contestation doit être introduite dans les trois (3) jours qui suivent la publication de la liste électorale si elle porte sur l'électorat ou l'éligibilité, dans les quinze (15) jours qui suivent la proclamation des résultats, si elle porte sur la régularité des opérations électorales.

Article 127.- Chaque délégué a un suppléant élu dans les mêmes conditions, qui le remplace en cas d'absence motivée, de décès, démission, révocation, changement de catégorie professionnelle entraînant un changement de collège, de résiliation du contrat de travail ou de perte des conditions requises pour l'éligibilité.

Article 128.- Les délégués du personnel ont pour mission:

  • a) de présenter aux employeurs toutes les réclamations individuelles ou collectives qui n'auraient pas été directement satisfaites, concernant les conditions de travail et la protection des travailleurs, l'application des conventions collectives, les classifications professionnelles et les taux de salaire.
  • b) de saisir l'inspection du travail de toute plainte ou réclamation concernant l'application des prescriptions légales et réglementation dont elle est chargée d'assurer le contrôle;
  • c) de veiller à l'application des prescriptions relatives à l'hygiène et à la sécurité des travailleurs et à la prévoyance sociale et de proposer toutes mesures utiles à ce sujet;
  • d) de communiquer à l'employeur toutes suggestions utiles tendant à l'amélioration de l'organisation et du rendement de l'entreprise.

Article 129.- Nonobstant les dispositions ci-dessus, les travailleurs ont la faculté de présenter eux-mêmes leurs réclamations et suggestions à l'employeur.

Article 130.- (1) Tout licenciement d'un délégué du personnel, titulaire ou suppléant, envisagé par l'employeur est subordonné à l'autorisation de l'inspecteur du travail du ressort.

(2) L'inspecteur du travail doit, après enquête contradictoire, s'assurer que le licenciement envisagé n'est pas motivé par les activités du délégué du personnel dans l'exercice de son mandat,

(3) Tout licenciement effectué sans que l'autorisation ci-dessus ait été demandée et accordée est nul et de nul effet.

(4) Toutefois, en cas de faute lourde, l'employeur peut, en attendant la décision de l'inspecteur du travail, prendre une mesure de suspension provisoire. Si l'autorisation n'est pas accordée, le délégué est réintégré avec paiement d'une indemnité égale aux salaires afférents à la période de suspension.

(5) La réponse de l'inspecteur du travail doit intervenir dans un délai d'un (1) mois. Passé ce délai, l'autorisation est réputée accordée, à moins que l'inspecteur du travail ne notifie à l'employeur qu'un délai supplémentaire d'un (1) mois lui est nécessaire pour achever l'enquête.

(6) Les dispositions ci-dessus sont applicables:

  • a) aux délégués du personnel pour lesquels est envisagée une mutation les mettant dans l'impossibilité d'exercer leur mandat dans leurs établissements d'origine, sauf accord des intéressés devant l'inspecteur du travail du ressort;
  • b) aux anciens délégués du personnel, pendant une durée de six (6) mois à compter de l'expiration du mandat;
  • c) aux candidats aux fonctions de délégué du personnel pendant une durée de six (6) mois à compter de la date du dépôt des candidatures.

(7) Nonobstant l'autorisation de licenciement de l'inspecteur du travail, le délégué du personnel conserve la faculté de saisir le tribunal compétent selon la procédure prévue à l'article 139 de la présente loi.


TITRE IX.- DES DIFFERENDS DU TRAVAIL

CHAPITRE I.- DU DIFFEREND INDIVIDUEL

Article 131.- Les différends individuels pouvant s'élever à l'occasion du contrat de travail entre les travailleurs et employeurs et du contrat d'apprentissage, relèvent de la compétence des tribunaux statuant en matière sociale conformément à la législation portant organisation judiciaire.

Article 132.- Le tribunal compétent est en principe celui du lieu du travail. Il demeure toutefois loisible à un travailleur qui ne réside plus au lieu où il exécutait un contrat de travail, de porter tout litige né de la résiliation dudit contrat, soit devant le tribunal du lieu de travail, soit devant celui de sa résidence, à la condition que l'un et l'autre soient situés au Cameroun.

Section I: De la composition du tribunal

Article 133.- (1) Les tribunaux en matière sociale se composent:

  • - d'un magistrat, président:
  • - d'un assesseur employeur et d'un assesseur travailleur choisis parmi ceux figurant sur les listes établies conformément à l'article 134 ci-dessous;
  • - d'un greffier.

(2) Le président désigne, pour chaque affaire, les assesseurs appelés à siéger.

(3) Au cas où l'un ou les deux assesseurs dûment convoqués ne se présentent pas, le président leur adresse une seconde convocation. En cas de nouvelle carence de l'un ou des deux assesseurs, le président statue seul.

(4) Dans le cas visé à l'alinéa précédent, il fait mention dans le jugement de la carence dûment justifiée d'un ou des deux assesseurs.

(5) Sauf cas de force majeure, tout assesseur dont la carence a été constatée trois (3) fois au cours d'un mandat est déchu de ses fonctions.

Il est pourvu à son remplacement pour la durée du mandat restant à courir par la désignation d'un autre assesseur pris sur la liste établie pour le secteur d'activité concerné.

Article 134.- Les assesseurs sont nommés par arrêté du ministre chargé de la Justice sur proposition du ministre chargé du Travail. Ils sont choisis sur des listes comportant au moins trois (3) noms pour chaque poste à pourvoir, présentées par les organisations syndicales les plus représentatives. En cas de carence ou d'inexistence de celles-ci, le ministre chargé du Travail formule directement sa proposition.

(2) Le mandat des assesseurs s'étend sur deux (2) années judiciaires. Il peut être renouvelé. Les assesseurs en fonction continuent toutefois à siéger jusqu'à ce que la nomination des nouveaux assesseurs soit intervenue.

(3) La liste des assesseurs peut, en cas de nécessité, être complétée en cours d'année dans les formes prévues à l'alinéa (1). Le mandat des assesseurs ainsi désignés expire en même temps que celui de ceux figurant sur les listes établies tous les deux (2) ans.

Article 135.- (1) Les conditions à remplir pour être assesseur sont celles exigées des membres chargés de l'administration ou de la direction d'un syndicat, telles qu'elles figurent à l'article 10 de la présente loi, auxquelles s'ajoutent les suivantes:

  • a) exercer depuis trois (3) ans au moins, apprentissage non compris, une activité professionnelle;
  • b) avoir exercé cette activité dans le ressort du tribunal depuis au moins trois (3) mois;
  • c) savoir lire et écrire le français ou l'anglais.

(2) Sont déchus de plein droit de leur mandat, les assesseurs frappés de l'une des condamnations visées à l'article 10 de la présente loi ou qui perdent leurs droits civiques.

Article 136.- Les assesseurs prêtent devant la juridiction où ils doivent servir, le serment suivant:

"Je jure de remplir mes devoirs avec zèle et intégrité et de garder le secret des délibérations".

Article 137.- (1) Les fonctions d'assesseurs représentent un devoir civique et social; elles sont gratuites.

(2) Toutefois, les frais de déplacement et de séjour et le montant des salaires et indemnités perdus du fait de leur participation au fonctionnement des tribunaux sont remboursés aux assesseurs.

(3) Un arrêté conjoint du ministre chargé de la Justice et du ministre chargé du Travail fixe les modalités d'attribution et le quantum de ces indemnités.

Section II: De la procédure

Article 138.- (1) La procédure de règlement des différends individuels du travail est gratuite tant en premier ressort que devant la juridiction d'appel.

(2) Les décisions et documents produits sont enregistrés en débet et toutes les dépenses de procédure sont assimilées aux frais de justice criminelle en ce qui concerne leur paiement, leur imputation. leur liquidation et leur mode de recouvrement.

Article 139.- (1) Tout travailleur ou tout employeur doit demander à l'inspection du travail du lieu de travail de régler le différend à l'amiable.

(2) Les modalités de convocation et de comparution des parties sont fixées par arrêté du ministre chargé du Travail, pris après avis de la Commission nationale consultative du travail.

(3) En cas d'accord, un procès-verbal de conciliation rédigé et signé par l'inspecteur du travail et par les parties, consacre le règlement à l'amiable du litige; il devient applicable dès qu'il a été vérifié par le président du tribunal compétent et revêtu de la formule exécutoire.

(4) En cas de conciliation partielle, le procès-verbal mentionne les points sur lesquels un accord est intervenu et ceux sur lesquels un désaccord persiste.

(5) en cas d'échec de la tentative de conciliation, l'inspecteur du travail dresse un procès-verbal de non-conciliation.

(6) Dans tous les cas visés ci-dessus, un exemplaire du procès-verbal signé par l'inspecteur du travail et les parties est adressé au président du tribunal compétent et remis aux parties.

Article 140.- En cas d'échec total ou partiel de la tentative de conciliation définie à l'article précédent, l'action est introduite par déclaration orale ou écrite faite au greffe du tribunal compétent, par la partie la plus diligente.

(2) La déclaration doit, à peine d'irrecevabilité, être accompagnée d'un exemplaire du procès-verbal de non-conciliation ou de conciliation partielle.

(3) Il est fait inscription de la déclaration introductive de l'action sur un registre tenu spécialement à cet effet. Un extrait de cette inscription est délivré à la partie qui a introduit l'action.

Article 141.- Dans les deux (2) jours à dater de la réception de la demande, dimanches et jours fériés non compris, le président du tribunal saisi cite les parties à comparaître dans un délai qui ne peut excéder douze (12) jours, augmenté s'il y a lieu des délais de distance.

(2) La citation doit contenir les nom et profession du demandeur, l'indication de l'objet de la demande, le lieu, l'heure et le jour de la comparution.

(3) La citation est faite à personne ou à domicile conformément au droit commun. Elle peut valablement être faite par lettre recommandée avec accusé de réception.

Article 142.- (1) Les parties sont tenues de se rendre devant le tribunal, aux lieu, jour et heure fixés. Elles peuvent se faire assister ou représenter, soit conformément au droit commun, soit par un employeur ou un travailleur appartenant à la même branche d'activité, ou encore par un représentant des organisations syndicales auxquelles elles sont affiliées. Les employeurs peuvent, en outre, être représentés par un directeur ou un employé de l'entreprise ou de l'établissement.

(2) Le mandataire des parties doit être constitué par écrit, sauf lorsqu'il s'agit d'un avocat.

Article 143.- (1) Si au jour fixé par la convocation, le demandeur ne comparaît pas et ne justifie pas d'un cas de force majeure, la cause est rayée du rôle; elle ne peut être reprise qu'une seule fois et selon les formes prescrites pour la demande primitive à peine de déchéance. Il en sera de même si, après renvoi, il ne comparaît pas.

(2) Si le défendeur ne comparaît pas ou n'est pas valablement représenté, le tribunal, après examen du litige, prononce un jugement de défaut.

(3) Si le défendeur, bien que ne comparaissant pas, a présenté ses moyens sous forme de mémoire, la cause est jugée par décision réputée contradictoire.

(4) Le défendeur qui a comparu dans la procédure ne peut plus faire défaut. La décision rendue à son encontre est réputée contradictoire.

(5) Dans tous les cas, le jugement doit être signifié dans les formes prescrites à l'article 151 ci-dessous pour faire courir le délai d'appel.

Article 144.- (1) Les assesseurs peuvent être récusés:

  • a) quand ils ont un intérêt personnel à la contestation;
  • b) quand ils sont parents ou alliés de l'une des parties jusqu'au sixième degré;
  • c) s'il y a eu procès pénal ou civil entre eux et l'une des parties ou son conjoint ou allié en ligne directe;
  • d) s'ils ont donné un avis écrit ou oral sur la contestation;
  • e) s'ils sont employeurs ou travailleurs de l'une des parties en cause.

(2) La récusation est formée avant tout débat.

Le président statue immédiatement. Si la demande est rejetée, il est passé outre; si elle est admise, l'affaire est renvoyée à la prochaine audience.

Article 145.- (1) Le tribunal procède immédiatement à l'examen de l'affaire. D'accord parties ou sur l'initiative du président, renvoi peut être prononcé à quinzaine maximum. Le tribunal peut également, par jugement motivé, prescrire toutes enquêtes, descentes sur les lieux et toutes mesures d'information qu'il juge utiles.

(2) Les débats clos, le tribunal délibère immédiatement en secret. Sauf mise en délibéré dont le délai maximum est de huit (8) jours, le jugement est rendu sur le siège et doit être motivé.

(3) La minute du jugement est signée par le président et par le greffier du tribunal.

Article 146.- Le jugement peut ordonner l'exécution immédiate nonobstant opposition ou appel, et par provision avec dispense de caution jusqu'à une somme qui est fixée par voie réglementaire. Pour le surplus, l'exécution provisoire peut être ordonnée à la charge de fournir caution; elle pourra cependant jouer sans limite nonobstant toute voie de recours et sans versement de caution lorsqu'il s'agira de salaires et des accessoires de salaire non contestés et reconnus comme dus.

Article 147.- Les expéditions des arrêts, jugements, ainsi que les grosses et expéditions des contrats et de tous les actes susceptibles d'exécution forcée, seront revêtus de la formule exécutoire introduite ainsi qu'il suit: "République du Cameroun", "Au nom du peuple camerounais"; et terminée par la mention suivante: "En conséquence, le Président de la République du Cameroun mande et ordonne à tous huissiers et agents d'exécution sur ce requis de mettre cet arrêt (ou jugement, etc.) à exécution, aux procureurs généraux, aux procureurs de la République et tous magistrats ou fonctionnaires chargés de l'action publique de prêter main forte lorsqu'ils en seront légalement requis.

En foi de quoi le présent arrêt (ou jugement, etc.) a été signé par Monsieur le président et le greffier".

Article 148.- Les arrêts et jugements sont exécutifs à diligence des parties par les huissiers et agents d'exécution.

Article 149.- Les travailleurs bénéficient de plein droit de l'assistance judiciaire pour l'exécution des jugements et arrêts rendus à leur profit. Le président de la juridiction désigne à cet effet l'huissier qui prêtera son ministère au travailleur.

Article 150.- Les tiers qui se prétendent propriétaires de tout ou partie des biens saisis peuvent, avant la vente, saisir le président du tribunal du lieu de la saisie par requête orale ou écrite. Au vu des justifications produites, le président suspend la vente des objets et effets revendiqués, puis convoque les parties dans le délai de huitaine et, après les avoir entendues, rend une ordonnance prescrivant ou non la distraction des biens saisis.

Article 151.- (1) En cas de jugement par défaut, signification est faite dans les formes de l'article 141, ci-dessus sans frais à la partie défaillante, par le greffier du tribunal.

(2) Si dans un délai de dix (10) jours après la notification outre les délais de distance, le défaillant ne fait pas opposition au jugement dans les formes prescrites à l'article 140 ci-dessus, le jugement est exécutoire. Sur opposition, le tribunal convoque à nouveau les parties comme il est dit à l'article 141 ci-dessus, le nouveau jugement est exécutoire nonobstant tout défaut.

Article 152.- Sauf du chef de la compétence, les jugements des tribunaux statuant en matière sociale sont définitifs et sans appel lorsqu'ils sont afférents à des demandes de remise de certificat de travail ou de bulletin de paie.

Article 153.- Les tribunaux statuant en matière sociale connaissent de toutes les demandes reconventionnelles ou en compensation qui, par leur nature, rentrent dans leur compétence.

Article 154.- (1) Dans les quinze (15) jours du prononcé du jugement s'il est contradictoire, ou de sa signification s'il est par défaut ou réputé contradictoire, appel peut être interjeté dans les formes prévues à l'article 140 ci-dessus.

(2) L'appel est transmis, dans la huitaine de la déclaration d'appel au greffe de la juridiction d'appel compétente, avec une expédition du jugement et les lettres, mémoires ou documents déposés par les parties.

(3) L'appel est jugé sur pièces dans les deux (2) mois de la déclaration d'appel. Toutefois, les parties sont admises à comparaître sur leur demande auquel cas leur représentation obéit aux règles fixées par l'article 142 ci-dessus. Elles sont informées par le greffier et à l'adresse donnée par elles de la date de l'audience, du nom de l'adversaire et du jugement attaqué.

(4) La cour doit obligatoirement statuer sur le caractère de l'appel. L'appel abusif ou dilatoire peut entraîner la condamnation de l'appelant à une demande de fol appel allant de 20 000 à 100 000 francs.

(5) La cour désigne un huissier à la requête duquel l'exécution sera poursuivie.

Article 155.- (1) Le tribunal peut, dans l'intérêt de la justice et à la demande de l'une des parties, proroger les délais prévus à la présente section pour des raisons qui seront précisées dans son jugement.

(2) Toute prorogation prise en application du présent article ne peut dépasser trente (30) jours.

Article 156.- En toutes matières de procédure non réglées par la présente section, les dispositions de droit commun ne sont applicables qu'à défaut des dispositions particulières prévues par la présente loi.

(2) Les modalités d'application du présent chapitre, notamment en ce qui concerne la contexture des registres, sont fixées par voie réglementaire.


CHAPITRE II.- DU DIFFEREND COLLECTIF

Article 157.- (1) Est réputé différend collectif de travail et, par conséquent, soustrait à la compétence des juridictions visées à l'article 131 ci-dessus, tout conflit caractérisé à la fois par:

  • a) l'intervention d'une collectivité de salariés organisés ou non en groupements professionnels;
  • b) la nature collective de l'intérêt en jeu.

(2) Le règlement de tout différend collectif de travail est soumis aux procédures de conciliation et d'arbitrage prévues aux articles 158 à 164 ci-dessous.

(3) Sont légitimes la grève ou le lock-out déclenchés après épuisement et échec de ces procédures.

(4) La grève est le refus collectif et concerté par tout ou partie des travailleurs d'un établissement de respecter les règles normales de travail en vue d'amener l'employeur à satisfaire leurs réclamations ou revendications.

(5) Le lock-out est la fermeture d'un établissement par l'employeur pour faire pression sur des travailleurs en grève ou qui menacent de faire grève.

Section I: De la conciliation

Article 158.- (1) Tout différend collectif doit immédiatement être notifié par la partie la plus diligente à l'inspecteur du travail du ressort.

A défaut de procédure de conciliation prévue par la convention collective ou en cas d'échec de ladite procédure, l'inspecteur du travail du ressort convoque sans délai les parties et procède à une tentative de règlement amiable.

(2) Les parties peuvent se substituer un représentant ayant qualité pour se concilier. Si une partie ne comparaît pas ou ne se fait pas valablement représenter, l'inspecteur du travail dresse un procès-verbal au vu duquel la partie défaillante peut être condamnée à une amende de 50 000 à 500 000 francs.

(3) L'inspecteur du travail convoque à nouveau les parties dans un délai qui ne peut excéder quarante huit (48) heures.

Article 159.- (1) A l'issue de la tentative de conciliation, l'inspecteur du travail établi un procès-verbal constatant, soit l'accord, soit le désaccord partiel ou total des parties qui contresignent le procès-verbal et en reçoivent chacune ampliation.

L'accord de conciliation est exécutoire dans les conditions fixées à l'article 139 ci-dessus.

Article 160.- En cas d'échec de la conciliation, le différend est obligatoirement soumis, dans un délai de huit (8) jours francs, par l'inspecteur du travail à la procédure d'arbitrage ci-dessous.

Section II: De l'arbitrage

Article 161.- (1) L'arbitrage des différends collectifs du travail non réglés par la conciliation est assuré par un conseil d'arbitrage institué dans le ressort de chaque Cour d'appel et composé comme suit:

Président:

  • un magistrat de la Cour d'appel du ressort;

Membres:

  • a) un assesseur employeur;
  • b) un assesseur travailleur.

Ces deux derniers sont désignés par le président du conseil d'arbitrage parmi les assesseurs nommés près le tribunal de grande instance du ressort statuant en matière sociale.

(2) Un greffier de la Cour d'appel assure le secrétariat.

Article 162.- (1) Le conseil d'arbitrage ne peut statuer sur d'autres objets que ceux déterminés par le procès-verbal de non-conciliation ou ceux qui, résultant d'événements postérieurs à l'établissement dudit procès-verbal, sont la conséquence directe du différend en cours.

(2) Il statue en droit sur les différends relatifs à l'interprétation et à l'exécution des lois, règlements, conventions collectives et accords d'établissement en vigueur.

(3) Il statue en équité sur les autres différends, notamment lorsque ceux-ci portent sur les salaires ou les conditions de travail, quand celles-ci ne sont pas fixées par les dispositions des lois, règlements, conventions collectives et accords d'établissement en vigueur, ainsi que sur les différends relatifs à la négociation et à la révision des clauses des conventions collectives.

(4) Il a les plus larges pouvoirs pour s'informer de la situation économique des entreprises et de la situation des travailleurs intéressés par le conflit.

Il peut procéder à toutes enquêtes auprès des entreprises et des syndicats et requérir les parties de produire tout document ou renseignement d'ordre économique, comptable, financier, statistique ou administratif susceptible de lui être utile pour l'accomplissement de sa mission.

Il peut recourir aux offices d'experts et de toutes les personnes qualifiées susceptibles de l'éclairer.

Article 163.- (1) La sentence arbitrale est notifiée sans délai aux parties par l'inspecteur du travail du ressort.

(2) A l'expiration d'un délai de huit (8) jours francs à compter de la notification et si aucune des parties n'a manifesté son opposition, la sentence acquiert force exécutoire dans les conditions fixées à l'article 164 ci-dessous. Il en est de même si une opposition ayant été formée, elle a été levée avant l'expiration dudit délai.

(3) L'opposition est formée, à peine de nullité absolue, par lettre recommandée avec accusé de réception à l'inspecteur du travail du ressort.

Article 164.- (1) L'exécution de l'accord de conciliation et de la sentence arbitrale non frappée d'opposition est obligatoire. Dans leur silence sur la date d'effet, l'accord de conciliation et la sentence arbitrale produisent effet à dater du jour de la tentative de conciliation.

(2) Les syndicats professionnels régulièrement constitués peuvent exercer toutes les actions qui naissent d'un accord de conciliation ou d'une sentence arbitrale, non frappés d'opposition.

(3) Les accords de conciliation et les sentences arbitrales sont immédiatement affichés dans les locaux de l'inspection du travail et publiés au Journal Officiel.

(4) Les minutes des accords de conciliation et des sentences arbitrales sont déposées au greffe du tribunal de grande instance du lieu du différend.

(5) Les procédures de conciliation et d'arbitrage sont gratuites.

Article 165.- Le lock-out ou la grève engagés en contravention des dispositions qui précèdent peuvent entraîner:

  • a) pour les employeurs:
    • - le paiement aux travailleurs des journées de salaires perdues de ce fait;
    • - pendant deux (2) ans au moins, l'inéligibilité aux fonctions de membre d'une chambre consulaire et l'interdiction de participer sous une façon quelconque à une entreprise de travaux ou à un marché de fournitures pour le compte de l'État, d'une collectivité publique locale ou d'un établissement public. L'inéligibilité est prononcée par le juge de droit commun à la requête du ministre chargé du Travail;
  • b) pour les travailleurs:
    • - la rupture du contrat de travail pour faute lourde;
    • - la condamnation à une amende de 20 000 à 100 000 francs.

TITRE X.- DES PENALITES

Article 166.- Sont punis d'une amende de 50 000 à 500 000 francs, les membres chargés de l'administration ou de la direction d'un syndicat, auteurs d'infractions aux dispositions des articles 3, 6, 10, 16 et 19 ci-dessus.

Article 167.- Sont punis d'une amende de 100 000 à 1 000 000 de francs:

(1) Les auteurs d'infractions aux dispositions des articles 29, 30 alinéa 1, 40, 41, 44, 50 alinéa 1, 51, 62, 64, 86, 87, alinéa 2, 88, 89, 90, 92, 93, 97, 98 alinéa 1, 99, 100, 101, 112 alinéas 2 et 3, 114 alinéa 1, 115 et 116 ci-dessus.

(2) Les auteurs de fausses déclarations relatives aux statuts et aux noms et qualités de membres chargés de l'administration ou de la direction d'un syndicat;

(3) l'usurpateur du titre de membre chargé de l'administration ou de la direction d'un syndicat;

(4) les auteurs d'infractions aux dispositions du décret prévu à l'article 62 alinéa 1 ci-dessus.

(5) Les auteurs d'infractions aux dispositions des conventions collectives ayant fait l'objet d'un décret d'extension en matière de salaire, primes, indemnités et de tous avantages évaluables en espèces.

Article 168.- Sont punis d'une amende de 20 000 à l 500 000 francs:

(1) les auteurs d'infractions aux dispositions des articles 26, 27 alinéa 2, 67, 68, 75 alinéa 1, 82 et 84 alinéas 1, 2, 3 et 4 ci-dessus.

(2) Toute personne qui commet à l'égard d'un travailleur affilié à un syndicat un acte de discrimination tendant à porter atteinte à la liberté syndicale en matière d'emploi.

(3) Toute personne qui se rend coupable de l'une des pratiques visées à l'article 4 alinéa 2 ci-dessus.

(4) Toute personne qui porte atteinte à l'exercice régulier des fonctions de délégué du personnel.

(5) Toute personne qui contraint un travailleur à s'embaucher contre son gré ou qui l'empêche de s'embaucher, de se rendre à son travail et, d'une manière générale, de remplir les obligations imposées par son contrat.

(6) Toute personne qui, en faisant usage d'un contrat fictif ou contenant des indications inexactes, se fait embaucher ou se substitue volontairement à un autre travailleur.

(7) Tout employeur, fondé de pouvoir ou préposé, qui porte sciemment sur le registre d'employeur ou tout autre document des attestations mensongères relatives à la durée et aux conditions du travail accompli par le travailleur, ainsi que tout travailleur qui fait sciemment usage de ces attestations.

(8) Toute personne qui exige ou accepte d'un travailleur une rémunération, quelconque à titre d'intermédiaire dans le règlement ou le paiement des salaires, indemnités, allocations et frais de toute nature ou pour l'obtention d'un emploi ou le règlement d'un différend de travail quelqu'en soit l'objet.

Article 169.- Est puni d'une amende de l 000 000 à 2 000 000 francs, toute personne qui s'oppose à l'exécution des obligations ou à l'exercice des pouvoirs qui incombent aux inspecteurs du travail et aux médecins-inspecteurs du travail.

Article 170.- (1) Des peines d'emprisonnement de six (6) jours à six (6) mois peuvent, en outre, être requises en cas de récidive dans les cas d'infraction aux dispositions des articles 26, 27 alinéa 2, 30 alinéa 1, 67, 68, 75 alinéa 1, 82, 84 alinéas 2, 3 et 4, 86, 88, 89, 90, 92, 93, 98 alinéa 1 et dans les cas prévus aux articles 167 alinéa 3, 168 alinéas 2 à 8 et 169 ci-dessus.

(2) L'emprisonnement est obligatoirement prononcé en cas de double récidive et chaque fois que l'auteur des infractions visées à l'article 168 alinéa 8 ci-dessus est l'un des membres chargés de l'administration ou de la direction d'un syndicat ou appartient au personnel de l'administration du travail et de la prévoyance sociale.

Article 171.- Les dispositions du Code pénal sont applicables:

(1) à ceux qui se rendent coupables d'actes de résistance, d'outrage et de violence contre les inspecteurs du travail et les médecins-inspecteurs du travail;

(2) aux auteurs d'infractions aux prescriptions de l'article 2 alinéa 3 ci-dessus;

(3) aux personnes qui usurpent les fonctions d'inspecteur du travail ou de médecin-inspecteur du travail.

Article 172.- Les sanctions pécuniaires prévues aux articles 167, 168, 169 et 170 en ce qui concerne les infractions aux dispositions des articles 29, 40, 62, 64, 67, 68, 82, 86, 87, 88, 97, 98 et 100 ci-dessus sont multipliées par le nombre de travailleurs touchés par l'infraction réprimée.

Article 173.- Les chefs d'entreprises sont civilement responsables des condamnations prononcées contre leurs fondés de pouvoirs et préposés.


TITRE XI.- DISPOSITIONS PARTICULIERES, TRANSITOIRES ET FINALES

Article 174.- Pour les matières où aucune disposition particulière n'a été prévue, les entreprises bénéficiaires du régime de la zone franche industrielle sont tenues d'appliquer les dispositions de la présente loi et de ses textes d'application.

Article 175.- La formation professionnelle, la réadaptation professionnelle et l'emploi des personnes handicapées sont régis par des lois.

Article 176.- (1) Sont abrogées, toutes les dispositions antérieures contraires à celles de la présente loi, notamment celles de la loi no 74/14 du 27 novembre 1974 portant Code du travail et de la loi no 68/LF/20 du 18 novembre 1968 fixant la forme dans laquelle doivent être constitués les syndicats professionnels pour être admis à la procédure d'enregistrement.

(2) Les actes réglementaires pris en application de la loi no 74/14 du 27 novembre 1974 susvisée ou ceux applicables à ladite loi non contraires à la présente loi demeurent en vigueur tant qu'ils n'ont pas été abrogés et remplacés.

Article 177.- La présente loi sera enregistrée, publiée suivant la procédure d'urgence puis insérée au Journal Officiel en français et en anglais.

 

 


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11 juin 2010 5 11 /06 /juin /2010 17:28

.- DES CONGES ET DES TRANSPORTS

Section I: Des congés

Article 89.- (1) Sauf dispositions plus favorables des conventions collectives ou du contrat individuel de travail, le travailleur acquiert droit au congé payé, à la charge de son employeur, à raison d'un jour et demi ouvrable par mois de service effectif.

(2) Sont assimilées à un mois de service effectif les périodes équivalentes à quatre (4) semaines ou à vingt quatre (24) jours de travail.

(3) Pour la détermination du droit au congé, sont considérés comme période de service effectif:

  • a) les périodes d'indisponibilité pour accident du travail ou maladie professionnelle;
  • b) dans la limite de six (6) mois, les absences pour maladies médicalement constatées dans les conditions prévues à l'article 32 ci-dessus;
  • c) le congé de maternité prévu à l'article 84 ci-dessus;
  • d) le chômage technique prévu à l'article 32 ci-dessus.

(4) Dans la limite de dix (10) jours par an, des permissions exceptionnelles d'absences payées, non déductibles du congé annuel, sont accordées au travailleur à l'occasion d'événements familiaux touchant son propre foyer.

Un décret pris après avis de la Commission nationale consultative du travail fixe les modalités d'application du présent alinéa.

Article 90.- (1) Le droit au congé est porté d'un jour et demi à deux jours et demi par mois de service au profit des jeunes gens de moins de dix-huit (18) ans.

(2) La durée du congé est augmentée en faveur des mères salariées, soit de deux (2) jours ouvrables par enfant âgé de six (6) ans à la date de départ en congé, inscrit à l'état civil et vivant au foyer, soit d'un jour seulement si le congé principal se trouve ne pas excéder six (6) jours.

(3) La durée du congé est augmentée en considération de l'ancienneté du travailleur dans l'entreprise, à raison de deux (2) jours ouvrables par période entière, continue ou non, de cinq (5) ans de service. Pour les mères salariées, cette majoration s'ajoute à celle prévue à l'alinéa ci-dessus.

(4) Le congé d'une durée supérieure à douze (12) jours ouvrables peut être fractionné d'accord parties. Dans ce cas, une des fractions doit être au moins de douze (12) jours ouvrables continus.

Article 91.- (1) Des congés non rémunérés et dont la durée ne peut être imputé sur celle du congé annuel, pourront être accordés, sur leur demande, aux travailleurs et apprentis désireux de participer à des stages exclusivement consacrés à l'éducation ouvrière ou à la formation syndicale, organisés, soit par des centres rattachés à des organisations syndicales de travailleurs reconnues comme représentatives sur le plan national, soit par des organisations, des instituts ou organismes spécialisés agréés à cet effet par le ministre chargé du Travail.

(2) La durée de ce congé qui peut être fractionnée est fixée d'accord parties. Dans la limite de dix-huit (18) jours ouvrables, cette durée est assimilée, pour le calcul des congés payés, le droit aux prestations familiales et le calcul de l'ancienneté du travailleur dans l'entreprise, à une période de travail effectif.

Article 92.- (1) Le droit de jouissance au congé est acquis après une durée de service égale à un (1) an.

(2) Toutefois, les conventions collectives ou les contrats individuels allouant un congé d'une durée supérieure à celle fixée à l'article 89 peuvent prévoir une durée plus longue de service effectif ouvrant droit au congé, sans que cette dernière puisse excéder deux (2) ans.

(3) Le droit au congé se prescrit par trois (3) ans à compter du jour de la cessation du travail.

(4) Dans le cas où le contrat aurait été rompu ou aurait expiré avant que le travailleur n'ait exercé ses droits au congé, ce dernier bénéficie en lieu et place du congé d'une indemnité calculée sur la base des droits acquis conformément aux articles 89 et 90 ci-dessus.

(5) Le congé étant alloué au travailleur dans le but de lui permettre de se reposer, l'octroi d'une indemnité compensatrice en lieu et place du congé est formellement interdit dans tous les autres cas.

Article 93.- L'employeur doit verser au travailleur, au plus tard le dernier jour précédant la date de départ en congé, une allocation dont les modalités de calcul sont fixées par décret pris après avis de la Commission nationale consultative du travail.

Section II: Des transports

Article 94.- (1) Lorsque l'exécution du contrat de travail entraîne ou a entraîné du fait de l'employeur le déplacement du travailleur du lieu de sa résidence habituelle, les frais de voyage du travailleur, de son conjoint et des enfants mineurs vivant habituellement avec lui, ainsi que les frais de transport de leurs bagages sont à la charge de l'employeur.

(2) Les frais de voyage et de transport constituent des indemnités en nature. Ils ne sont assurés qu'en cas de déplacement effectif du travailleur et de sa famille.

(3) Les modalités d'application de dispositions ci-dessus sont fixées par décret pris après avis de la Commission nationale consultative du travail.

(4) Le travailleur qui a cessé son service et qui est dans l'attente du moyen de transport désigné par l'employeur pour regagner son lieu de résidence habituelle, conserve le bénéfice des avantages en nature et reçoit de l'employeur une indemnité égale à la rémunération qu'il aurait perçue s'il avait continué à travailler.

(5) Le droit au voyage et au transport se prescrit par trois (3) ans à compter du jour de la cessation de travail.


TITRE VI.- DE LA SECURITE ET DE LA SANTE AU TRAVAIL

CHAPITRE I.- DE LA SECURITE

Article 95.- (1) Les conditions d'hygiène et de sécurité sur le lieu du travail sont définies par arrêté du ministère chargé du Travail, pris après avis de la Commission nationale de santé et de sécurité au travail.

(2) Ces arrêtés tendent à assurer aux travailleurs, tout en prenant en considération les conditions et contingences locales, des normes d'hygiène et de sécurité conformes à celles recommandées par l'Organisation internationale du travail et d'autres organismes techniques reconnus sur le plan international.

(3) Ils précisent dans quels cas et dans quelles conditions l'inspecteur du travail ou le médecin-inspecteur du travail doit recourir à la procédure de mise en demeure. Toutefois, en cas de danger imminent pour la santé et la sécurité des travailleurs, l'inspecteur du travail ou le médecin inspecteur du travail ordonnent les mesures immédiatement exécutoires.

Article 96.- (1) Lorsque des conditions de travail non visées par les arrêtés prévus à l'article 95 sont jugées dangereuses pour la sécurité ou la santé des travailleurs, l'inspecteur du travail ou le médecin-inspecteur du travail invite l'employeur à y remédier. En cas de contestation de l'employeur, le litige est soumis à l'arbitrage de la Commission nationale de santé et de sécurité au travail.

(2) Dans tous les cas, l'inspecteur du travail ou le médecin-inspecteur du travail adresse rapport à ladite Commission sur les conditions jugées dangereuses, en vue de l'élaboration éventuelle des mesures réglementaires appropriées.

Article 97.- (1) Il est interdit d'introduire et de consommer des boissons alcooliques sur les lieux et pendant les heures de travail.

(2) La consommation de ces boissons dans l'enceinte de l'établissement ne peut être autorisée que pendant les heures d'interruption normale du travail et uniquement dans les cantines et réfectoires mis à disposition des travailleurs par l'employeur.

(3) La distribution de l'eau et des boissons non alcooliques aux lieux et pendant les heures de travail est assurée par l'employeur. Ces boissons doivent faire l'objet de contrôles périodiques par l'inspecteur du travail ou le médecin-inspecteur du travail.

(4) Des arrêtés du ministre chargé du Travail, pris après avis de la Commission nationale de santé et de sécurité du travail, fixent, en tant que de besoin, les modalités d'application des dispositions ci-dessus.


CHAPITRE II.- DE LA SANTE

Article 98.- (1) Toute entreprise ou tout établissement de quelque nature que ce soit, public ou privé, laïc ou religieux, civil ou militaire, y compris ceux rattachés à l'exercice de professions libérales et ceux dépendant d'associations ou de syndicats professionnels, doit organiser un service médical et sanitaire au profit de ses travailleurs.

(2) Le rôle imparti à ce service consiste notamment à surveiller les conditions d'hygiène du travail, les risques de contagion et l'état de santé du travailleur, de son conjoint et de ses enfants logés par l'employeur et à prendre les mesures de prévention appropriées en même temps qu'à assurer les soins médicaux nécessaires conformément aux dispositions du présent chapitre.

(3) Les modalités du bénéfice de la couverture médico-sanitaire aux travailleurs et à leurs familles sont fixées par arrêté du ministre chargé du Travail, pris après avis de la Commission nationale de santé et de sécurité au travail.

Article 99.- (1) Le service médical et sanitaire est assuré par des médecins recrutés en priorité parmi les praticiens diplômés de médecine du travail et qui sont assistés d'un personnel paramédical qualifié.

(2) A cet effet, les uns et les autres doivent avoir fait l'objet d'une décision d'agrément du ministre chargé du Travail, prise après avis du ministre chargé de la Santé publique en ce qui concerne le personnel paramédical et après avis du Conseil de l'ordre des médecins en ce qui concerne les médecins. Les conditions d'agrément sont fixées par arrêté conjoint du ministre chargé du Travail et du ministre chargé de la Santé publique.

(3) Selon l'importance et la nature des entreprises, leur situation géographique, l'infrastructure médicale existante, le service médico-sanitaire est organisé:

  • a) soit, sous la forme d'un service autonome propre à une seule entreprise ou d'un service interentreprises commun à plusieurs d'entre elles;
  • b) soit, sur la base d'une convention passée avec un établissement hospitalier privé ou public.

(4) Les modalités de constitution, d'organisation et de fonctionnement des services médico-sanitaires, ainsi que l'effectif et la qualification du personnel médical et paramédical à employer dans chaque entreprise sont, compte tenu des conditions locales et du nombre des travailleurs et des membres de leur famille, fixées par arrêté du ministre chargé du Travail, pris après avis de la Commission nationale et de sécurité au travail.

Article 100.- (1) Sans préjudice des dispositions spéciales prises dans le cadre de l'hygiène et de la prévention de certaines maladies professionnelles ou dans celui de la protection de certaines catégories de travailleurs, tout salarié doit obligatoirement faire l'objet d'un examen médical avant son embauche.

(2) Il doit par ailleurs faire l'objet d'une surveillance médicale tout au long de sa carrière.

(3) Des arrêtés du ministre chargé du Travail, pris après avis de la Commission nationale de santé et de sécurité au travail, fixent les conditions dans lesquelles sont effectuées les visites médicales avant et pendant l'emploi.

Article 101.- (1) En cas de maladie du travailleur, de son ou ses conjoints ou de ses enfants logés dans les conditions prévues à l'article 66 ci-dessus avec lui par l'employeur, ce dernier est tenu de leur fournir les soins et, dans la limite des moyens définis par arrêté du ministre chargé du Travail, pris après avis de la Commission nationale de santé et de sécurité au travail, les médicaments et accessoires nécessaires.

(2) L'employeur est par ailleurs tenu d'assurer l'alimentation de tout travailleur malade et hospitalisé dans l'infirmerie de l'entreprise.

Article 102.- (1) L'employeur doit faire évacuer sur la formation médicale la plus proche les blessés ou les malades transportables, non susceptibles d'être traités par les moyens dont il dispose.

(2) S'il est dépourvu, dans l'immédiat, des moyens appropriés nécessaires à cet effet, il en avise d'urgence l'autorité administrative la plus proche qui fait procéder à l'évacuation par les moyens à sa disposition.

(3) Si les blessés ou les malades ne sont pas transportables, l'autorité administrative, saisie par l'employeur, fait procéder à une intervention médicale sur place.

(4) Tous les frais occasionnés de ce fait à l'administration doivent être remboursés par l'employeur sur les bases des tarifs officiels.

Article 103.- Un arrêté du ministre chargé du Travail, pris avis de la Commission nationale de santé et de sécurité au travail, fixe les conditions dans lesquelles les employeurs sont tenus d'installer et d'approvisionner en médicaments et accessoires les services médicaux du travail.


TITRE VII.- DES ORGANISMES ET MOYENS D'EXECUTION

CHAPITRE I.- DE L'ADMINISTRATION DU TRAVAIL ET DE LA PREVOYANCE SOCIALE

Article 104.- (1) L'administration du travail et de la prévoyance sociale est l'ensemble des services chargés de toutes les questions intéressant la condition des travailleurs, les rapports professionnels, l'emploi, les mouvements de main-d'oeuvre, l'orientation et la formation professionnelle, le placement, la protection de la santé des travailleurs ainsi que les problèmes de prévoyance sociale.

(2) L'organisation et le fonctionnement de ces services sont fixés par décret de l'autorité compétente.

Section I: Des obligations et prérogatives des inspecteurs du travail et de la prévoyance sociale

Article 105.- (1) Par "inspecteur du travail et de la prévoyance sociale", désigné dans la présente loi sous le nom "d'inspecteur du travail", il faut entendre tout fonctionnaire du corps de l'administration du travail placé à la tête d'une circonscription d'inspection du travail et de la prévoyance sociale ou son délégué.

(2) Les inspecteurs du travail sont obligatoirement des fonctionnaires dont le statut et les conditions de service leur assurent la stabilité dans l'emploi.

(3) Afin d'assurer leur indépendance, il leur est interdit d'avoir un intérêt quelconque dans les entreprises placées sous leur contrôle.

Article 106.- (1) Les inspecteurs du travail prêtent serment de bien et fidèlement remplir leur charge et de ne pas révéler, même après avoir quitté leur service, les secrets de fabrication, et, en général, les procédés d'exploitation dont ils auraient pu prendre connaissance dans l'exercice de leurs fonctions.

(2) Ce serment est prêté une seule fois, devant la Cour d'appel du ressort de leur première circonscription d'affectation.

(3) Toute violation de ce serment est passible de sanction pénales.

(4) Les inspecteurs du travail doivent traiter comme confidentielle la source de toute plainte leur signalant un défaut dans les installations ou une infraction aux dispositions légales et réglementaires et doivent s'abstenir de révéler à l'employeur ou à son représentant qu'il a été procédé à une visite d'inspection comme suite à une plainte.

Article 107.- (1) Les inspecteurs du travail, chefs d'une circonscription, ont l'initiative de leurs tournées et de leurs enquêtes dans le cadre de la législation et de la réglementation du travail.

(2) Ils disposent, en permanence, des moyens humains, matériels et logistiques, qui sont nécessaires à l'exercice de leurs activités.

Article 108.- (1) Les inspecteurs du travail, munis des pièces justificatives de leurs fonctions, sont autorisés:

  • a) à pénétrer librement, aux fins d'inspection sans avertissement préalable, à toute heure de jour et de nuit, dans tout établissement assujetti au contrôle de l'inspection;
  • b) à pénétrer, aux fins d'inspection, dans toute infirmerie d'entreprise, cantine, installation sanitaire ou d'approvisionnement en eau à l'usage des travailleurs;
  • c) à procéder à tous examens, contrôle ou enquêtes jugés nécessaires pour s'assurer que les dispositions légales et réglementaires en vigueur sont effectivement observées et notamment:
    • - à interroger, soit seul, soit en présence de témoins, l'employeur ou le personnel de l'entreprise sur toutes les matières relatives à l'application des dispositions légales et réglementaires;
    • - à demander communication de tous livres, registres et documents dont la tenue est prescrite par la législation relative aux conditions de travail, en vue d'en vérifier la conformité avec les dispositions légales ou réglementaires et de les copier ou d'en établir des extraits;
    • - à exiger l'affichage des avis dont l'apposition est prévue par les dispositions légales ou réglementaires;
    • - à prélever et à emporter aux fins d'analyse des matières et substances utilisées ou manipulées, pourvu que l'employeur ou son représentant soit averti que les matières ou substances ont été prélevées et emportées à cette fin.

(2) A l'occasion d'une visite d'inspection, l'inspecteur du travail doit informer de sa présence l'employeur ou son représentant, à moins qu'il estime qu'un tel avis risque de porter préjudice à l'efficacité de son contrôle.

Article 109.- (1) Les inspecteurs du travail peuvent constater, par procès-verbal faisant foi jusqu'à la preuve contraire, les infractions aux dispositions de la législation et de la réglementation du travail.

Ils sont habilités à poursuivre directement en justice, devant la juridiction compétente, tous les auteurs d'infractions aux dispositions de la présente loi et des textes pris pour son application.

(2) Les modalités d'exercice des pouvoirs de contrôle des inspecteurs du travail sont, en tant que de besoin, fixées par voie réglementaire.

Article 110.- (1) Dans les établissements militaires employant de la main-d'oeuvre civile, les attributions des inspecteurs du travail en matière de contrôle de l'application de la législation et de la réglementation du travail peuvent être confiées à des fonctionnaires ou officiers spécialement désignés à cet effet, chaque fois que l'intérêt de la défense nationale s'oppose à l'introduction dans ces établissements d'agents étrangers au service.

(2) Cette désignation est faire par le président de la République sur proposition conjointe du ministre chargé de la Défense et du ministre chargé du Travail.

(3) Dans tous les cas, les personnes ainsi investies de ces fonctions de contrôle doivent tenir l'inspecteur du travail du ressort informé dans les moindres délais de leur action.

Article 111.- Pour l'exécution des tâches imparties à l'inspection médicale du travail, les médecins-inspecteurs du travail sont investis des mêmes obligations, droits et prérogatives que ceux dévolus aux inspecteurs du travail par les articles 106, 107, 108 et 109 de la présente loi.

Section II: Du placement

Article 112.- (1) Le placement relève de l'autorité du ministre chargé du Travail.

(2) Les opérations de placement sont effectuées gratuitement pour les travailleurs:

  • a) soit, par des services ou organismes publics;
  • b) soit, par des bureaux ou offices ouverts par des syndicats professionnels ou des organismes privés.

(3) L'ouverture des bureaux et offices visés au paragraphe b) de l'alinéa précédent est soumise à l'agrément préalable du ministre chargé du Travail.

(4) Un décret, pris après avis de la commission nationale consultative du travail, fixe les conditions d'application du présent article.

Article 113.- En vue du plein emploi de la main-d'oeuvre nationale, des décrets pris après avis de la Commission nationale consultative du travail limitent l'embauche des travailleurs de nationalité étrangère pour certaines professions ou certains niveaux de qualification professionnelle.


CHAPITRE II.- DES MOYENS DE CONTROLE

Article 114.- (1) Toute personne qui crée ou remet en activité une entreprise ou un établissement de quelque nature que ce soit doit en faire la déclaration à l'inspection du travail du ressort. La même obligation est applicable en cas de changement ou de cessation d'activité et de transfert.

(2) Un arrêté du ministre chargé du Travail, pris après avis de la Commission nationale consultative du travail, fixe les modalités de cette déclaration.

Article 115.- Tout employeur public ou privé, quelle que soit la nature de son activité, doit fournir à l'inspection du travail et aux services chargés de l'emploi du ressort des renseignements détaillés sur la situation de la main-d'oeuvre qu'il emploie, sous la forme d'une déclaration dont la périodicité et les modalités sont fixées par arrêté du ministre chargé du Travail, pris après avis de la Commission nationale consultative du travail.

Article 116.- (1) L'employeur doit tenir constamment à jour, au lieu d'exploitation, un registre dit "registre d'employeur" destiné à recueillir toutes les mentions permettant l'exercice du contrôle des services de l'administration du travail et de la prévoyance sociale.

(2) Un arrêté du ministre chargé du Travail, pris après avis de la Commission nationale consultative du travail, fixe le modèle et le contenu de ce registre et les conditions dans lesquelles il doit être tenu à la disposition des fonctionnaires de contrôle.

Cet arrêté précise, en outre, les conditions dans lesquelles certaines entreprises ou catégories d'entreprises peuvent être dispensées de la tenue dudit registre.


TITRE VIII.- DES INSTITUTIONS PROFESSIONNELLES

CHAPITRE I.- DE LA COMMISSION NATIONALE CONSULTATIVE DU TRAVAIL

Article 117.- (1) Une commission consultative du travail, ci-après désignée la "Commission", est instituée auprès du ministre chargé du Travail.

(2) Elle a pour mission:

  • a) d'étudier les problèmes concernant les conditions de travail, l'emploi, l'orientation et la formation professionnelles, le placement, les mouvements de main-d'oeuvre, les migrations, l'amélioration de la condition matérielle des travailleurs, la prévoyance sociale, les syndicats professionnels;
  • b) d'émettre des avis et de formuler des propositions sur la législation et la réglementation à intervenir dans les matières où cet avis est prévu par la présente loi.

Article 118.- (1) Il est créé au sein de la Commission nationale consultative du travail, un comité permanent auquel la commission peut donner délégation pour formuler tous avis et propositions, pour examiner et étudier tous problèmes relevant de sa compétence.

(2) Des comités ad hoc peuvent, en tant que de besoin, être constitués au sein de la commission.

Article 119.- (1) Présidée par le ministre chargé du Travail ou son représentant, la commission est composée ainsi qu'il suit:

  • a) un membre titulaire et un membre suppléant représentant l'Assemblée nationale;
  • b) un membre titulaire et un membre suppléant représentant le Conseil économique et social;
  • c) un membre titulaire et un membre suppléant représentant la Cour Suprême;
  • d) un nombre égal de représentants titulaires et suppléants des travailleurs et des employeurs, nommés par arrêté du ministre chargé du Travail, sur propositions des organisations syndicales les plus représentatives;
  • e) éventuellement, des experts et techniciens ayant voix consultatives et désignés par arrêté du ministre chargé du Travail en fonction de l'ordre du jour de chaque session;

(2) Les modalités d'organisation et de fonctionnement de la commission, du comité permanent et des comités ad hoc constitués en son sein sont fixées par voie réglementaire.


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11 juin 2010 5 11 /06 /juin /2010 17:27
CHAPITRE III.- DES RETENUES SUR SALAIRE

Article 75.- (1) En dehors des prélèvements obligatoires, du remboursement des prestations prévues à l'article 66 alinéa 3 et des consignations qui peuvent être prévues par les conventions collectives et les contrats individuels, il ne peut être fait des retenues sur les salaires que dans les cas ci-après:

  • a) par saisie-arrêt;
  • b) par application des dispositions prévues à l'article 21 de la présente loi;
  • c) par cession volontaire souscrite par le cédant en personne et communiquée pour vérification à l'inspecteur du travail du ressort quand il s'agit du remboursement d'avances consenties par l'employeur au travailleur et devant le président du tribunal compétent dans les autres cas;
  • d) en cas d'institution, dans le cadre des dispositions législatives et réglementaires en vigueur, de sociétés de secours mutuels comportant le versement de cotisations par le travailleur.

(2) Les acomptes sur un travail en cours ne sont pas considérés comme avances.

(3) Les dispositions d'une convention collective ou d'un contrat individuel autorisant tous autres prélèvement sont nulles et de nul effet.

(4) Les sommes retenues au travailleur en violation des dispositions ci-dessus portent intérêt à son profit au taux légal depuis la date où elles auraient dû être payées et peuvent être réclamées par lui jusqu'à prescription, le cours en étant suspendu pendant la durée du contrat.

Article 76.- (1) Un décret, pris après avis de la Commission nationale consultative du travail, détermine la quotité des fractions de salaire soumises à prélèvements progressifs et les taux y afférents. Les retenues visées à l'article précédent ne peuvent, pour chaque paie, excéder la quotité fixée par ce décret.

(2) Il doit être tenu compte pour le calcul de la retenue, non seulement du salaire proprement dit, mais aussi de tous les accessoires dudit salaire, à l'exception toutefois des indemnité déclarées insaisissables par la législation ou la réglementation, des sommes allouées à titre de remboursement de frais exposés par le travailleur et des allocations et indemnités éventuellement dues au titre de la législation et de la réglementation sur la prévoyance sociale.

Article 77.- Il est interdit à l'employeur de restreindre de quelque manière que ce soit la liberté du travailleur de disposer de son salaire à son gré.


CHAPITRE IV.- DES ECONOMATS

Article - 78.- (1) Est considérée comme "économat" toute organisation où l'employeur pratique, directement ou indirectement, la vente ou la cession de marchandises aux travailleurs de l'entreprise pour leurs besoins personnels et normaux.

(2) Les économats sont admis à fonctionner sous la quadruple condition:

  • a) que le travailleurs demeurent libres de s'y approvisionner ou non;
  • b) que la vente des marchandises y soit pratiquée exclusivement au comptant et sans bénéfice;
  • c) que la comptabilité de l'économat ou des économats de l'entreprise soit entièrement autonome et soumise au contrôle d'une commission de surveillance élue par les travailleurs;
  • d) qu'il n'y soit en mis vente ni alcool, ni spiritueux.

Article 79.- (1) L'ouverture d'un économat dans les conditions prévues à l'article 78 doit faire l'objet d'une déclaration auprès de l'inspecteur du travail du ressort.

(2) Le fonctionnement en est contrôlé par l'inspecteur du travail qui, en cas de non respect du présent chapitre, peut en prescrire la fermeture pour une durée maximale d'un (1) mois.

En cas de récidive, la fermeture définitive est ordonnée par le ministre chargé du Travail sur proposition de l'inspecteur du travail du ressort.


TITRE V.- DES CONDITIONS DE TRAVAIL

CHAPITRE I.- DE LA DUREE DU TRAVAIL

Article 80.- (1) Dans tous les établissements publics ou privés non agricoles, la durée de travail ne peut excéder quarante (40) heures par semaine.

(2) Dans toutes les entreprises agricoles ou assimilées, les heures de travail sont basées sur 2400 heures par an, dans la limite maximale de quarante huit (48) heures par semaine.

(3) Les prescriptions ci-dessus s'appliquent à tous les travailleurs, quels que soient leur âge et leur sexe, et à tous les modes de rémunération.

(4) Des décrets, pris après avis de la Commission nationale consultative du travail, déterminent les circonstances et les limites dans lesquelles des dérogations à la durée du travail sont autorisées ainsi que les modalités d'exécution et de rémunération des heures supplémentaires donnant lieu à majoration.


CHAPITRE II.- DU TRAVAIL DE NUIT

Article 81.- Tout travail effectué entre dix heures du soir et six heures du matin est considéré comme travail de nuit.

Article 82.- (1) Le repos des femmes et des enfants doit avoir une durée de douze (12) heures consécutives au minimum.

(2) Le travail de nuit des femmes et des enfants est interdit dans l'industrie.

(3) Cette interdiction ne s'applique pas:

  • a) aux femmes occupant des fonctions d'encadrement;
  • b) aux femmes occupées dans les services n'impliquant pas un travail manuel.

(4) Les modalités d'application du présent article sont fixée par arrêté du ministre chargé du Travail, pris après avis de la Commission nationale consultative du travail.


CHAPITRE III.- DU TRAVAIL DES FEMMES, DES JEUNES GENS ET DES ENFANTS

Article 83.- Un arrêté du ministre chargé du Travail, pris après avis de la Commission nationale de santé et de sécurité au travail prévue à l'article 120, fixe la nature des travaux respectivement interdits aux femmes et aux femmes enceintes.

Article 84.- (1) Toute femme enceinte dont l'état a fait l'objet d'une constatation médicale peut rompre son contrat sans préavis et sans avoir de ce fait à verser l'indemnité prévue à l'article 36 ci-dessus. Pendant cette période, l'employeur ne peut rompre le contrat de travail de l'intéressée du fait de la grossesse.

(2) Toute femme enceinte a droit à un congé de maternité de quatorze (14) semaines qui commence quatre (4) semaines avant la date présumée de l'accouchement. Ce congé peut être prolongé de six (6) semaines en cas de maladie dûment constatée et résultant, soit de la grossesse, soit des couches. Pendant la durée de ce congé, l'employeur ne peut rompre le contrat de travail de l'intéressée.

(3) Quand l'accouchement a lieu avant la date présumée, la période de repos est prolongée jusqu'à l'accomplissement des quatorze (14) semaines de congé auxquelles la salariée a droit.

(4) Quand l'accouchement a lieu après la date présumée, le congé pris antérieurement est prolongé jusqu'à la date de l'accouchement sans que le congé postérieur ne soit réduit.

(5) Outre les diverses prestations prévues par la législation sur la protection sociale et familiale, la femme a droit, pendant le congé maternité, à la charge de la Caisse nationale de prévoyance sociale, à une indemnité journalière égale au montant du salaire effectivement perçu au moment de la suspension du contrat de travail; elle conserve le droit aux prestations en nature.

Article 85.- (1) Pendant une période de quinze (15) mois à compter de la naissance de l'enfant, la mère a droit à des repos pour allaitement.

(2) La durée de ces repos ne peut dépasser une (1) heure par journée de travail.

(3) La mère peut, pendant cette période, rompre son contrat sans préavis dans les conditions fixées à l'article 84 alinéa (1) ci-dessus.

Article 86.- (1) Les enfants ne peuvent être employés dans aucune entreprise, même comme apprentis, avant l'âge de quatorze (14) ans, sauf dérogation accordée par arrêté du ministre chargé du Travail, compte tenu des circonstances locales et des tâches qui peuvent leur être demandées.

(2) Un arrêté du ministre chargé du Travail fixe les conditions d'embauche, d'emploi et de contrôle de l'emploi des jeunes gens à bord des navires.

Toutefois:

  • a) les jeunes gens de moins de dix-huit (18) ans ne peuvent, en aucun cas, être employés à bord des navires en qualité de soutiers ou de chauffeurs;
  • b) lorsque des enfants et des jeunes gens de moins de dix-huit (18) ans doivent être embarqués sur des navires comportant un équipage non exclusivement composé de membres d'une même famille, ils doivent être au préalable soumis à une visite médicale attestant leur aptitude à ce travail; un certificat médical signé par un médecin agrée est établi à cet effet.

(3) Un arrêté du ministre chargé du Travail fixe la nature des travaux et les catégories d'entreprises interdits aux jeunes gens et l'âge limite auquel s'applique l'interdiction.

(4) Les arrêtés prévus aux alinéas précédents sont pris après avis de la Commission nationale de santé et de sécurité au travail.

Article 87.- (1) L'inspecteur du travail du ressort peut requérir l'examen des femmes et des enfants par un médecin agréé, en vue de vérifier si le travail dont ils sont chargés n'excède pas leurs forces. Cette réquisition est de droit à la demande des intéressés.

(2) La femme ou l'enfant ne peut être maintenu dans un emploi au-dessus de ses forces et doit être affecté à un emploi convenable. Si cela n'est pas possible, le contrat est résilié sans préavis à la charge d'aucune des parties.


CHAPITRE IV.- DU REPOS HEBDOMADAIRE

Article 88.- (1) Le repos hebdomadaire est obligatoire. Il est au minimum de vingt quatre (24) heures consécutives par semaine. Il est pris, en principe, le dimanche et ne peut en aucun cas être remplacé par une indemnité compensatrice.

(2) Un arrêté du ministre chargé du Travail, pris après avis de la Commission nationale consultative du travail, fixe les modalités d'application de l'alinéa précédent.


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11 juin 2010 5 11 /06 /juin /2010 17:26
CHAPITRE II.- DE L'APPRENTISSAGE

Article 45.- Le contrat d'apprentissage est celui par lequel un chef d'établissement industriel, commercial ou agricole ou un artisan s'oblige à donner ou à faire donner une formation professionnelle méthodique et complète à une personne et par lequel celle-ci s'oblige, en retour, à se conformer aux instructions qu'elle recevra et à exécuter les ouvrages qui lui seront confiés en vue de son apprentissage.

Article 46.- Le contrat d'apprentissage doit être constaté par écrit, à peine de nullité absolue. Il est exempt de tous droits de timbre et d'enregistrement.

Article 47.- Les conditions de fond et de forme et les effets de ce contrat ainsi que les cas et les conséquences de sa résiliation et les mesures de contrôle de son exécution, sont fixés par décret pris après avis de la Commission nationale consultative du travail.


CHAPITRE III.- DU TACHERONNAT

Article 48.- Le tâcheron est un sous-entrepreneur recrutant lui-même la main-d'oeuvre nécessaire, qui passe avec un entrepreneur un contrat écrit pour l'exécution d'un certain travail ou la fourniture de certains services moyennant un prix forfaitaire.

Article 49.- (1) Quand les travaux sont exécutés dans les ateliers, magasins ou chantiers de l'entrepreneur, ce dernier est, en cas d'insolvabilité du tâcheron substitué à celui-ci en ce qui concerne ses obligations à l'égard des travailleurs.

(2) Quand les travaux sont exécutés dans un lieu autre que les ateliers, magasins ou chantiers de l'entrepreneur, ce dernier est, en cas d'insolvabilité du tâcheron, responsable du paiement des salaires dus aux travailleurs.

(3) Le travailleur lésé aura, dans ce cas, une action directe contre l'entrepreneur.

(4) Toutefois, les dispositions des alinéas 1, 2, et 3 ci-dessus ne s'appliquent pas quand le tâcheron est inscrit au registre du commerce et justifie d'une patente en cours de validité.

Article 50.- (1) Le tâcheron est tenu d'indiquer par voie d'affiche apposée de façon permanente dans chacun des ateliers, magasins et chantiers où il fait exécuter des travaux, ses nom, prénom, adresse, sa qualité de tâcheron, le nom et l'adresse de l'entrepreneur qui lui a confié les travaux, les horaires de travail.

(2) Cet affichage est obligatoire même si les travaux s'exécutent dans les ateliers, magasins et chantiers de l'entrepreneur.

Article 51.- L'entrepreneur doit tenir à jour la liste des tâcherons avec lesquels il a passé contrat.


CHAPITRE IV.- DE LA CONVENTION COLLECTIVE ET DES ACCORDS D'ETABLISSEMENTS

Article 52.- (1) La convention collective de travail est un accord ayant pour objet de régler les rapports professionnels entre les employeurs et les travailleurs, soit d'une entreprise ou d'un groupe d'entreprises, soit d'une ou plusieurs branches d'activités. Cet accord est conclu entre:

  • - d'une part, les représentants d'un ou plusieurs syndicats ou d'une union de syndicats de travailleurs;
  • - d'autre part, les représentants d'une ou plusieurs organisations syndicales d'employeurs ou de tout autre groupement d'employeurs ou un ou plusieurs employeurs pris individuellement.

(2) La convention collective peut mentionner des dispositions plus favorables aux travailleurs que celles des lois et règlements. Elle ne peut déroger aux dispositions d'ordre public.

(3) Les conventions collectives déterminent leur champ d'application. Celui-ci peut être national, interdépartemental ou local.

(4) Le texte des conventions collectives est publié sans frais au Journal Officiel à la diligence du ministre du Travail dès que ce dernier a reçu notification du dépôt de ces instruments au greffe du tribunal compétent.

(5) Avant de faire procéder à cette publication, le ministre chargé du Travail peut intervenir auprès des parties contractantes pour obtenir la modification ou le retrait de ces textes des dispositions qui seraient en contradiction avec les lois et règlements.

Article 53.- (1) A la demande de l'une des organisations syndicales les plus représentatives ou à l'initiative du ministre chargé du Travail, les dispositions d'une convention collective répondant aux conditions déterminées par voie réglementaire, peuvent être rendues obligatoires pour tous les employeurs et travailleurs compris dans le champ d'application professionnel et territorial de ladite convention, par décret pris après avis motivé de la Commission nationale consultative du travail.

(2) L'extension des effets et des sanctions d'une convention collective se fait pour la durée et aux conditions prévues par ladite convention.

(3) Toutefois, le décret d'extension peut exclure, après avis motivé de la Commission nationale consultative du travail, sans modifier l'économie de la convention en cause, les clauses qui ne répondaient pas à la situation de la branche d'activité dans le champ d'application concerné.

Article 54.- (1) Le décret d'extension cesse d'avoir effet lorsque la convention collective a cessé d'être en vigueur entre les parties par suite de sa dénonciation.

(2) A la demande de l'une des parties signataires ou de la propre initiative du ministre chargé du Travail et après avis motivé de la Commission nationale consultative du travail, ce décret peut être rapporté en vue de mettre fin à l'extension de la convention collective ou de certaines de ses dispositions lorsqu'il apparaît que cette convention ou les dispositions considérées ne répondent plus à la situation de la branche d'activités dans le champ d'application considéré.

Article 55.- En cas d'inexistence ou de carence des organisations syndicales d'employeurs ou de travailleurs se traduisant par une impossibilité persistante de conclure une convention collective dans une branche d'activité ou pour une profession déterminée, un décret pris après avis de la Commission nationale du travail peut, soit réglementer les conditions de travail et fixer les classifications professionnelles ainsi que les salaires minima pour cette branche ou cette profession, soit y rendre applicables, en totalité ou en partie, les dispositions d'une convention collective en vigueur dans une branche d'activité relevant du même secteur économique.

Article 56.- (1) Tout décret d'extension ou de retrait d'extension est précédé d'une consultation des organisations professionnelles et de toutes personnes intéressées qui doivent faire connaître leurs observations dans un délai de trente (30) jours.

(2) Un décret pris après avis de la Commission nationale consultative du travail fixe les modalités de cette consultation.

Article 57.- (1) Des accords concernant un ou plusieurs établissements déterminés peuvent être conclus entre, d'une part, un employeur ou un groupe d'employeurs et, d'autre part, des représentants des syndicats les plus représentatifs du personnel de l'établissement ou des établissements intéressés.

(2) Les accords d'établissement ont pour objet d'adapter aux conditions particulières de l'établissement ou des établissements considérés les dispositions des conventions collectives et, notamment, les conditions d'attribution et le mode de calcul de la rémunération au rendement, des primes à la production individuelle et collective et des primes à la productivité.

(3) Ils peuvent prévoir des dispositions nouvelles et des clauses plus favorables aux travailleurs.

(4) A défaut de convention collective, les accords d'établissements ne peuvent porter que sur la fixation des salaires et des accessoires de salaires.

Article 58.- Lorsque le personnel des entreprises et établissements publics et parapublics n'est pas soumis à un statut législatif ou réglementaire particulier, des conventions collectives peuvent être conclues conformément aux dispositions du présent chapitre.

Article 59.- Lorsqu'une convention collective a fait l'objet d'un décret d'extension, elle est applicable aux entreprises et établissements publics et parapublics visés à l'article précédent qui, en raison de leur nature et de leur activité, se trouvent placés dans son champ d'application.

Article 60.- La conclusion et l'exécution des conventions collectives et des accords d'établissement sont subordonnés à des conditions de fond et de forme qui sont fixées par décret pris après avis de la Commission nationale consultative du travail.


TITRE IV.- DU SALAIRE

CHAPITRE I.- DE LA DETERMINATION DU SALAIRE

Article 61.- (1) Au sens de la présente loi, le terme "salaire" signifie, quels qu'en soient la dénomination et le mode de calcul, la rémunération ou les gains susceptibles d'être évalués en espèces et fixés, soit par accord, soit par des dispositions réglementaires ou conventionnelles, qui sont dus en vertu d'un contrat de travail par un employeur à un travailleur, soit pour le travail effectué ou devant être effectué, soit pour les services rendus ou devant être rendus.

(2) A conditions égales de travail, d'aptitude professionnelle, le salaire est égal pour tous les travailleurs, quels que soient leur origine, leur sexe, leur âge, leur statut et leur confession religieuse, dans les conditions prévues au présent article.

(3) En dehors des cas prévus par la réglementation ou la convention collective applicable, et sauf accord entre les parties intéressées, aucun salaire n'est dû en cas d'absence du travailleur.

Article 62.- (1) Un décret pris après avis de la Commission nationale consultative du travailleur fixe le salaire minimum interprofessionnel garanti.

(2) Les catégories professionnelles et les salaires y afférents sont fixés par voie de négociation dans le cadre des conventions collectives ou des accords d'établissement prévus au titre III de la présente loi.

Article 63.- La rémunération d'un travail à la tâche ou aux pièces doit être calculée de telle sorte qu'elle procure au travailleur de capacité moyenne et travaillant normalement, un salaire au moins égal à celui du travailleur rémunéré au temps et effectuant un travail analogue.

Article 64.- Les taux minima de salaires ainsi que les conditions de rémunération du travail à la tâche ou aux pièces sont affichés dans les lieux de paie.

Article 65.- (1) Lorsque la rémunération des services est constituée, en totalité ou en partie, par des commissions ou des primes et prestations diverses ou des indemnités représentatives de ces prestations, dans la mesure où celles-ci ne constituent pas un remboursement de frais, il en est tenu compte pour le calcul de l'allocation de congé, des indemnités de préavis et des dommages-intérêts.

(2) Le montant à prendre en considération à ce titre est la moyenne mensuelle des éléments visés à l'alinéa précédent.

(3) La période sur laquelle s'effectue ce calcul n'excède pas les douze (12) mois de service ayant précédé la cessation de travail.

Article 66.- (1) L'employeur est tenu d'assurer le logement de tout travailleur qu'il a déplacé pour exécuter un contrat de travail nécessitant l'installation de ce travailleur hors de sa résidence habituelle. Ce logement doit être suffisant et décent, correspondre à la situation de famille du travailleur et répondre aux conditions fixées par arrêté du ministre chargé du Travail, pris après avis de la Commission nationale consultative du travail.

(2) Si l'employeur ne dispose pas de logement, il est tenu de verser au travailleur intéressé une indemnité de logement dont le taux minimum et les modalités d'attribution sont fixés par l'arrêté visé ci-dessus.

(3) L'employeur est tenu d'assurer le ravitaillement régulier en denrées alimentaires de tout travailleur logé avec sa famille par ses soins, lorsque celui-ci ne peut se les procurer par ses propres moyens. Cette prestation est fournie à titre onéreux. Sa valeur de remboursement est fixée par l'arrêté visé ci-dessus.

(4) Les prestations prévues au présent article ne sont pas exigibles lorsque le salaire lui-même n'est pas dû, sauf dans les cas prévus par la réglementation en vigueur ou si un accord préalable a été conclu à ce sujet par les parties intéressées.


CHAPITRE II.- DU PAIEMENT DU SALAIRE
Section I: Du mode de paiement du salaire

Article 67.- En dehors des prestations prévues à l'article 66, alinéas (1) et (3), le salaire doit être payé en monnaie ayant cours légal, tout autre mode de paiement étant interdit. Toute stipulation contraire est nulle et de nul effet.

Article 68.- (1) A l'exception des professions pour lesquelles des usages établis prévoient une périodicité de paiement différente et qui seront déterminées par arrêté du ministre chargé du Travail, pris après avis de la Commission nationale consultative du travail, le salaire doit être payé à intervalles réguliers ne pouvant excéder un (1) mois. Toutefois, les travailleurs peuvent, sur leur demande, recevoir au bout de quinze (15) jours un acompte portant sur la moitié de la quotité mensuelle de leur rémunération de base, leur situation étant obligatoirement apurée lors du paiement immédiatement consécutif.

(2) Les paiements mensuels doivent être effectués au plus tard huit (8) jours après la fin du mois de travail qui donne droit au salaire.

(3) En cas de résiliation ou de rupture de contrat, le salaire et les indemnités doivent être payés dès la cessation de service. Toutefois, en cas de litige, l'employeur peut obtenir l'immobilisation provisoire entre ses mains de tout ou partie de la fraction saisissable des sommes dues par ordonnance du président du tribunal compétent.

(4) Les travailleurs absents le jour de la paie peuvent retirer leurs salaires aux heures normales d'ouverture de la caisse et conformément au règlement intérieur de l'entreprise.

(5) Le paiement du salaire doit être effectué les jours ouvrables seulement et au lieu du travail ou à proximité de celui-ci; il ne peut être fait dans un débit de boissons ou dans un magasin de vente, sauf pour les travailleurs qui y sont normalement occupés.

Article 69.- (1) Le paiement du salaire doit être constaté par une pièce dressée ou certifiée par l'employeur ou son représentant et émargée par chaque travailleur ou par deux témoins si ce dernier ne sait ni lire, ni écrire en français ou en anglais. Ces pièces sont conservées par l'employeur dans les même conditions que les pièces comptables et doivent être présentées à toute réquisition de l'inspection du travail.

(2) Les employeurs sont tenus de délivrer aux travailleurs au moment du paiement, un bulletin de paie individuel dont la contexture est fixée par arrêté du ministre chargé du Travail, pris après avis de la Commission nationale consultative du travail.

(3) N'est pas opposable au travailleur la mention "pour solde de tout compte" ou toute autre mention équivalente souscrite par lui, soit au cours de l'exécution, soit après la résiliation de son contrat de travail et par laquelle le travailleur renonce à tout ou partie des droits qu'il tient de son contrat de travail.

(4) L'acceptation sans protestation, ni réserve, par le travailleur d'un bulletin de paye ne peut valoir renonciation de sa part au paiement de tout ou partie du salaire, des indemnités et accessoires du salaire qui lui sont dus en vertu des dispositions législatives, réglementaires, conventionnelles ou contractuelles. Cette acceptation ne suspend pas la prescription telle que définie à l'article 74, elle ne fait pas obstacle à la révision du compte de salaire du travailleur.

Section II: Des privilèges et garanties de la créance de salaire

Article 70.- (1) La créance de salaire bénéficie d'un privilège préférable à tous les autres privilèges généraux ou spéciaux, en ce qui concerne la fraction insaisissable dudit salaire telle qu'elle est définie par les textes législatifs ou réglementaires.

(2) Ce privilège s'étend aux indemnités liées à la rupture du contrat de travail et aux dommages-intérêts prévus à l'article 39.

Article 71.- Les textes législatifs particuliers accordant le bénéfice de l'action directe ou certains privilèges spéciaux en faveur de certaines catégories de travailleurs s'appliquent à la créance de salaire.

Article 72.- En cas de liquidation judiciaire ou de faillite, les sommes précomptées par le Trésor public, postérieurement à la date de cessation des paiements, sur les mandats dus à un employeur, sont rapportées à la masse.

Article 73.- (1) Dans le même cas, le travailleur logé par l'employeur avant la mise en liquidation judiciaire ou en faillite, continue à bénéficier de cette prestation, dans les limites de l'article 66.

(2) L'assistance judiciaire lui est acquise d'office pour toute demande d'autorisation de saisie-arrêt qu'il jugerait opportun de présenter devant le tribunal compétent.

Section III: De la prescription de l'action en paiement du salaire

Article 74.- (1) L'action en paiement du salaire se prescrit par trois (3) ans. A l'égard de la prescription, les indemnités liées à la rupture de contrat de travail sont assimilées au salaire.

(2) La prescription commence à courir à la date à laquelle les salaires sont exigibles. Elle cesse de courir, soit lorsqu'il y a réclamation écrite formulée par le travailleur en matière de paiement du salaire devant l'inspecteur du travail du ressort, soit lorsqu'il y a compte arrêté, cédule ou obligation ou citation en justice non périmée.


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